‹ Les femmes de sportChapitre 19 sur 42 · I. \ hi CHESSE DM ZES · texte numérisé non relu

I. \ hi CHESSE DM ZES

grand retentissement des Contes Rémois el les éditions de tout format, de toutes conditions qui en onl été faites. Cet ouvrage se lit d'abord lire, parce <[uc, en le publiant, on avait eu soin de déclarer que ce livre u'était qu'à l'adresse des émancipés, gens d'esprit d'ailleurs et de goût. Gel. avertissement, qui était un lampion pour aider le monde à voir clair dans sou cbemin, est devenu une attraction pour le plus grand nombre, si bien qu'aujourd'hui on ne se tromperait pas beaucoup en affirmanl que la plupart des lettrés de France ont goûté au moins du bout des lèvres à ce petit fruit détendu.

Restée veuve prématurément, par suite de la mort, à trente-liuit ans, du duc de Grussol d'Uzès, la duchesse s'est vouée tout entière au sport, à ses pompes et à ses œuvres.

Elle possède à Bonnelles un équipage de chasse dont elle dirige elle-même les prouesses avec une intrépidité, une maestria, une science de véritable veneur et, au dernier défilé des drags, à Auteuil, on l'a pu voir conduire son four in hand d'une façon irréprochable.

Pendant la saison des chasses à courre la duchesse réside à Bonnelles; le reste de l'année, elle habite son duché d'Uzès, le château de Boursault ou bien

Paris. Là, elle vient de passer de la rive gauche à la rive droite et a changé son antique et majestueuse demeure de la rue de la Chaise contre un hôtel tout battant neuf aux Champs-Elysées.

Cette émigration, d'ailleurs, était prévue, et si l'habitation c'est la femme, on peut dire que la rue de la Chaise n'était pas du tout celle où les physionomistes auraient logé Mmc d'Uzès. La duchesse est, en effet, une moderne dans toute l'acception du mot, et c'est là son attrait très vif et son charme très particulier.

C'est la feue reine Christine qui avait fait élever, sur l'emplacement de la demeure où la duchesse de Caumont-Laforce fut assassinée par son palefrenier, — la duchesse, sorte d'excentrique à la façon de la dernière princesse douairière de la Moskowa, — l'hôtel des Champs-Elysées que M* Seerétan, un richissime industriel, a vendu plus de deux millions à la duchesse d'Uzès.

Comme appoint du prix de vente, la duchesse, chose curieuse, a donné plusieurs toiles de Meissonnier qui vont prendre place dans la galerie du nouvel hôtel Seerétan, le fameux palais Pille t-Will de la rue Moncey.

Mère de quatre enfants, deux fils et deux fillesj

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