LASTHÉNIE
Lasthénie de Mantinée, en Arcadie, déguisée en homme suivit, avec Axiothée, les leçons de Platon.
de LAUTIER (Anne)
D'après Riballicr, cette femme du xvic siècle excella dans les mathématiques. Feugère la cite dans ses Femmes poètes .
DE LAUTRÉ
Mad. de Genlis dit, dans ses Mémoires, que Mad. de Lautré multipliait de tète, dans les salons, des nombres de huit chiffres.
DE LAVIGNE Cartésienne.
Dans le Recueil de vers du P. Bouhours, il y a une pièce
où Tombre de Descartes remercie W^^ de La Vigne de son
zèle pour sa philosophie.
La femme et la collaboratrice du grand chimiste, mort sur l'échafaud.
1758-1836. — M. Paulze d'Ivoy, fermier général des finances, maria en 1771 sa fille âgée seulement de 14 ans à son collègue Lavoisier, ([ui en avait 28. La très jeune femme, vive et intelligente, se met au travail pour aider le grand chimiste. Elle apprend l'anglais, traduit les mémoires de Priestley, de Cavendish, etc., publie les traductions de deux ouvrages de Kirwan, Tun sur la force des acides (s. d.) et l'autre sur le phlogistique (1788), qu'elle réfute. C'est elle qui prend des notes au laboratoire et qui grave les planches du Traité de chimie (1789).
Dans le portrait de Lavoisier par David, elle ligure, appuyée d'une main sur l'épaule de son mari. Nous reproduisons ce beau tableau, qui appartient à M. de Chazelles, arrière petitneveu de Madame Lavoisier.
En 179i, son père et son mari meurent, le même jour, sur réchafaud révolutionnaire.
Onze ans après, Mad. Lavoisier put à elle seule réunir et publier, avec une préface, les mémoires scientifiques du grand chimiste. Elle recevait, dans son salon d'Auteuil, Lagrange, Laplace, Berthollet, Cuvier, de Humboldt, Arago, etc. Elle se remaria, en 1805^, avec le physicien philanthrope, Rumford, à la condition de s'appeler Madame Lavoisier de Rumford.
L'union ne fut pas heureuse et aboutit au bout de quatre ans à une séparation à l'amiable. M°'''L. conserva son salon, mais elle dut regretter le temps où, suivant M. Guizot, « elle vivait dans le laboratoire de M. Lavoisier, Faidait dans ses expériences, écrivait ses observations sous sa dictée, traduisait et dessinait pour lui. »
V. Guizot. ilf'»« de Rumford, 1841 (Notice reproduite dans le t. Il des Mémoires pour servir à V histoire de mon temps).
Grimaux. Lavoisiery i888 (Plusieurs portraits de M. et de M"^*' Lavoisier. Presque tout le second chap. est consacré à M™° L.).
Berthelot. La révolution chimique : Lavoisier, 1887 (Dessin représentant le chimiste dans son laboratoire dictant à sa femme. Il est souvent question dans le livre de M™^ L.).
Portrait par David de M™<' Lav. et de Lav:
Elle est debout, coiffée d'une vaste perruque doublée et frisée d'où s'échappent de longues mèches de cheveux blonds, vêtue d'une robe de linon blanc à ceinture et à nœuds gris bleu. Elle pose la main droite sur la table où écrit son mari. La jambe droite de celui-ci se développe sur le velours qui tombe de la table. Un ballon de verre et un instrument de cuivre sont à terre dans le coin à droite. Un lambris divisé par des pilastres cannelés forme le fond du tableau. Au second plan, à gauche, un fauteuil en bois doré sur lequel on a posé un vêtement noir et un carton contenant des gravures.
LEBLOIS (Louise-Awélie)
Fille d'un honorable pasteur de Strasbourg, cette demoiselle est le premier docteur es sciences féminin fait par la Faculté des Sciences de Paris (31 mai 1888). Sa tlièse portait sur cette question de botanique : « Recherches sur l'origine et le développement des canaux sécréteurs et des poches sécrétrices. » Paris, Masson, in-8.
LEBOEUF (Lucie)
On trouve signée de co pseudonyme (sous lecjuel se cacha il
un étudiant) une démonstration d'un théorème de Ed. Lucas,
dans la Nouvelle Correspondance de Catalan (1876, p. 155).
— Voir aussi 7VoMue//es Annales de math. (1876, pp. 232-3.)