MONTRÉAL
La Bibliothèque Gratuite de Montréal fut ouverte le 4 octobre 1889, dans la salle du Gésu, rue Bleury. Jusqu'à l’année dernière, c'était la seule bibliothèque de prêt catholique gratuite du Canada. La direction est entre les mains d’un comité de dames qui demandent aide et avis au KR. P. directeur et à quelques messieurs qui se sont intéressés à cette œuvre dès sa fondation. La principale source de revenu de la bibliothèque est un thé annuel et quelques dons que fent des amis. Elle n’a jamais contracté de dettes, et a réussi à réunir 11,981 volumes. Il est donné attention toute spéciale à la section des enfants, qui comprend 2,384 volumes.
Dans la bibliothèque de prêt, 7,295. Dans la bibliothèque d'ouvrages à consulter, 2,302. Circulation mensuelle, 1,500. Présidente : Mlle M. J. Gethin.
Bibliothèque de l’Union Catholique. —Cette bibliothèque de prêt, établie depuis plus de vingt ans, est devenue bibliothèque gratuite l’année dernière. La salle de l'union Catholique est dans le soussol du Gésu, de sorte que les deux bibliothèques anglaise et française sont à côté l’une de l’autre. Des dames et des messieurs français ont envoyé de généreuses contributions afin qu’il soit ajouté des livres nouveaux à l'ancienne collection, dont le nombre dépasse
1,200 volumes.
Bibliothèque de l’église Saint-Joseph. —Contient six cents volumes. Il y est constamment ajouté des livres nouveaux. On y demande une minime contribution. Promoteur, R. P. Leclerc.
La Bibliothèque sous la direction des PP. jésuites, est attenante à l’église de l’Immaculée Conception, dans la partie nord-est de Montréal. Cette bibliothèque fut commencée d’abord par les dames de la paroisse, et elle est maintenue par des dons volontaires d'argent et de livres. Elle a été formellement ouverte au mois d’octobre dernier (1899), et contient déjà quinze cents livres ; trois cents autres seront prochainement ajoutés à cette collection. L'ameublement de la bibliothèque a été généreusement donné par les personnes intéressées à avoir une telle bibliothèque dans la paroisse.
A Bibliothèque Paroissiale et le Cercle de Lecture de Ville-Marie furent ouverts au public en 1844, avec le chiffre honorable de 2,400 volumes. Le succès fut tel que, dès le mois de juillet 1845, il fallut changer de local. A la fin de la première année, il y avait déjà 800 abonnés, et le nombre de volumes en circulation pendant l’année, atteignait le chiffre très respectable de 12,460, et il devint nécessaire d'imprimer un premier catalogue. En 1844, la bibliothèque paroissiale fut affiliée à la société des Bons Livres de Bordeaux. Avec diverses alternatives, l’œuvre se continua jusqu’en 1858, où il y avait plus de 11,000 volumes répartis entre la bibliothèque elle-même et les différents dép ts établis en diverses parties de la ville Un nouveau et spacieux local a maintenant été construit, l'ancien ne répondant plus aux besoins actuels.
Bibliothèque de Terrebonne (Québec).—En 1878, le curé de Terrebonne, M. l’abbé Gratton et son vicaire fondèrent cette bibliothèque par un don de soixante volumes. Les Enfants de Marie en donnèrent quarante autres. La gérance de cette bibliothèque est entièrement entre les mains de ces dames. La première présidente est Mlle d’Eschambault. Au moyen de concerts annuels, etc., elles ont réussi à recueillir des fonds suffisants pour acheter d’autres livres et
ivrages | pour faire face à toutes les autres dépenses. Sur les rayons de cette dente : bibliothèque on peut parmi les huit cents volumes voir les œuvres des meilleurs auteurs français.
L’Epiphanie.—Les dames de la paroisse ont réussi en 1894 à fonder
14 das cette bibliothèque, et ce sont elles qui la gèrent. Elle contient plus ARRETE de quinze cents volumes. Il y a cinq cents abonnés. Contribution x un. cinquante sons par année. Présidente—Mile Rosa DeCelles. essieurs Trois-Rivières. — Une bibliothèque gratuite existe depuis 1896 pour t'ajouté le district de Saint-Maurice. Les livres et journaux illustrés ont été dépasse recueillis jusqu’à présent dans la ville de Trois-Rivières et distribués
par les négociants en bois. La société n'ayant pas l'avantage d’en-
voyer ses paquets en franchise par la malle, elle a pris le seul moyen olumes. de distribution à sa disposition. Il y a très peu de familles anglaises emande dans ces régions. Ta secrétaire est Mile Emilie Sulte.
Port Arthur.—I1 y a été récemment ouvert une bibliothèque gratenante tuite. Comme elle est encore dans son enfance, elle n’a point la est de force numérique de celle de Montréal. Le P. Connolly est le fondas dames teur des deux bibliothèques.
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