LES ŒUVRES RELIGIEUSES DES FEMMES PROTESTANTES AU CANADA
L'œuvre religieuse * des femmes protestantes au Canada a commencé lorsque les premiers colons anglais vinrent au pays, et comme toute œuvre efficace et durable, dans ce monde de progrès,
elle a eu diverses phases et s’est développée graduellement. Elle a eu ses débuts, ses époques de croissance ; et son avenir semble promettre des résultats encore inconnus aujourd'hui.
Comme les statistiques des œuvres religieuses seront présentées dans un autre chapitre, cet essai sera consacré surtout à donner un court exposé des différentes périodes traversées par l’œuvre religieuse des femmes protestantes depuis son commencement, et à faire connaître son état actuel.
Autrefois, l'œuvre naissait souvent au milieu des forêts canadiennes. Une hutte de bois, nouvel abri de l’émigré et de sa famille, est bâtie au milieu d’un défrichement. Le travail de la semaine a été une lutte pénible contre les géants de la forêt ; mais le dimanche est arrivé ; le mari se repose en fumant assis sur un énorme tronçon, sa compagne, qui a travaillé durant la semaine depuis l’aurore jusqu’à une heure avancée de la nuit, afin de donner le confort à son mariet à ses enfants, a maintenant réuni sa famille autour d'elle, à l’ombre des érables et des sapins odorants. Ils sont loin de l’ancienne demeure où peut-être se faisaient entendre les cloches d’une cathédrale ; peutêtre encore se trouvaient-ils près de quelque ancienne église de la joyeuse Écosse, où ils faisaient partie de quelque congrégation baptiste où méthodiste fervente et zélée. Tout est maintenant
* Le mot protestant est employé dans cet essai d’une manière générale pour désigner tous les chrétiens qui ne sont pas membres de l’église romaine.
MAINES.