‹ Les femmes de sportChapitre 7 sur 42 · LA ROCHEFOUCAULD DE BISACCIA · texte numérisé non relu

LA ROCHEFOUCAULD DE BISACCIA

La duchesse de Bisaccia a été comblée de tous les biens de ce monde : Naissance illustre (elle est fille du prince de Ligne, d'Ambliseet d'Epinay,'qui faillit être roi, en 1831, et de la princesse Hedwige Lubomirska), fortune immense ; — les Ligne possèdent des terres en Galicic, en Autriche, en Belgique, en France, et les richesses des La Rochefoucauld sont à la même hauteur, — beauté, bonté, gaieté, jeunesse éternelle de cœur. Mère heureuse, ayant pour mari un gentilhomme de noblesse carlovingienne et d'une haute valeur morale et intellectuelle, aucune des joies terrestres n'a

manqué à « la duchesse Marie », comme l'appellent ses amies intimes. Car pour celles-ci mêmes, c'est une Duchesse.

Une duchesse d'une grâce accueillante, d'une bienveillance proverbiale, d'une aménité parfaite, toutes qualités qui rehaussent singulièrement les situations exceptionnelles, le rang élevé. Aussi estelle aimée, attire-t-elle une foule de sympathies à son mari, celle qui ne met aucune différence dans la réception qu'elle fait à une princesse du sang ou à une simple bourgeoise. En cela, elle est bien la digne fille du vieux prince de Ligne, qui découvrait sa tête blanche devant toutes les femmes de la terre de Belœil, que ce fût une fille de basse-cour ou la princesse de Ligne.

La charité de Mmc de Bisaccia doit être citée, bien que toute notre aristocratie française soit réputée pour sa bienfaisance. Mais aucune demande n'a jamais été repoussée par la duchesse. Elle plonge d'une main inlassable dans une caisse inépuisable, pour soulager toutes les misères ; elle prodigue non seulement son argent, mais encore sa personne, acceptant toutes les charges qui découlent du patronage d'œuvres de charité et, cela, en dehors des œuvres particulières de la maison de La Rochefoucauld. —

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