A M"E LÉONIDE LEBLANC
Paius, le 3 septembre 180i.
Vous en souvenez-vous, Mademoiselle, un soir que je me trouvais chez vous, nous causions littérature... je vous disais qu'un éditeur venait de me commander un roman, et je vous avouai mon embarras... je cherchais un sujet...
— Voulez-vous un titre? me dîtes- vous en riant.
— Pourquoi pas...
— Oui... il me plaît...
— Alors, vous me fîtes connaître plusieurs anecdotes convenant à ce sujet, en me conseillant, si toutefois je me décidais à écrire cet ouvrage, de les utiliser.
IV IRTBODCGTIOR.
Il v a un an de cela ! mon roman esl terminé... .l'ai suivi vos instructions, ]'• puis donc presque vous appeler mon collaborateur.
Car sans vous, certainement, je n'aurais jamais écrit les Femmes de théâtre.
Laissez-moi donc, chère Demoiselle, comme gage de ma reconnaissance, vous dédier mon nouveau roman.
Mais ce n'est pas tout... attendez.
Je réclame encore de votre bonté autre chose ; vous n'êtes pas seulement une jolie femme, mais encore une femme d'esprit.
Aussi... pour que personne ne l'ignore, que celte petite main si blanche daigne à son tour prendre la plume, et écrire une préface pour mon livre.
Je suis certain que mes lecteurs me sauront gré de vous avoir demandé cette faveur.
Recevez à l'avance, chère Demoiselle, tous les remercîments du plus dévoué de vos amis.
A. Lkmonmer.