‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 102 sur 287 · ÉCOLES DE COMMISSAIRES · texte numérisé non relu

ÉCOLES DE COMMISSAIRES

Baie Saint-Paul, Québec.—Ecoles élémentaires, modèles et académies. Elèves: 315 filles, 355 garçons ; 45 institutiices et 8 professeurs. Il y a une très bonne école du soir sous la direction des commissaires. Il est donné aux instituteurs des conférences pédagogiques qui sont très appréciées. L'inspecteur du comté de Charlevoix est M. J. M. Savard.

Bassin de Gaspé. M. J.-A. Chabot, inspecteur pour le comté de Gaspé, fait rapport qu’il y a 100 instituteurs ou institutrices tous brevetés à l'exception de huit. Le traitement le moins élevé est de 60 dollars par an, le plus élevé de 150 dollars. Elèves : 1,810 garçons et 1,898 filles. Il est accordé des diplômes d'écoles élémentaires, d'écoles modèles et d’académies. L'école reçoit une subvention des commissaires. Il y a une école pour les sourds-muets et les aveugles.

Chicoutimi.—M. Tremblay fait rapport que 6,643 élèves fréquentent l’école. Il y a 280 institutrices, dont 40 sont des religieuses qui enseignent dans leurs propres couvents. Le traitement moyen est de 72 dollars par an. Les institutrices ont des brevets d'école élémentaire de l’école Normale. On y prépare les élèves aux examens pour obtention de ces brevets. L'école reçoit une subvention du gouvernement.

Académie de Mme Mackay-Woolf, rue Dorchester, Montréal. — A commencé en 1885 comme école privée et est passée en 1890, sous la gestion des commissaires. Le personnel enseignant se compose actuellement de six institutrices dont cinq ont des brevets d'école modèle et élémentaire ; il y a un professeur de gymnastique. Les élèves sont au nombre de 180, dont 40 garçons de moins de neuf ans. Les élèves reçoivent des brevets d’école élémentaire et d'école modèle. On donne la même attention aux langues anglaise et française, moitié des élèves étant français et moitié étant anglais. La clavigraphie et la sténographie sont enseignées. On prépare d’une manière spéciale les jeunes filles qui se destinent à l’enseignement ou à des positions commerciales.

Académie de Mile Cronin, 257 rue Saint-Antoine, Montréal.— Cette école compte 180 élèves. Outre l’anglais et le français, la sténographie et la clavigraphie, la gymnastique et la musique font partie du progamme des études. L'école se soutient au moyen d’une subvention du gouvernement et des rétributions des élèves.

Académie de Mme Marchand, rue Saint-Hubert, Montréal. Le cours primaire compte 190 élèves ; le cours modèle, 80 ; le cours académique, 80. Le bureau central desexaminateurs pour la province de Québec accorde des brevets d'école élémentaire, d'école modèle et

L acadé- 3 profestion des es pédale Char-

* comté tutrices ns élevé S: 1,810 élémensubveniuets et

res fréles reliitement brevets s élèves oit une

réal. — 1890, se combrevets ymnase Moins entaire langues moitié ignées.

estinent

réal. — çais, la ue font moyen èves.

e cours acadéince de ddèle et

d'académie, Cette école est exclusivement une école de filles. Ii y a deux professeurs de musique, un de dessin et de peinture, et huit maîtresses de classe. L'’académie se maintient à l’aide d’une subvention du gouvernement et des rétributions des élèves.

Académie de Mme Octave Coté, Saint-Roch, Québec. Les recettes proviennent de la subvention du gouvernement et de la rétribution mensuelle. Il y a 150 jeunes filles qui étudient pour obtenir des brevets ou pour se préparer à une carrière commerciale. On y prépare 60 jeunes garçons en vue du séminaire ou pour suivre le cours commercial. Outre l’anglais et le français, on enseigne la coupe des robes, la broderie, les ouvrages de fantaisie et la peinture. Les institutrices sont brevetées.

Outremont.— L'école modèle destinée à l'éducation des jeunes filles de l'arrondissement de la Côte des Neiges est installée au rez-dechaussé de la modeste chapelle dédiée à Notre-Dame des Neiges. Cette chapelle fut bâtie en 1814 par les MM. de Saint-Sulpice qui avaient la desserte des habitants de cette localité, comme faisant partie de l'immense paroisse de Notre-Dame de Montréal. Sous la direction de ces prêtres dévoués, l’école fut tenue par des institutrices iaiques jusqu’en 1863. Cette année-là les MM. de Saint-Sulpice, de concert avec MM. les commissaires de l'arrondissement scolaire qui en ont la gestion, appelèrent les sœurs Grises de Montréal à se charger des classes. Les salles d'instruction sont spacieuses, bien aérées et bien éclairées. Le matériel d'école qui a été renouvelé, est très complet. Les classes sont réparties en trois cours comte suit: cours préparatoire (rère et 2e années) ; cours moyen (3e et 4e années); cours supérieur (5e et 6e années). Trois institutrices religieuses se partagent ces cours. Dans la belle saison r20 à 130 élèves fréquentent l’école.

Page 1