‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 53 sur 192 · EURYDICE · texte numérisé non relu

EURYDICE

Plutarque signale deux femmes de ce nom, élevées dans l'étude de la philosophie. L'une, femme de Pollian, à laquelle il a dédié ses Préceptes sur le mariage ; l'autre, qu'il qualifie de très étrangère, parce qu'elle était illyrieene.

EVERETT (Alice)

Astronome. A étudié les mathématiques à l'Université de Cambridge. Degré of M. A. (master of arts), with honours. Attachée au département astrographique de l'Observatoire de Greenwich, secrétaire pendant deux ans du British Astronomical Association, actuellement à l'Observatoire de Potsdam. A étudié les orbites des étoiles binaires, travaille à la carte du ciel.

EYREINOV (Johanna) Mathématicienne russe ; docteur en mathématiques en

FABRI (Cornelia)

Fille de Ruggero Fabri, physicien et mathématicien, Cornelia est née à Ravenne en 1869, elle a fait ses études à l'Université de Pise, où elle a été proclamée docteur, en mathématiques en 1891. L'abbé Ravaglia a été l'un de ses professeurs.

Sopra alcune proprietà generali délie funzioni che dipendono di altère funzioni et da linee. Torino, Accad. d. se, Alti 25, 1889-9C, 654-

/ moti vorticosi nei fluidi perfetti. Bologna, 1892, 4.

Sopra le funzioni di iperspazzi. Venezia, Institiito Veneto. Atti 4, 1892- 1893, 283-295.

Sulla teorica dei moti 'Qorticosi nei fluidi incompressibili. Nuov. cimento3l3, 1892, 135-145.

/ moti vorticosi di ordine superiore al primo, in relazione aile equazioni pel movimento dei fluidi viscosi. II». 36;i, 1874, 87-91.

Brevi considerazioni intorno aile nuove discipline per la chiusa sul fiume montone. Ravenna, 1892, 16 p.

FERRAND

On voit que M"c Fabri, qui s'est exercée dans les parties les plus abstraites de la science, n'a pas dédaigné les applications.

FAIRBANKS (CHARLOTTE)

A publié, en collaboration avec Mr Gooch, dans The chemical News (Londres) du 25 octobre 1895 : Estimation des halogènes dans les sels d'argent mélangés.

FAVRE (Jules), née Velten

La veuve du célèbre avocat et homme politique, directrice de l'École normale supérieure de Sèvres, est morte en 1896. On lui doit plusieurs livres de philosophie : La morale de Socrate ; La morale d'Aristote ; La morale des Stoïciens ; La morale de Cicéron; Montaigne, moraliste et pédagogue, etc.

FAWCETT Mme Fawcett est l'auteur de : Économie politique. — Contes sur Véconomie jjolitique. — Quelques femmes éminentes de noire temps, vingt-quatre esquisses biographiques; Londres,

Miss Philippa Fawcett, fille de la précédente, a remporté le premier prix de mathématiques, en 1890, à l'Université de Cambridge .Elle a publié dans The quarterly Journal of Mathematics, 1893, pp. 231-57 : Notes sur le mouvement des solides dans un liquide. V. Bulletin Darboux, 1895, p. 67.

DE FAY (Félicie) Au xviiie siècle, à l'Université de Montpellier.

FEDCHENKO Naturaliste russe.

FERRAND

Amie et collaboratrice de Gondillac. Grimm dit dans sa Correspondance littéraire (lettre du l^"" décembre 1754):

FERRAND 104

« Cette personne d'un mérite rare, philosophe et géomètre, est morte il y a deux ou trois ans, fort regrettée de Gondillac et de tous ceux qui l'ont connue. »

Voici ce qu'écrit Gondillac lui-même sur W^^ Ferrand :

Traité des sensations. — Dédicace de cet ouvrage (à Madame de Yassè) p. 48 et suiv.

Vous savez, Madame, à qui je dois les lumières qui ont enfin dissipé mes préjugés : vous savez la part qu'a eue à cet ouvrage une personne qui vous étoit si chère, et qui étoit si digne de votre estime et de votre amitié. C'est à sa mémoire que je le consacre

les vues les plus fines qu'il renferme sont dues à la justesse de son esprit et à la vivacité de son imagination ; qualités qu'elle réunissoit dans un point, où elles paroissent presque incompatibles. Elle sentit la nécessité de considérer séparément nos sens, de distinguer avec précision les idées que nous devons à chacun d'eux, et d'observer avec quel progrès ils s'instruisent, et comment ils se prêtent des secours mutuels.

Pour remplir cet objet, nous imaginâmes une statue organisée intérieurement comme nous, et animée d'un esprit privé de toute espèce d'idées. Nous supposâmes encore. . . .

Mademoiselle Ferrand m'a éclairé sur les principes, sur le plan et sur les moindres détails, et j'en suis d'autant plus reconnoissant que son projet n'étoit ni de m'instruire ni de faire un livre. Elle ne s'aperçevoit pas qu'elle devenoit auteur, et elle n'avoit d'autre dessein que de s'entretenir avec moi des choses auxquelles je prenois quelque intérêt. Aussi ne se prévenoit-elle jamais pour ses sentiments; et si je les ai presque toujours préférés à ceux que j'avois d'abord, j'ai eu le plaisir de ne me rendre qu'à la lumière. Je l'estimois trop, pour les adopter par tout autre motif ; et elle-même elle en eut été ofl'ensée. Cependant il m'arrivoit si souvent de reconnoitre la supériorité de ses vues, que mon aveu ne pouvoit éviter d'être soupçonné de trop de complaisance. Elle m'enfaisoit quelquefois des reproches ; elle craignoit, disoit-elle, de gâter mon ouvrage ; et examinant avec scrupule les opinions que j'abandonnois, elle eût voulu se convaincre que ses critiques n'étoient pas fondées.

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