MANFREDI 19G
rent à composer les Éphémérides de Bologne. (Consulter Rayet ; Les observatoires en Italie^ p. 69.) V. aussi Madler (t. I, p. 390.)
MANIN (Éwilie)
« La jeune Emilia, fille de Manin, subit Texil et la pauvreté. Elle fut atteinte d'une cruelle maladie nerveuse. Mais à travers toutes ces épreuves, elle garda sa pensée haute et libre, aimant le pur entre le pur, l'algèbre et la géométrie. »
MiCHELET. La femme ^ p. 106.
« Cette forte et pénétrante intelligence, visant toujours à la raison de toutes choses, à l'absolu, au parfait, singulièrement portée aux formes métaphysiques et mathématiques, s'associait à un naturel charmant et à toutes les nuances, à toutes les délicatesses de la sensibilité féminine. »
H. Martin. Daniel Manin ^ p. 168-9.
Morte à 20 ans, d'une maladie nerveuse, en janvier 185i.
MANOVA
U observatoire de Manova. — Ce nouvel observatoire, (jui appartient à Madame Manova. ... est situé à Lussin Piccolo,
dans l'ile de Lussin (Istrie) L'atmosphère, qui est toujours
d'une transparence extraordinaire, permet les observations les plus délicates.
Revue scientifique, 25 mai 1895.
MANZOLINI (Anna), née MORANDI Naturaliste italienne de la fin du xviii^ siècle ; elle enseignait Fanatomie à Bologne et observait très bien, dit-on. Les modèles qu'elle a confectionnés furent une des curiosités du musée bolonais. Sa science, ses découvertes, lui firent offrir une chaire à Milan, et lui valurent en 1769 une visite de l'empereur Joseph II qui la combla de distinctions honorifiques.
V. Cavazza. Le Scuole delC antico studio holognese. Milan, 1896, p. 290.
11)7 MARCET
MARCET
<( Mariée avec un médecin éniinent, chimisle liabile, M"^" Marcel, douée elle-même d'un rare mérite, avait écrit, sous le litre de : Conversations sur la chimie, un petit traité populaire, justifiant sinon par son éclat extérieur, du moins par son langage simple et naturel, l'insigne honneur qui lui a été accordé d'ouvrir au jeune Faraday la route de la science et de lui inspirer l'amour profond de la vérité ; genre de succès qu'on souhaite, sans l'espérer, à ces traités modernes plus brillants et qui n'ont parfois de populaire que le nom.
Faraday ne se montra point ingrat ; il attribua toujours son goût pour les connaissances chimiques au soin qu'il avait mis à constater, par de petites expériences, chacune des assertions du livre de celle qu'il nommait avec bonne humeur sa première institutrice, et quand les relations du monde les rapprochèrent, loin de rougir de son humble enfance, ses pensées se reportant en arrière, il aimait, disait-il, à contempler en elle le présent et le passé. »
J.-B. Dumas. Éloge historique de Michel Faraday.
Voir d'autres détails dans l'éloge de Faraday, par de la Rive.
Il est aussi question plusieurs fois de Mrs Marcel dans les mémoires de Marie Somerville. Née Haldimand, à Genève, vers 1785. elle était fille d'un riche négociant suisse établi à Londres.
Voici ses principaux ouvrages :
Conversations sur la chimie, traduits de l'anglais, Genève, 1809, 3 vol. in-12. Souvent réimprimé. Deux autres traductions, Tune par M. Payen : la chimie en XXVI levons, Paris. 1825 ; l'autre : Entretiens sur la chimie, Paris, 1826, lo planches.
Conversations on natural philosophy, Londres, 1820 ; traduction française sous le même titre et, en 1823, une contrefaçon : La physique des gens du monde.
Conversations on végétal physiology. Londres. 1830, 2 vol. in-8 ; une traduction française.
Conversations sur V économie jiolitique. (Traduit par Prévost
MARCET
de Genève, 1817.) « C'est la seule femme, disait J.-B. Say, qui ait écrit sur Téconomie politique et elle s'y est montrée supérieure à beaucoup d'hommes. »