‹ Les femmes devant l'échafaudChapitre 25 sur 26 · WAA.'W · texte numérisé non relu

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D On déposa au Plessis des malheureux amenés à Paris pour y être jugés- L’un d’eux avait une femme jeune et belle, qui ne s’était point séparée de lui. Comme elle se promenait dans la cour avec les autres prisonniers, on appela son mari au guichet ; elle pressent que c’est le signal de sa perte, elle veut le suivre, le geôlier s’y oppose ; mais, forte de sa douleur, elle renverse tout, elle se précipite dans les bras de son mari, elle s’attache à lui pour avoir au moins la triste douceur de partager son sort ; des gardes les séparent.

» — Barbares, leur dit-elle, je n'en mourrai pas moins.

» En môme temps elle s’élance vers la porte de fer de la prison, s’y brise la tête et tombe expirante.

» Si l’hymen, dans ces lenips horribles, fil tant pour les malheureux, on juge que l’amour, plus exalté, plus impétueux, ne se laissa pas vaincre en générosité; la maîtresse d’un négociant de Toulouse en donna un exemple.

» La commission révolutionnaire do cette ville l’avait condamné; il éiaif nuit lorsque l’on prononça son arrêt. L’exécution fut donc remise au lendemain. Sa maîtresse apprend ce délai, et se dispose à en profiter pour le soustraire aux bourreaux. Une maison non habitée touchait au lieu où il devait passer la nuit ; sa maltres.se qui, dans le cours de son affaire, avait tout vendu pour répandre l’or en sa faveur, achète sur-le-champ celte maison ; elle y vole suivie d’une femme de chambre dont elle était sûre. Elles percent toutes deux le mur contigu à la prison et y font une ouverture assez grande pour donner une issue au captif qu’elles veulent délivrer. Wais les environs étaient remplis de gardes, comment le dérober à leurs yeux ? Un déguisement militaire, que cette prévoyante amie avait apporté, favorise son évasion. Elle-même, vêtue en gendarme, le guide parmi les sentinelles; ils traversent ainsi la ville sans

ôlre reconnus, et passent mC*mc devant la place où l’on dressait déjà l’instrument qui devait trancher des jours que l'amour sut conserver.

i L'amour sauva aussi un jeune homme de Bordeaux, jeté dans l’une des prisons de cette ville. L’air malsain qu’il y respira avait altéré sa santé; il fut transféré à l'hôpital. Une jeune sœur, nommée Thérèse, se vit chargée de lui donner des soins. Il était d’une ligure charmante, et y joignait les avantages de la naissance et de la fortune. Il l’intéressa d’abord par la douceur de sa physionomie, et, lorsqu’il lui eut raconté ses malheurs et ses craintes, la compassion acheva ce qu’un tendre intérêt avait commencé, elle résolut de le faire évader. Après lui avoir communiqué ce dessein, sans lui avouer son penchant, ellg lui recommanda de simuler des convulsions violentes et de feindre enfin l’état de mort. Le jeune homme exécuta le stratagème convenu. La sœur Thérèse, selon l’usage, étenditsur sa tête le drap de son lit. Le médecin passa devant lui à l’heure accoutumée, elle lui annonça que le malade venait d’expi-

rer; il s’éloigna sans se douter qu'elle le trompait. Le soir arrivé, la sœur Thérèse supposa que le prétendu mort était réclamé pour l’instruction des élèves et le fit transporter à la salle de dissection. Dès qu’il y fut rendu, elle le couvrit des habits d’un chirurgien qui était dans leur secret, et, à la faveur de ce vêtement, il s’échappa sans être remarqué. La ruse ne fut découverte que le lendemain. On interrogea la sœur Thérèse, qui ne se permit aucune dissimulation, et imposa tellement par sa franchise, qu’elle fut épargnée. Cependant elle avait inspiré un sentiment encore plus vif que celui qu’elle éprouvait; le jeune Bordelais l’engagea à venir le trouver dans son asile, et là, tombant à ses pieds, il la conjura d’embellir l’existence qu’il lui devait, en consentant à devenir son épouse. On juge qu’elle ne refusa pas: elle recevait le bonheur en le donnant. Ils s’enfuirent tous deux en Espagne, où ils se marièrent.

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» Une veuve, à la fleur de l’àge, déploya pour son amant, incarcéré dans un département du nord, une énergie dont le succès ne fut pas aussi heureux. A la première nouvelle de sa détention, elle courut solliciter sa délivrance ; on la

repoussa. Elle demanda à le voir, ou à être renfermée avec lui; on lui refusa tout. Elle vola vers sa prison, qui donnait sur la rue, et y attendit l'occasion de l’apercevoir. 11 parut à une fenêtre ; on sent ce qu’éprouvèrent alors ces amants. Elle vint ainsi pendant quelque temps affronter la police, et les sentinelles, pires que toutes les injures de l’air, pour obtenir une courte entrevue. Mais un jour, au moment où elle arrivait, quel spectacle frappe ses yeux ! Une charrette partant pour le supplice, et son amant lié avec plusieurs autres victimes !

3» A cet aspect, elle se précipite sur les chevaux, veut les arrêter, appelle le peuple à son secours, le supplie d’empêcher la mort de ce qu’elle aime. Les satellites la saisissent ; elle cherche à se dégager de leurs mains pour revoler vers l’infortuné qu’on entraîne toujours; retenue par eux, elle leur reproche leur lèche obéissance à des tigres, elle les conjure de l’unir au sort de ce qu’elle a de plus cher au monde. Ils veulent l’éloigner; alors elle saisit le sabre de l’un d’eux et se le plonge dans le cœur. Son sang jaillit. La multitude s’émepl, les soldats restent stupéfaits, l’amant est éperdu, ses compagnons d’infortune oublient le coup qui les attend pour ne s’occuper que de son affreuse position. Cependant, les municipaux accourent et font enlever le cadavre. La voiture homicide arrive à sa . cruelle destination, les condamnés tombent sous la hache, et le souvenir du suicide de cette amante magnanime va se perdre dans les torrents de sang que chaque jour voit couler.

» La tendresse fraternelle inspira aussi des sacrifices dignes d fUre placés à côté de ceux de Tamour et de riiymen. M"* Maillé, détenue rue de Sèvres, s'immola pour sa belle-sœur; elle s'était rendue dans la cour avec les autres prisonniers pour y entendre l’appel des accusés. Son nom est prononcé, elle s’avance; mais elle fait remarquer que, le prénom n’étant pas le sien, ce n’est pas d’elle qu’il s’agit. On lui demande si elle sait quelle est la personne désignée (c'était sa belle-sœur). Elle garde le silence. On lui ordonne de révéler sa retraite : « Je ne désire pas la mort, répond-elle, mais je la préfère mille fois à la honte de me sauver aux dépens d’une autre; je suis prèle avons suivre... »

» Après la reddition de Lyon, une jeune fille entra désespérée dans la salle où la commission siégeait, et s’écria: « — Il ne me restait de toute ma famille que mes frères,

vous venez de les faire fusiller; de grice, commandez que je périsse avec eux.

» Elle pressait les genoux des juges en leur adressant cette triste prière ; on la refusa ; elle courut se jeter dans le Rhône. Dans la même ville, à la même époque, cinq prisonniers s’échappèrent d’un cachot appelé la mauvaise cave. Ce furent les sœurs du jeune Porral qui leur en facilitèrent les 'moyens. Elles donnèrent une partie de leur fortune pour pénétrer jusqu'à leur frère, et firent, au milieu des plus grands dangers, plusieurs voyages pour lui apporter les instruments nécessaires à son évasion ; le jeune Porral s’en servit avec autant de bonheur que de hardiesse, et vint bientôt, avec ses quatre compagnons, remercier ses sœurs, qui l’aidèrent encore h se dérober aux recherches qu’occasionna le bruit de sa fuite. La France presque entière était devenue une arène sanglante, où tous les sentiments se disputaient le dangereux honneur d’être utile h l’infortune ; mais la piété filiale, en se dévouant à sa défense, acquit peut-être un nouveau degré d’intérêt parle contraste de l’héroïsme avec la jeunesse et l’innocence.

» M"* de Bussy et M"* de Briori, âgées, l’une de quinze ans, l'autre de dix-neuf ans, avaient toutes deux accompagné leurs mères en prison. Elles n’étaient point écrouées; elles pouvaient sortir. Elles préférèrent partager leur captivité, et, lorsque le décret qui expulsait de 'Paris la caste nobiliaire les força de s’en séparer, elles versèrent des torrents’delarmes,et tous les jours, dans ces campagnes où

clics jouissaient d’un air plus pur, on les entendit regretter l'insalubrité de l'horrible demeure d'où la violence les avait arrachées.

» On a vu également M®e Griinoard témoigner à sa mère le plus touchant empressement ; elle avait été envoyée dans une prison différente; elle sollicita, quoique enceinte, sa translation à Port-Libre, pour être auprès de sa mère et lui rendre tous ses soins ; mais elle la trouva enfermée au secret et traitée avec la plus grande barbarie. Témoin de cette cruauté , elle en fut tellement affectée que son esprit s’aliéna par intervalles ; elle devint la Nina de la nature. Elle négligeait le soin de se parer, ses cheveux flottaient toujours épars; dans son égarement, qui attendrissait tous les cœurs, tantôt Axée ù une place, ses yeux se promenaient autour d’elle et ne voyaient personne, son sein exhalait des gémissements, sa figure et son corps se tourmentaient de convulsions; tantôt elle se levait avec précipitation, parcourait les corridors, allait s’asseoir sur les degrés de la porte du cachot de sa mère ; là , elle écoutait longtemps, et, si aucun bruit ne frappait son oreille, elle soupirait, elle pleurait, elle s’écriait douloureusement et à demi-voix: O ma mère! ma Undre, ma malheureuse mère! Si elle l’entendait marcher ou faire quelques mouvements, elle courait auprès d’elle, et, pour prolonger le pénible plaisir de cette conversation, elle restait des heures entières étendue sur le seuil; elle ne se bornait point à des paroles, elle poHait tous les jours à sa mère une*partie de

sa subsistance. C’élail lui porter la vio, car souvent pn oubliait celle inforlunéo. Mais, lorsqu’elle venait demander au geôlier l’ouverture du cachot, par combien de refus grossiers, de propositions dégoûtantes, d’insolentes plaisanteries il fallait l’acheter ! N’importe, elle souflVait tout pour oflrir quelque nourriture à sa mère, pour l’embrasser quelques instants. On eût dit que la sollicitude maternelle avait |)as8c tout entière dans l’âme de cette liUe sensible.

» Lé même éloge est dû à M“* Delleglace. Son père, envoyé d’un cachot de Lyon à la Conciergerie, partait pour Paris. Elle ne l’avait pas quitté; elle demanda au conducteur d’être admise dans la même voiture. Elle ne put l’obtenir; mais le cœur connaît-il des obstacles? Quoiqu’elle fût d'une constitution très-faible, elle fit le chemin à pied; elle suivit pendant plus de cent lieues le chariot où M. Delleglace était traîné, et ne s’en éloignait que pour aller dans chaque ville lui préparer des aliments, et, le soir, ntendier une couverture qui facilitait son sommeil dans les différents cachots qui l’attendaient. Elle ne cessa pas un moment de l’accompagner et de veiller à tous ses besoins, jusqu’à ce que la Conciergerie les eût séparés. Habituée à fléchir les geôliers, elle ne désespéra point de désarmer les oppresseurs. Pendant trois mois elle implora tous les matins ceux des membres du Comité de salut public qui avaient le plus d’influence, et finit par vaincre leur refus. Elle conduisait son père à Lyon, fière de l’avoir délivré,

mais le Ciel ne lui permit pas de jouir de son ouvrage.

! Elle tomba malade dans la route, épuisée de l’excès de fa- [ tigue à laquelle elle s’était livrée, et perdit la vie qu elle - avait sauvée à l’auteur de ses jours.

» M"*" de la Rochefoucauld montra autant de courage

pour son père. Elle avait été condamnée avec lui dans la

guerre delà Vendée, mais èllé'sutle dérobera l’exécution.

Elle le cacha chez un artisan, jadis leur domestique, et

chercha ailleurs, un asile pour elle. Tous deux vivaient

ainsi à l’abri des bourreaux ; mais comme leurs biens étaient

confisqués, et que la pitié est prompte h se lasser, leurs

ressources s’épuisèrent en peu de temps. de la'Koche-

foucault apprend que son père va succomber au besoin ;

réduite à la môme extrémité, et ne pouvant le secourir,

elle se dévoue pour lui. ün générai républicain passait alors

dans la ville où elle s’était réfugiée, elle l’instruit dans la

lettre la plus pathétique de la situation déplorable de son

père, et lui offre de se présenter pour subir l’ arrêt prononcé

contre elle, s’il. s’engage à donner un prompt secours à ce

^ vieillard expirant. Le guerrier vole la trouver ; mais ce n’est

/ pas un ennemi qu’elle voit en lui, c’est un protecteur; il se- *

I courut le père, sauva la hile, et, après le 9 thermidor, les

lit rentrer dans leur fortune en obtenant la révision de leur jugement.

» Il est plusieurs femmes à qui l’humanité seule inspira ce noble mépris de la vie, que d’autres montrèrent par attachement à des liens sacrés. Quelque temps après le 31 mai, M. Lanjuinais, mis hors la loi, vint se réfugier à

Rennes, chez sa mère, qui n’avait h son service qu’une ancienne femme de chambre. Il crut devoir déguiser la vérité à cette dernière; mais un jour, il lit dans les papiers publics que le député Guadet a été exécuté à Bordeaux, et que l’on a enveloppé dans sa proscription tous ceux de ses amis qui l’avaient reçu, et même les domestiques qui n’avaient pas déclaré son asile. M. Lanjuinais voit le péril où sa présence jette la femme aftachée à sa mère, et il se décide, au risque de sa vie, à l’y soustraire. Il lui révèle sa position, l’avertit de ce qu’elle doit craindre, et l’engage à s'éloigner, en lui recommandant le silence; elle lui répond qu’elle ne l’abandonnera pas quand il est en danger, et qu’il lui importe peu de mourir si elle doit le perdre*. Il lui fait des représentations, toutes sont inutiles, elle réclame avec instance le bonheur de rester près de ses maîtres jusqu’au dernier moment. Lanjuinais, pénétré, se laissa vaincre et parvint h gagner, par l’adresse de cette femme, l’époque de la chute de Robespierre où elle recueillit, dans le salut du fils de sa maîtresse, le prix de sa vertueuse obstination...

» Dans la ville de Brest, un inconnu entra chez

M'"’ Ruvilly pour lui demandei’ un asile contre la pro-

scriplion. C'était un vieillard de quatre-vingts ans. Née avec

une âme- compatissante, elle ne s’informa pas de son existence, elle n’examina pas le danger qu’il lui apportait; il était malheureux, ce titre lui suffit. Elle s’empressa de le cacher et lui prodigua les soins les plus attentifs. Deux jours après, le vieillard vient prendre congé d’elle. M'”®Ruvilly, qui avait eu la délicatesse de ne pas le questionner, lui témoigna sa surprise. Il lui avoue qu’il est prêtre, et que, voué par ce seul nom à la persécution, il craint qu’un plus long’séjour ne l’attire sur elle : ^Souffrezy poursuit il, qaen m'éloignant je vous délivre du danger de m'avoir recueilliy et m'épargne à moi-même la douleur de vous entraîner dans ma ruine, — Mais dans quel lieu vous retirerezvous ? lui dit M™® Ruvilly. — Dieu y f ourvoira^ répond -il.

— Quoiî s’écric-t-elle, vous n'avez pas de retraite et vous voulez que je vous laisse partir? Non ! plus votre état vous expose, plus vous m*intéressez. Attendez, de grâce! dans cette maison un moment plus tranquille. Le vieillard refusa) et, malgré les instances les plus vives, resta vainqueur dans ce combat degénérosité !

» M"‘® Dcsmarets, sœur de Ruvilly, se trouvait alors chez cette dernière ; elle fut témoin de cette scène touchante et garda le secret. Mais la tyrannie'a les yeux toiH jours ouverts ; elle surprit bientôt les traces de cet acte hospitalier. Ruvilly s’applaudit devant ses juges du service qu’elle avait rendu, et ne parut affligée que de \ voir sa sœur condamnée avec elle pour ne pas l’avoir dé-

I noncée. Ces deux femmes subirent leur sort, fiores d ôtre î punies pour une action généreuse^ »

Nous avons reproduit textuellement ces passages de la note de Legouvé, non-seulement parce qu’ils relatent des faits qui devaient nécessairemeni avoir leur place dans ce livre, mais aussi parce que la forme même du récit, le style caractérisent parfaitement ce que l’on peut appeler la sentimentalité d’une époque.

Dans les limites que nous nous étions imposées, il était impossible de tout dire. Nous avons du moins essayé de grouper dans un même faisceau tout ce qui était essentiel, tout ce qui était surtout de nature h faire apprécier ta haute valeur morale, les prodigieuses facultés des femmes.

.4 tort OH à raison, mais à grande raison selon nous, nous croyons, ainsi que nous l’avons dit au début de ce travail, que les femmes sont appelées h prendre une part de plus eu plus active au développement des sociétés modernes, et surtout à leur pacification. Qu’on prenne le mot de civilisation dans son sens le plus large ei le plus élevé, ou dans son sens le plus restreint, il n’y a de vraies civilisations que par les femmes. On convient généralement que les mœurs sont plus puissantes que les lois; or, si les hommes font les lois, ce sont les femmes qui font les mœurs. Puisqu'elles peuvent le plus, elles doivent pouvoir le moins.

• Et qu’on veuille bien le remarquer : nous ne précisons pas, nous ne demandons rien pour les femmes que ce qu’il leur plaira de préciser et de demander elles-mêmes. L’homme ne peut que les seconder, leur donner son concours affectueux et fraternel. Tous nos malaises politiques et sociaux nous viennent de l’inégalité que nous combattons ; or, inégalité et iniquité sont synonymes, c’est le même mol. L’égalité ne comporte pas Tuniformité. Un des

principes les plus chers aux sociétés modernes est celui qui

consacre l’égalité de tous devant la loi ; est-ce que cette égalité ne comporte pas la diversité des fonctions, des aptitudes, des fortunes? De ce que nous disons que la femme est l’égale de l’homme, s’ensuit-il que cette égalité ne doit pas tenir compte de la diversité de leur nature, de leur constitution, de leurs fonctions naturelles ?

Non , la femme , Dieu merci ! restera femme avec sa grâce, sa beauté, avec la puissance de dévouement et d’abnégation qui est en elle; elle saura choisir les fonctions qui conviennent à son sexe. En attendant, que les hommes commencent par leur rendre celles qu’ils ont usurpées et qui appartiennent essentiellement aux femmes.

Donnons aux femmes l instrument de la liberté, c’est-àdire l’instruction et le travail. Soyons justes envers elles, et, si nous pratiquons la justice, le reste nous viendra par surcroît.

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