‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 172 sur 287 · SA CE SET · texte numérisé non relu

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‘‘ plus pratique, car c'est à moi que s’adressa ce comité. Il vous ‘‘ sera agréable d'apprendre que ce que le comité demandait se ‘{ trouve maintenant inscrit aux statuts de la province. Une autre ‘ pétition fut présentée demandant que l’on nommât une inspectrice ‘ pour les fabriques et les magasins où l’on emploie des femmes. ‘‘ Cela aussi est devenu une loi dans Ontario. Voilà quelques ‘‘ indications permettant de juger des dispositions et du travail ‘‘ patriotique et sympathique du Conseil.’?

De l'honorable George Murray, premier ministre de la Nouvelle- Ecosse :

‘‘ Je dois confesser franchement que, jusqu’à ces derniers ‘‘ temps, je n'avais qu’une idée bien imparfaite du but et des ‘‘ projets que le Conseil poursuit. Et je désire être aussi franc ‘‘ en disant que, après avoir parcouru vos statuts et votre rap- ‘ port, j'ai été profondément impressionné par les discussions ‘‘ intelligentes et pratiques que vous avez tenues sur des mesûres ‘‘ de réformes importantes. Tout d’abord, j'étais sous l’impres- ‘“ sion que le Conseil des Femmes se livrait à d’interminables ‘‘ discussions et accomplissait fort peu de choses d’une nature ‘* pratique ; et, sans avoir beaucoup réfléchi sur cette matière, je ‘‘ m'étais fait une idée, je ne sais comment, que les sujets de ‘{ réformes dont s’occupait le Conseil était d’une nature idéale et ‘“ impraticable. Mais un simple coup d’œil jeté sur vos rapports a ‘“ dissipé ces deux erreurs, —car c’étaient certainement deux erreurs, ‘{ —et je suis surpris de trouver cette association s’occupant de ‘* problèmes qui, depuis longtemps auraient dû attirer et occuper ‘{ l'attention de nos législatures. Me serait-il permis de suggérer ‘{ que vos rapports soient plus répandus ? Il ne suffit pas que les ‘{ amis de l’œuvre soient instruits du travail sérieux et réel que vous ‘“ accomplissez. Je crains qu’il n’y ait un grand nombre de per- ‘{ sonnes au Canada qui, ne connaissant pas suffisamment le Conseil ‘* National, ne vous donnent pas toute l’aide et tout l’encouragement ‘’ que vous méritez et qu’elles seraient heureuses de vous offrir si elles ‘* connaissaient mieux le noble travail que vous exécutez. Je ‘ suis heureux de voir que votre Conseil a été renforcé par l’union ‘{ des diverses sociétés qui avaient été formées dans différentes ‘“ parties du Canada. Cette union doit augmenter considérablement ‘“ votre force en vous apportant les avantages de la sagesse, de ‘{ l’expérience et de l'énergie collectives des femmes les plus intelli-

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‘ gentes du Canada, qui, au prix d'années d’untravail enthousiaste, ‘ont appris a diriger, de la manière la plus avantageuse et la plus ‘ efficace, les opérations centralisées de cette association. ?’

De l’évêque d’Ottav 1 :

‘“ La véritable preuve qu'une œuvre soit bonne, est qu’elle soit ‘* persévérante, qu'elle survive longtemps à son origine et à ses ‘‘ premiers promoteurs. Je n'ai aucun doute sur le développement ‘et les progrès du Conseil National des Femmes du Canada. Ces ‘’ développements et ces progrès sont, nous le reconnaissons tous, ‘ pour le bien du pays tout entier.’’

De l'archevêque O’Brien, d’Halifax :

‘{ Nous avons suivi votre œuvre avec sympathie, et je puis dire ‘que nous croyons qu'il y a beaucoup à admirer dans le travail ‘accompli. Je suis certain, que tous, nous l’apprécions comme il le ‘ mérite et nous espérons qu’il s’en suivra encore un plus grand bien, ‘ Vous avez un vaste champ d'opération, un champ si vaste que vous ‘* pouvez y travailler pendant nombre d'années sans empiéter sur un ‘‘ terrain que l'élément masculin regarde comme le sien propre. ‘{ J'éprouve un réel plaisir à vous demander d'approuver cette réso- ‘Jution :

‘ Que cette assemblée publique exprime ses sentiments de ‘‘ satisfaction du succès qui a couronné l’œuvre patriotique du ‘ Conseil National des Femmes du Canada, et fait des vœux pour ‘‘ que son utilité ne cesse de s’étendre de plus en plus.”

Du révérend W. T. Herridge, de l’église presbytérienne Saint- Andrew, d'Ottawa :

‘ Cette assemblée est sous les auspices du Conseil National des ‘’ Femmes du Canada dont le nom est un gage assuré de succès et ‘‘ de réussite. Le Conseil National a déjà été l’objet de critiques. ‘" Une critique intelligent: n’est point à craindre et n’appelle point ‘‘ la vengeance ; et je ne suppose pas que le Conseil National ait ‘‘ aucune prétention à l’infaillibilité. Je n’hésite pas à dire qu’il a ‘’ déjà exécuté un travail qui mérite la gratitude provoque ‘‘ J'admiration de tous les vrais Canadiens. ”?

Du révérend John Potts, docteur en théologie, de l’église méthodiste du Canada .

‘{ J'ai été profondément intéressé par votre rapport de l’année ‘ dernière, intéressé par la variété des sujets, par le talent avec

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‘‘ iequel ils sont présentés et par les possibilités qu'embrasse le ‘* Conseil National des Femmes du Canada. Et cependant, ce soir, ‘‘ avec mes tendances conservatrices, je sens qu'il est téméraire de ‘‘ ma part de me prononcer ainsi. De deux choses l’une : ou je ‘‘ deviens téméraire dans ma vieillesse, ou j'apprends à me réformer. ‘“ Il vaut autant que nous, hommes de croyance, regardions l’inévi- ‘‘ tableen face. Si les dames ont déjà renversé les murs, elles ‘“ prendront la ville. ”’

Du KR. P. Ryan, Toronto :

‘“ Je viens devant vous ce soir comme un très hnmble repré- ‘* sentant de Sa Grandeur l'archevêque de Toronto. Il m'a chargé ‘* tout d'abord, de vous exprimer aussi fortement que possible sa ‘‘ sincère appréciation et sa profonde sympathie pour le travail ‘‘ splendide exécuté par le Conseil National des Femmes du Canada. *‘ Il approuve et bénit cordialement ce travail. Notre archevêque est ‘* un prélat aux vues larges et aux impulsions généreuses et bienveil- ‘‘ lantes, et il désire appuyer sur le fait qu’il sympathise de tout cœur ‘‘ avec l'œuvre, qu'il entre dans les vueset les intentions de ce Conseil ‘* National. Il sait, en sa qualité de Canadien qui aime le Canada, que, ‘* dans ce pays de races mêlées et de différentes croyances religieuses, ‘‘ il peut y avoir, ici et là, des inégalités et des aspérités qu'il faut ‘* faire disparaître ; et il voit l'influence marquée et considérable de ‘* cette association nationale pour égaliser et faire disparaître ces ‘‘ inégalités sociales et religieuses qui empêchent cette union des ‘‘ esprits et des cœurs que Sa Grandeur désire voir exister dans ‘“ notre Canada. ° ‘ ; ; : ‘ ‘ Le

‘{ Et nous savons que c’est précisément le but où tendent les ‘‘ efforts du Conseil National des Femmes du Canada. Conciliation de ‘‘ toutes les classes et de toutes les croyances, conciliation sans ‘‘ compromis et conciliation qui mène à l’union des esprits et des ‘* cœurs. ””

On remarquera que, dans les extraits que j'ai cités, on appuie spécialement sur le fait que le Conseil possède le pouvoir de promouvoir l’unité et on ne saurait trop appuyer sur ce point, dans l'opinion des directeurs du mouvement du Conseil. En réalité, c’est en cela que consiste son essenc.

Mme Drummond, qui a agi comme représentante du comité responsable pour la publication de ce volume, nous exposa une fois, cette idée en des termes si éloquents que je ne puis résister au désir de les répéter comme le meilleur résumé possible du sujet :

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“ Parlant de ce mot w»#/£, nous avons la clef de voûte de ‘“ notre Conseil ; cette unité qui est la présupposition et la conclu- ‘* sion de la science, de la philosophie, de la théologie, est aussi ‘ l'idée dominante de notre Conseil et le but vers lequel il s'efforce ‘‘ de marcher. ”’ .

‘“ Unité de but, dominant toutes les différences le pensée et ‘‘ d'opinion ; unité d'égalité qui remplace pour jama.. cet idéal ‘“ divisé lequel assignant la pureté à la femme, la vérité, l’honneur ‘4 et la force à l’homme, rend en réalité l’homme moins homme et ‘“ la femme moins femme, et qui prouve son illusion en causant la ‘* moitié des fautes et des misères de la vie; unité de vie par ‘‘ laquelle elle ne sera plus faussement divisée en séculière et reli- ‘‘ gieuse, sacrée et profane, mais sera, dans toutes ses parties, ‘‘ inspirée par la conscience d’un but divin qui, en se réalisant sous ‘‘ les innombrables aspects de la nature, dans toute la vie humaine, ‘‘ éclairant tout, transformant tout, absorbera définitivement tout ‘‘ en lui-même. ”’

Par ce qui précède, on voit que le Conseil des Canadiennes a eu le grand avantage de rencontrer dans son travail, dès ses débuts, la sympathie de nombre d'hommes parmi les plus influents du pays, qui ont traité les observations qui leur ont été présentées par le Conseil avec une attention et une déférence qui ont fait naître chez tous ses membres la conscience de leur propre responsabilité. Quand les gens sentent qu’ils possèdent une influence réelle dans les affaires, il ne sont point tentés d'être agressifs ; et le principe immuable de notre Conseil est d’avoir confiance dans les hommes et de nous efforcer de travailler toujours en coopération avec eux vers la fin que nous avons en vue ; nous avons trouvé que c’est la meilleure politique à suivre, et notre confiance a été récompensée.

ISHBEL ABERDEEN.

Haddo House, Écosse, février 1900.

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