‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 46 sur 192 · CUNITZ · texte numérisé non relu

CUNITZ

xYii*^ siècle, la célèbre Maria Kunicia, Marie Cunitz, fille aînée de Henri Cunitz, médecin de Schweidnitz, et non de Pitschen, comme Ta dit Lalande, et femme d'Elie de Lœwen, astronome et médecin de Pitschen, dans le duché de Brieg, en Silésie. Elle naquit vers la fin du xvi<= siècle, et dès ses plus tendres années elle s'appliqua à l'élude avec beaucoup de zèle. Elle possédait sept langues qu'elle parlait avec une égale facilité : l'hébreu, le grec, le latin, l'italien, l'allemand, le français et le polonais. Elle se livra surtout aux mathématiques et à l'astronomie, et elle cultiva la médecine, la poésie, la musique et la peinture. Elle entreprit, à la sollicitation de son mari, de publier un abrégé des tables rudolphines, et elle y travailla en Pologne chez l'abbesse d'Oels, où elle s'était retirée pendant la guerre d'Allemagne. Elle retourna ensuite à Pitschen, où elle mourut le 22 août 1664, laissant à la postérité ses tables astronomiques, intitulées Urania propilia, seu tabulée astronomicœ mire faciles vim hypotesium physicarum Keplerii complexée, facillimo calculandi compendio ahsque logarithmis, prœmisso usu tabellarum, et vernaculo idiomate (1630). Quoique cet ouvrage ne réponde pas à ce qu'il promet, il est toujours étonnant qu'un travail aussi difficile ait pu faire l'occupation d'une femme; aussi ne songeait-elle guère à sa maison, comme c'est l'ordinaire des femmes savantes. Elle veillait la nuit pour observer le ciel ; elle dormait le jour pour se reposer, mais elle ne vécut pas assez pour publier son livre; il fut mis au jour par son mari qui dit dans sa préface l'avoir beaucoup aidée.

Cunicia mérite ainsi plus que toute autre femme, la qualification de seconde Hypatie, qu'on donnait autrefois à celles qui se distinguaient par leurs lumières des personnes de le'ir sexe; mais aucune n'a jamais égalé Hypatia pour la profondeur et l'étendue de ses connaissances. »

Commetitaire de Théon d'Alexandrie, traduction de I'abbé Halma, Paris, 1822. Discours préliminaire, page X.

V. Bibliothèque germanicjue, 1721, pp. 157 à IHIi. Etudes par Dksvi(.N()i,ks.

DACIER Anne-Lefèvre, dame)

165i-1720. — Nous ne citons ici celte helléniste, celte érudite, (jue parce (jiie Ménajjie lui a dédié sa Vie des femmes philosophes dans Vaniiquiié (Lyon, in-lb, 1690, en latin). « Aimant comme vous le laites, Thistoire de la Philosophie,

DANTI

comme lo prouvent vos savantes notes sur les livres de l'Empereur Marc-Aurèle, j'espère, Madame, que ce petit ouvrage vous sera agréable. »

DALLE-DONNE (Maria)

Cette dottoressa, morte en 18i2, était née en 1777 dans la montagne bolonaise, d'une famille de pauvres paysans. Envoyée jeune à Bologne par sa famille, qui avait été frappée de sa vive intelligence, elle y étudia le latin, la philosophie, les mathématiques et la médecine... Le savant Caterzani la proposa (1802) pour la chaire de physique générale à l'Université.

Dora i/Istria. Des Femmes, par une femme, t. I, p. 260.

DAMO

Pythagore, qui prétendait avoir été femme dans une vie antérieure, avait une très haute idée de l'excellence de la femme et avait rêvé l'incarnation de sa vieille sagesse dans un beau type féminin. Ce type, il le trouva dans sa propre famille. Damo, sa lille, devint son disciple le plus ardent, il la voua aux dieux par un vœu de virginité perpétuelle, lui confia tous les secrets de sa psychologie et lui laissa, dit-on, ses écrits, en lui faisant promettre qu'elle ne les publierait jamais. Damo, l'étonnement et l'admiration de la Grèce, eut le courage de l'obéissance. Elle mourut avec les secrets du divin vieillard.

Louis Figuier. Vie des Savants illustres, t. I, p. loi.

DAMOISEAU La baronne Damoiseau a fondé, le 9 mars 1863, un prix d'astronomie que décerne chaque année l'Académie des Sciences de Paris.

DANTI fTHEODORAj

D'après Ycrmiglioli, Scrittori perugini, Perugia, 1828, 2 vol. in-i, 1. 1, p. 366, Theodora Danti a commenté Euclide.

DANTI 84

Elle était de la famille, du dominicain Ignace Danti, qui a contribué à la réforme grégorienne du calendrier.

LiBRi. Histoire des mathématiques en Italie, t. III, note de la page 37.

DANVILLE ou DENVILLE

Cette duchesse, protectrice des philosophes et des économistes, les recevait dans son château de la Roche-Guvon, près Mantes (S.-et-O.).

DARNET

« La femme d'un chirurgien de Saint- Yrieix, W^^ Darnet, s'étant servie un jour d'une certaine argile, à défaut de savon, pour enlever quelques taches de graisse, se trouva fort bien de cet expédient, et eut Tidée de remplacer le savon par cette matière onctueuse dans le blanchissage du linge. C'était le kaolin des chinois! Le mari en offrit la vente au Contrôleur général Bertin. »

G. d'Hugues. Essai sur V Administration de Turgot. 1859, • in-8, pp. 190-1.

DARU (Pauline)

Devenue plus tard Marquise d'Oraison, en épousant le général de ce nom, elle a été dame d'honneur de la duchesse de Nemours. Son salon a été remarqué. Elle est morte en 1890.

Dans sa jeunesse, cette fille de l'ancien ministre de Napoléon 1er, a aidé son père dans la composition du poème L'Astronomie. Elle suivait assidûment les cours d'Arago.

DAUBENTON (Marguerite) Femme d'un grand esprit, auteur de plusieurs romans, notamment de celui de Zélie dans le désert (1787, 2 vol. in-8) , qui eut du succès, elle survécut à son mari, le célèbre natura- ■ liste. Elle fut autorisée à continuer d'habiter la maison du Muséum jusqu'à sa mort. On put la voir gravir, chaque matin, • les allées de la grande butte et s'arrêter près de la colonne élevée sur la tombe deDaul)cnton. Elle mourut presque centenaire, le 2 août 1818.

85 DEJERINE

M. Marie. Histoire des sciences mathématiques, t. VIII, j). 171.

DAUDIN

François-Marie Daudin, privé dès son enfance de l'usage de ses jambes, s'adonna à l'histoire naturelle. Aidé de sa femme, il publia un grand nombre d'ouvrages : Imité d'ornithologie, 1799, 2 vol.; Histoire des reptiles, 1802, 8 vol., etc.

DEAN (Elisabeth) Mi^^e Dean a construit un bateau de sauvetage insubmersible qui a servi plusieurs fois avec succès et a mérité des médailles d'honneur aux expositions maritimes.

Page 1