‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 170 sur 287 · RE EE · texte numérisé non relu

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la liste des sociétés locales et des institutions affiliées à ces Conseils, établies pour tous les buts imaginables, remplit les pages d’un opuscule de dimensions respectables.

Ces vingt-et-un conseils locaux, avec sept associations organisées sur des bases nationales sont réunis ensemble en ux Conseil National qui assemble, une fois par an, dans les différentes villes du Dominion, les représentantes de toutes les sociétés affiliées, pour recevoir des rapports, pour conférer sur des sujets suggérés par le comité exécutif ou les conseils locaux, pour décider sur l’opportunité d'une action nationale combinée, reconnue désirable, et pour recommander aux conseils locaux, dans leurs provinces respectives, différents travaux ou sujets de recherches.

Mais le Conseil National, ou les sociétés, ont-ils accompli quelque chose de plus que de s’assembler pour délibérer, presser l'adoption de certaines mesures et se livrer à des investigations ?

- La seule difficulté que nous éprouvions à répondre à cette question est la longueur de l’énumération que nous devrions faire pour rendre pleinement justice à notre Conseil.

Nous nous bornerons cependant à choisir quelques exemples du travail entrepris ou exécuté par le moyen du Conseil, agissant comme Conseil national, provincial ou local.

1° Il a obtenu l'introduction de l’enseignement des travaux manuels et de l’économie domestique dans les écoles d’Ontario, et la formation de maîtres pour l’enseignement de ces arts. Il a aussi donné une vigoureuse impulsion à ce même mouvement dans les autres provinces.

2° Il a obtenu la nomination d’inspectrices des fabriques et ateliers où l’on emploie des femmes, dans les provinces de Québec et d'Ontario.

3° Il a obtenu dans la province d’Ontario, l’extension des articles de la loi des fabriques aux ateliers et aux magasins en ce qui touche à la surveillance des ouvrières, et il s'occupe de promouvoir la même extension dans la province de Québec.

4° Il a obtenu la nomination de femmes dans les comités des écoles dans le Nouveau-Brunswick, et l'amendement à la loi des écoles dans la Colombie-britannique de manière que les femmes puissent être désormais élues commissaires.

5° Il a amené des changements très désirables dans la condition des prisonnières en différents endroits, principalement dans la pro-

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vince de Québec où des matrones sont actuellement chargées de la surveillance des femmes et où les jeunes filles sont internées dans un établissement séparé.

6° Il a organisé dans différents centres des comités d’associations de charité ou d'autres moyens coopératifs pour le soulagement des infortunes ; il continue cette œuvre, profitant de toutes les accasions qui lui sont offertes, et il a propagé un journal sérieux traitant du problème des sans-travail.

7° Il a établi des hôpitaux dans des centres relativement peu importants.

8° Il a donné naissance à l’idée de l’ordre des Infirmières Victoria et a puissamment contribué à son établissement dans les différents centres.

9° Il a organisé des écoles de cuisine, des classes de cuisine ; et, à Québec, il s’occupe d'aider à l'établissement d’une école pratique pour la formation de domestiques.

10° Il a répandu les connaissances sanitaires, spécialement au moyen de conférences aux mères sur la santé, données par des médecins de Montréal. Ces conférences ont obtenu un très grand succès parmi les mères anglaises et françaises.

11° Ila fait une enquête dans toute l'étendue du pays sur la circulation de la littérature immorale et a pu contribuer à la restreindre notablement tout en en signalant le grand danger aux instituteurs et aux parents. Il espère faire davantage encore en s’adressant à la législature et en propageant une littérature saine et intéressante.

12° Il a inauguré l'union nationale de Lecture en Famille pour promouvoir les habitudes des bonnes lectures systématiques, et cette union progresse d’une manière satisfaisante.

13° Il a étudié les conditions qui entourent les ouvrières dans les différents centres et a suggéré à ses membres différents moyens de les améliorer.

14° Il a dirigé une -nuquête, dans toutes les provinces, sur les lois établies pour la p:..ection des femmes et des enfants et a soumis au ministre de la Justice certaines recommandations que celui-ci a approuvées, en présentant des amendements à la loi criminelle, en 1899. Ces amendements ne sont pas encore en vigueur, pour cause de manque de temps pour leur considération définitive, mais le Conseil s’est sérieusement engagé à en appuyer l’" doption.

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15° Il s'occupe avec zèle du soin et du traitement des vieillards pauvres et des faibles d'esprit.

16° Il a fait appel à tous ses membres pour qu'ils unissent leurs efforts pour protéger les animaux et la vie des oiseaux menacés d'une destruction inutile dans l'intérêt de la mode.

17° Par l'intermédiaire d'une de ses sociétés affiliées, il s’efforce de trouver, pour venir en aide aux immigrants, un moyen plus efficace que ce qui a pu être fait jusqu’à ce jour ; et, dans le cas des Doukhobortses, il a fourni aux femmes le matériel nécessaire pour exercer les industries domestiques, et a pourvu à d'autres besoins pressants pour les aider à passer leur premier hiver au Canada. ”

18° Il s’est engagé à coopérer avcc les autorités médicales pour recommander que des mesures immédiates soient prises pour enrayer les ravages toujours croissants de la consomption en ce pays ; pour répandre les connaissances sur ce sujet et en faire porter la responsabilité à qui de droit.

19° Il désire promouvoir l’enseignement systématique de l’art du dessin appliqué aux industries et aux manufactures, considérant que cet art ouvre un vaste champ à l’activité des femmes.

20° Dans différentes occasions à quelques heures d'avis, grâce à l’action d’un Conseil des femmes d’une ville voisine dont l’organisation a permis d'apporter une assistance prompte et efficace, on a pu pourvoir aux besoins les plus pressants des femmes et des enfants d’une ville partiellement détruite par un incendie.

21° Répondant au désir de la société de la Croix Rouge, il organise en ce moment, dans tout ie Canada, des branches de cette société pour venir en aide aux victimes de la guerre.

22° A la demande du gouvernement du Dominion, il a compilé pour être imprimé et distribué, à l'Exposition de Paris, aux frais du gouvernement, ce volume de renseignements sur tout ce qui concerne les femmes canadiennes et leurs travaux.

Je pourrais prolonger indéfiniment cette liste si je voulais rapporter en détail les efforts si nombreux et si variés des Conseils locaux pour l'introduction de certaines réformes ou l’encouragement de quelques projets approuvés par les sociétés affiliées. Mais je m’arrête. Je voudrais seulement faire remarquer ici combien il a été plus facile de faire adopter certaines réformes avec la coopération

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des membres de toutes les églises et de tous les partis, que si ces réformes avaient été considérées comme le thème favori d'une asso: ciation quelconque.

Et maintenant que j'ai prouvé que le Consail National fait quelque chose de plus tangible que de simples causeries, permettezmoi de prétendre que ces simples causeries ou discussions ont une certaine valeur par elles-mêmes. Pendant les six années et demie écoulées depuis la fondation du Conseil, les conférences qu'il a organisées entre les membres de tous les différents points du pays ont été d’une immense utilité, en général, et une source d'avis précieux. Je citerai quelques-uns des sujets de ces conférences :

Ce que les femmes peuvent faire en agriculture ; le devoir des Canadiennes concernant les privilèges de votation qui leur sont déjà accordés ; le problème du service domestique ; le développement de la littérature nationale au Canada ; Les unions des mères ; le rôle d'une mère instruite dans l'éducation de ses enfants ; la mortalité infantile et ses causes; le soin des prisonnières ; comment lire et ce qu’il faut lire ; le problème des sans-travail. l'importance du Conseil National pour soutenir et développer le patrictisme des Canadiennes ; nourriture et récréations en rapport avec l’intempérance ; développement du sentiment artistique au Canada ; effets de l'humour sur le caractère.

Des conférences de même nature ont été faites sous les auspices et grâce à l'initiative de la plupart de nos conseils locaux ; et nous avons lieu de croire que l'échange de reriseignements et d'opinions sur ces sujets, et sur beaucoup d'autres d’un intérêt pratique, ont contribué puissamment à reserrer l’union entre nos membres, et à leur faire mieux comprendre leurs points de vue réciproques, tout en augmentant leurs connaissances et leur utilité.

Que notre Conseil puisse légitimement se féliciter de tels résultats pour les six années de son existence, cela semble presque trop beau pour être vrai, car la plupart d’entre nous nous rappelons encore les doutes nombreux exprimés au début quant à la réussite et à la vitalité du mouvement. Ces doutes sont maintenant dissipés; nous en remercions Dieu et nous prenons courage.

L'une des principales raisons des succès du Conseil est le caractère, le talent, le zèle et le jugement éclairé des femmes qui ont été choisies comme officiers du Conseil National et des conseils locaux. En ma qualité de présidente du conseil, je puis parler en toute connaissance de cause, et d’après une expérience personnelle

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je puis dire qu'il n’y eut jamais de mouvement plus favorisé dans ses promoteurs ni de présidente plus loyalement et plus efficacement secondée par ses collègues. L'importance des membres de notre Conseil s'est bien affirmée au congrès international des Femmes tenu à Londres, en 1899, où une quarantaine d'entre elles étaient présentes et s’attirèrent beaucoup d'honneur par la part qu'elles prirent aux discussions du congrès et dans les délibérations d'affaires avec leurs sœurs membres des autres conseils nationaux. Aussi croyonsnous que le Conseil National des Femmes du Canada a amplement prouvé ses droits à l'ex stence ; et nous espérons que ses bons amis qui l’ont constamment -outenu n'auront jamais lieu de regretter leur généreux appui.

Nous nous rappelons avec gratitude l'appui précieux que ncus avons reçu de nos principaux hommes publics et les paroles d’encouragement qu'ils ont fait entendre, de temps en temps, à nousmêmes et en notre faveur ; et je prends la liberté de clore cette courte description de ce que signifie le Conseil, en citant quelques extraits, choisissant pour cet objet des représentants des diverses églises et des différents partis politiques :

L'un de nos premiers et de nos plus fermes amis était le regretté défunt premier ministre du Canada, le très honorable sir John Thompson qui approuva cordialement la formation du Conseil. A notre première assemblée annuelle, il nous disait :

‘! Permettez-moi de dire que personne en ce pays ne saurait ap- ‘ précier mieux que les hommes publics, les avantages que ce mou- ‘‘ vement a en vue. Un autre résultat aussi important qu’'inévitable ‘‘ sera qu’en venant en aide à toutes les institutions charitables de ‘‘ ce pays, il unira, par des liens de sympathie et des sentiments ‘“ patriotiques plus intimes, tous ceux qui portent intérêt aux œuvres ‘“ de charité, et il les soustraira à l'influence des mille et une causes ‘“ qui divisent notre peuple. Tout mouvement tendant à rapprocher ‘‘ les sujets des différentes provinces qui diffèrent d'opinion, de ‘‘ principes politiques et de croyances sera patriotique dans son but ‘{ et béni de Dieu dans ses résultats.

‘{ J'offre toutes les félicitations qu’il est en mon pouvoir d’ex- ‘‘ primer pour les tendances patriotiques de la conférence, qui se ‘ déclare en faveur de l’union du peuple canadien et veut enseigner ‘{ aux jeunes générations la valeur de leur pays, et les exercer à ‘{ l'aimer et à le servir comme elles doivent faire. Pour ces raisons ‘{ j'ai le plus grand plaisir à seconder cette résolution ; et, au nom

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‘ des hommes publics et des simples citoyens, je présente aux fem- ‘‘ mes de ce Conseil nos félicitations les plus cordiales et notre ‘‘ détermination de coopérer à cette œuvre bonne et noble. ”’

Plus tard, à une autre assemblée annuelle, à Montréal, le premier ministre actuel du Dominion, le très honorable sir Wiifrid Laurier, grand-croix de l’ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges, parlait dans le même sens :

‘’ Le Conseil des Femmes a fait beaucoup pour opérer le ‘‘ rapprochement des éléments épars qui forment la famille cana- ‘‘ dienne. Je dis la famille canadienne, et je le dis à dessein. (Car ‘‘ sans doute, nous de race française, n'avons pas l'intention de rien ‘‘ oublier. Nous voulons conserver nos vieilles coutumes et surtout ‘‘ cette belle langue que nous tenons de la France, cette langue de ‘* Racine, de Molière, de Victor Hugo. Mais, tout en voulant ‘‘ rester nous-mêmes et en réclamant en même temps notre part ‘‘ de justice, de liberté et de soleil, ce que nous demandons ‘‘ pour nous, de tout cœur nous voulons l'accorder aux autres. ‘{ Nous voulons que tous nous apprenions à nous connaître, à nous ‘‘ respecter dans notre diversité et dans notre union. Mesdames, ‘‘s'ilest un pouvoir qui puisse faire s'opérer, je ne dirai pas ce ‘‘ changement, mais qui puisse faire arriver cette bonne œuvre à ‘ bonne fin, c'est certainement le Conseil des Femmes.’

Voici un extrait d’un autre discours de sir Wilfrid à une assemblée postérieure : |

‘{ Je suis ici pour certifier que ce Conseil des Femmes, qui ‘‘ n'existe que depuis deux ans, a déjà fait beaucoup. Mon ami, ‘‘ M. Foster, a eu grandement raison de dire que si le Conseil ‘ National n’avait rien fait a tre chose que de réunir les femmes de ‘{ l’est à celles de l’ouest, il aurait déjà fait faire un grand pas à l’uni- ‘‘ fication de ce pays de tant de races et de croyances diverses. Son ‘‘ Excellence a dit que l’un des buts du Conseil National était de ‘‘ faire disparaître, d'effacer toutes les vieilles dissensions et rancunes. ‘* Quel travail plus noble que celui-là peut-il y avoir ? Ce qu'il nous ‘‘ fautavant tout en ce pays, si nous devons devenir une nation, ‘‘ comme nous le deviendrons avec la grâce de Dieu, c’est la paix, ‘ l'harmonie et l'union entre tous les éléments hétérogènes qu’il a ‘* plu à la divine Providence d'amener en ce beau pays. J'attends ‘‘ cela surtout des mains de la femme, et vous admettrez avec moi «« qu'une main de femme est faite pour l’union. ””

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Ayant cité ces extraits des discours des premiers ministres, j'en aiouterai quelques-uns empruntés à d’autres discours :

De l'honorable G. KE. Foster, ministre des finances sous le gouvernement conservateur :

‘S'il n'y avait d'autre résultat que la réunion de femmes ‘‘ réfléchies et actives d’une extrémité de ce pays à l’autre, ce ‘’ serait une excuse suffisante pour l'existence et pour la continua- ‘{ tion de l’œuvre de cette société. Je maintiens qu’il n’y a pas ‘ d’influence plus effective dans la direction et l’unificatior du pays, ‘* rien qui aide plus puissamment à son élévation et à son accroisse- ‘‘ ment, que les connaissances simples et usuelles qu’une personne ‘ reçoit d’une autre personne dans le cours d’un travail ou d’une ‘‘ entreprise en commun.

‘© Le simple fait qu’une dame de Victoria s’est rencontrée avec ‘‘ une dame de Halifax et qu’elles ont échangé leurs vues respec- ‘‘ tives sur quelque question publique ou sociale à laquelle elles ‘ s'intéressent toutes deux, constitue un lien qui ajoute non seule- ‘“ ment au plaisir de la vie, mais à l'utilité de la vie et à l'efficacité ‘* du travail pour l’objet commun. L'établissement de sociétés dans ‘“ tous les principaux centres de ce pays, et le fait d'attirer dans ces ‘“ sociétés les meilleures femmes de toutes les classes, de toutes les ‘“ religions, de toutes les races, de former entre elles une connais- ‘ sance qui, plus tard, deviendra de l'amitié et de l’intimité en ce ‘ qui touche à un travail, à un but commun, ne sauraient manquer ‘“ de produire les plus grands avantages, non seulement pour les ‘individus, mais pour le pays tout entier. Si le Conseil Nationa] ‘‘ des Femmes n’avait rien accompli de meilleur que cela, son exis- ‘{ tence serait amplement motivée, et nous serions entièrement jus- ‘ tifiés, nous qui n'avons point le privilège d’en devenir membres, ‘ de lui donner l'appui le plus sincère et les sympathies les plus ‘ cardiales qu’il nous soit possible de lui donner ”’.

De l'honorable W. $S. Fielding, ministre des finances sous le gouvernement libéral :

‘ Si le Conseil National des Femmes n'avait rien fait de plus, ‘ ce serait déjà beaucoup que d’avoir organisé cette œuvre, quel- ‘’ que chose dont le peuple a le droit d’être fier. Nou: avions un ‘“ grand nombre ce sociétés s’occupant d'œuvres diverses, mais, ‘ jusqu’à ce jour, nous ne connaissions ni le nombre de ces sociétés ‘‘ mi l'immense étendue de leurs bonnes œuvres ; et ainsi, en nous

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‘ présentant simplement des statistiques <t en nous montrant la ‘ force du pouvoir pour le bien que possèdent le: femmes, on ‘‘ nous a fait sentir ce qu'elles font pour le développement du ‘ Canada. Les hommes ont l'avantage de se rencontrer les uns les ‘autres; s’ils ne se rencontraient ni n'avaient de conférences per- ‘ sonnelles, ils seraient incapables de diriger leurs affaires. Une ‘‘ assemblée du Parlement est une grande force et un grand pouvoir ‘‘ pour le bien, et il en est ainsi des représentantes des femmes du ‘ Canada. C'est vraiment un vouvoir pour le bien, quoiqu’ii ne ‘“ paraisse point dans les statistiques. Le pouvoir d’une organisa- ‘tion féminine ne saurait s’estimer trop haut. J'ai été profondé- ‘‘ ment frappé par ce qu'a dit sir John Thompson concernant le ‘“ projet de réunir ensemble les femmes de croyances et de nationa- ‘“lités différentes. Il y a tant de choses qui nous séparent, en ‘“ affaires, en politique et en religion que toute grande organi- ‘ sation qui réunit les intelligences des femmes dans un même but ‘est un grand pouvoir pour le bien du Canada. ”’

L'honorable Sir Charles Hibbert Tupper, chevalier de l’ordre de Saint Michel et de Saint Georges, ministre de la justice sous le dernier gouvernement conservateur :

‘{ Jusqu'à ces derniers temps, j'étais si peu au courant des intentions et du but réel du Conseil que, je dois l'avouer, il m'est arrivé, en plus d’une occasion, d'exprimer des doutes graves et ‘“ sérieux sur son utilité ; mais, il faudrait qu’un homme, et j’ose- ‘ rais même dire une femme, fut bien borné pour ne pas être convaincu, après avoir entendu le rapport intéressant que l'on vient de nous présenter ce soir, que non seulement les intentions du Conseil sont bonnes, mais qu'aucune de ses intentions, qu'aucun de ses buts ne saurait donner la moindre prise à la défiance. Je suis heureux de savoir que ce Conseil National représente toutes ‘les provinces du Dominion du Canada. Sous sa direction, les représentants sont réunis successivement dans les différentes villes, et il ne peut manquer d’en résulter un grand bien et de grands avantages pour les Canadiens en général. Iln’y a pas une seule impulsion dans tout mon ètre qui ne s’unisse à vos ‘ projets et à vos aspirations tels qu'exprimés dans les différents articles de votre programme. Des discours comme ceux que nous venons d'entendre, imprégnés de nationalité canadienne et de ‘© sentiment canadien, trouvent un écho dans les cœurs de tous ceux

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