‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 171 sur 287 · Q PE 8 PT A AT LÉ D · texte numérisé non relu

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‘ qui sont ici ce soir et de la grande majorité des Canadiens. Nous ‘‘ avons besoins d’être stimulés, comme tout le monde. Une fois ‘‘ déjà, un danger sérieux menaçant notre propre pays vint nous ‘’ soulever et nous faire réaliser que nous sommes réellement un ‘‘ peuple uni par des liens communs. Je veux parler de la rébellion ‘‘ naissante du Nord-Ouest qui, peut-être plus que toute autre ‘‘ chose, depuis 1867, a contribué à réunir le peuple canadien dans ‘‘ une véritable sympathie et une réelle fraternité. Et pourtant, ‘‘ on faisait appel à ces mêmes sentiments. J'ose donc vous dire ‘‘ que, à part ces incidents dans la jeune histoire de ce pays, il n’y ‘a rien qui surpasse l'influence des efforts unis d’une société de ‘‘ femmes comme le Conseil National des Femmes du Canada, ‘‘ assemblées pour délibérer sur tout ce qui touche au bien et à ‘’ l'avantage du public en général. ”’

De l'honorable David Mills, ministre de la justice sous le gouvernement libéral :

‘‘ C’est la première assemblée du Conseil des Femmes à ‘‘ laquelle il m'’ait été donné d'assister, et je le regrette extrême- ‘‘ ment. Le Conseil avance en faisant le bien. Il cherche, da: ‘a ‘‘ condition des hommes et des femmes, ce qu’il peut y avoir üe ‘* susceptible d'être amélioré, et il accomplit ce travail avec intelli- ‘‘ gence. Je suis donc heureux de constater que ce qui a été entre- ‘’ pris va se développer sur une plus grande échelle, et que plusieurs ‘“ choses que l’on ne croyait pas pouvoir améliorer vont l’être prati- ‘‘ quement. Je donnerai ma plus sérieuse attention à certaines ‘‘ questions que le Conseil m'a soumises, et je suis certain de pou- ‘* voir compter sur l’aide du Conseil avant l'ouverture des Chambres ‘“ fédérales. Ces questions sont d’une grande importance, et j'ai dû ‘“ chercher ailleurs ce qu’il est nécessaire et possible de faire. J'ai ‘ Ja certitude que ce Conseil des Femmes rendra des services im- ‘ portants et avantageux pour le bien-être social et moral du peuple ‘‘ canadien. ”’

De l'honorable Clifford Sifton, ministre de l'Intérieur :

‘“ Je suis ici ce soir, parce que j'apprécie hautement l'utilité de ‘ votre Conseil. Je puis dire que je ne connais aucune organisa- ‘tion plus parfaite, et j'exprime la plus ferme espérance qu'il ne ‘ décherra point de sa condition actuelle, mais continuera à accroître *! son pouvoir pour le bien. Je reconnais la valeur inestimable de ‘toute force qui, constitutionnellement et avec persévérance, em-

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‘ brasse la cause de la justice et de la loyauté. Dans une organi- ‘ sation de cette nature, les dames doivent s'attendre à rencontrer ‘“ de nombreux motifs de découragement. Quelquefois, des dames ‘se sont adressées à moi, désirant que certaines mesures fussent * prises, et quand elles étaient parties, j'ai pensé souvent qu'elles ‘* devaient être bien découragées et qu'elles pouvaient penser qu'il ‘* était inutile de poursuivre leur œuvre. Ce serait la plus grande ‘‘ erreur de croire qu'il est inutile de persévérer parce que vous ‘* n'avez pas obtenu immédiatement une réponse favorable. Croyez ‘‘ m'en, chaque fois que vous venez, Mesdames, vous faites une impression et le temps approche où vous atteindrez votre but. ””

De l'honorable sir Louis Davies, chevalier de l’ordre de Saint- Michel et de Saint-Georges, ministre de la marine et des pêcheries :

‘“ J'applaudis à vos efforts, mais quelques-uns des sujets pré- ‘‘ sentés ne me sont pas assez connus; et je ne puis dire que ‘‘ se n’éprouve pour eux plus qu’une simple ‘amitié’. Je me sou- ‘ viens d’avoir entendu, il y a queiques années, un discours d’un ‘* grand homme qui disait: ‘Je n'ai pas toujours eu confiante en ‘‘ M. Gladstone ; j'ai différé d'opinions avec lui, mais j'ai toujours ‘* senti mon cœur battre pour lui, parce qu’il a toujours marché ve: s ‘la lumière’. Maintenant, je n'approuve pas tout votre pro- ‘‘ gramme, mais je sympathise avec vous parce que vous ‘ marchez ‘‘ vers la lumière”, et je crois que, par une mutuelle discussion, année par année, vous avancerez constamment vers un succès certain. ?”

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De l'honorable G. Ross, premier ministre d'Ontario :

‘‘ Le Conseil National G:s Femmes, comme je le comprends, n’est point une société spéciale, mais plutôt une consolidation ou une mobilisation de toutes les sociétés ou associations existant * dans le pays ; il ne demande aucune révolution domestique ou ‘ politique, il ne propose point une nouvelle classification des sexes, ‘ des races ou des croyances. (C’est, sans aucun doute, dans mon opinion, une œuvre patriotique, une œuvre noble et une œuvre ‘ qui aura la sympathie de tout Canadien aimant son pays. Ilya environ un an, je lus quelque part que ce Conseil National des ‘ Femmes avait choisi un comité chargé de se rendre auprès du ‘ gouvernement d’'Ontario pour demander que l’on fît des lois pour l'introduction des travaux manuels et de l’économie domestique * dans les écoles d'Ontario. Plus tard, je l’appris d’une manière

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