‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 54 sur 192 · FIDÈLE · texte numérisé non relu

FIDÈLE

Si elle avoit pris elle-même la plume, cet ouvrage prouveroit mieux quels étoient ses talents. Mais elle avoit une délicatesse qui ne lui permettoit seulement pas d'y penser. Contraint d'y applaudir, quand je considérois les motifs qui en étoient le principe ; je l'en blamois aussi, parce que je voyois dans ses conseils ce qu'elle auroit voulu faire elle-même. Ce traité n'est donc malheureusement que le résultat des conversations, que j'ai eues avec elle, et je crains bien de n'avoir pas toujours su présenter ses pensées dans leur vrai jour. 11 est fâcheux qu'elle n'ait pas pu m'éclairer jusqu'au moment de l'impression ; je regrette surtout qu'il y ait deux ou trois questions sur lesquelles nous n'avons pas été entièrement d'accord.

La justice que je rends à Mademoiselle Ferrand, je n'oserois la lui rendre, si elle vivoit encore. Uniquement jalouse de la gloire de ses amis, et regardant comme à eux tout ce qui pouvoit en elle y contribuer, elle n'auroit point reconnu la part qu'elle a à cet ouvrage, et m'auroit défendu en faire l'aveu, et je lui aurois obéi. Mais aujourd'hui puis-je me refuser au plaisir de lui rendre cette justice? C'est tout ce qui me reste dans la perte que j'ai faite d'un conseil sage, d'un critique éclairé, d'un ami sûr.

A. FICHTENHOLTZ

Cette demoiselle a traduit du russe Y Éloge hislorique de Lnbatchefskij , par Yassilief.

FIDÈLE (Cassandre)

Cassandre Fidèle, née à Venise 1465, morte à un âge très avancé.

« On dit que dans la dialectique, vous savez compliquer des nœuds que personne ne peut dénouer, et trouver la solution de ce qui avait été jugé et paraissait devoir être insoluble. Dans les combats philosophiques, vous savez également soutenir vos propositions et attaquer celles des autres.... » Lettres de Politien, liv. III, ép. 17.

L'élogieux Thomas renchérit encore : « Elle possédait toute la philosophie de son siècle et des siècles précédents ; elle

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