ÉCOLES ELÉMENTAIRES
Le nombre des écoles élémentaires catholiques est de 4,256. Elles sont fréquentées par 173,215 catholiques et 684 protestants. Jl y a 4,250 institutrices et 61 instituteurs. Traitement moyen de ces derniers, 221 dollars ; des institutrices, 107.50 dollars. Avec des traitements si modiques, il est surprenant que l’enseignement trouve encore des candidats dans la province, Et pourtant, en juin dernier, il s'est présenté devant le bureau central des examinateurs catholiques romains 1,481 candidats, nombre qui est de 447 supérieur à celui des candidats en 1898. Sur ces 1,481 candidats, 634 ont échoué à l'examen. Les brevets accordés ont été 407 pour écoles élémentaires, 370 pour écoles modèles et 7 pour académies.
Le nombre total des élèves qui fréquentent les différentes écoles publiques de la province est de 318,443, chiffre de 3,716 supérieur au recensement scolaire de l’année dernière.
On a essayé dans certains endroits de réduire le nombre des petites écoles de campagne afin de mieux maintenir et organiser une école centrale. La grande objection à cet arrangement était la distance à parcourir pour les élèves. Pendant la dernière session, le gouvernement a décidé de se charger des frais de transport des élèves de chez eux à l’école centrale.
Une autre innovation est le retrait partiel des subventions accordées précédemment aux universités. Les sommes ainsi épargnées sont consacrées aux écoles de campagne. Des crédits ont été votés pour des conférences pédagogiques aux instituteurs et chag-e école reçoit gratis le journal scolaire, l'£nseignement Primaire.
Dans les écoles catholiques séparées de l'Ontario il y a 1,106 institutrices dont 440 sont des religieuses. Il y a 347 écoles fréquentées par 41,620 élèves. Le traitement le plus élevé aux institutrices est de 450 dollars, le moins élevé, 152 dollars.
Sacré-Cœur (Québec).—Il y a ici une école élémentaire, sous la direction de deux religieuses de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Les élèves sont au nombre de cent six. Ils apprennent à lire en français et en anglais et reçoivent l'instruction religieuse.
Saint-Damien de Buckland (Québec). Ecole élémentaire et orphelinat agricole ; sous la direction des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Il y a une centaine d'élèves, garçons et filles qui apprennent à lire en français et en anglais et à calculer. On y enseigne aussi aux filles les ouvrages domestiques, tels que la cuisine, la couture et ie lavage ; aux garçons, l’agriculture. Les recettes proviennent de l'allocation scolaire municipale. Chaque année quatre ou cinq élèves subissent des examens pour avoir un brevet d'école primaire. Les sœurs donnent aussi des certificats aux élèves qui ont montré une aptitude spéciale pour les ouvrages de la maison ou les travaux des champs.
. Saint-Raphael (Québec).—Les sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours dirigent à Saint-Raphaël une école pour les enfants des deux sexes. Il y a 150 élèves et six maîtresses. Le cours élémentaire se termine vers l’âge de quinze ans, et le cours modèle à dixhuit ans. Ces deux dernières années, quatre ou cinq élèves de cette institution ont obtenu du bureau central des examinateurs leurs brevets élémentaires et modèles. Les recettes proviennent de l’allocation scolaire, car les sœurs sont à l'emploi des commissaires. Les élèves sont tous canadiens-français.
Rimouski (Québec).—La congrégation de Notre-Dame du Saint- Rosaire se dévoue particulièrement à l'éducation des pauvres dans les écoles paroïssiales. La maison mère fut fondée à Rimouski en 1879 et il y a des succursales au Canada à Saint-Gabriel, Saint- Godefroi, Saint-Anaclet, Sainte-Lucie, Sainte-Flavie, l’ Assomption, Sainte-Anne-de-Beaupré et Chicoutimi, avec 39 religieuses et 1,240 élèves.
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