‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 45 sur 192 · CUNITZ · texte numérisé non relu

CUNITZ

Ensuite : « Advis aux lilles mes compagnes » où M. C. dit qu'elle a fait ce livre « pour essayer à soulager celles qui s'exercent en cette science, tant pour la nécessité de leurs affaires, que pour le contentement de leur esprit, d'un embarras de plusieurs lettres inutiles. »

A ce premier ouvrage est joint le suivant :

Advis de Marie Crous aux filles exersants V arithmétique sur les dixmes ou dixièmes du sieur Stévin. Dédié à Charlotte de Caumont, damoiselle de La Force.

L'auteur réclame le système métrique décimal .

Elle sépare la partie décimale des entiers par un point, et remplace par les zéros (qu'elle appelle des nuls) les unités décimales manquantes ; elle a ainsi donné au calcul décimal sa véritable forme, encore conservée.

Gérono ajoute : « L'existence de M. G. a été sans contredit profitable aux savants, aux industriels, aux commerçants, à tout le monde : ne serait-il pas convenable, lorsqu'on a tant de noms à donner à de nouvelles rues, à d'anciennes rues, d'inscrire quelque part le nom de Marie Grous? »

D'après les Nouv. Annales de Mathém., 1853, p. 204.

CULVER (Helen)

On lit dans la Revue scientifique [rose) , du 11 janvier 1896 : Une américaine. Miss Helen Gulver vient de donner la somme de cinq millions de francs à TUniversité de Ghicago, pour le développement des laboratoires biologiques.

CUNITZ (Marie) 1610-1664. — Fille aînée d'un médecin silésien. Très instruite dans diverses directions, en relation avec les principaux savants, a publié en 1650 des Tables astronomiques connues sous le nom de Urania propitia. Elle avait épousé en 1630, Elie de Liewen, médecin.

« Hypatia n'est pas la seule femme qui se soit fait un nom par son habileté dans celte science. Elle eut pour imitatrice dans le

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