‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 206 sur 287 · CANADA · texte numérisé non relu

CANADA

Janada a pays, et > progrès, est dévea eu ses *e ; et son résultats

:s œuvres dans un consacré posé des

ar l’œuvre

tes depuis connaître

rêts canasa famille, ainea été anche est onçon, sa e jusqu’à bn mari et à l'ombre e demeure le ; peutise de la grégation aintenant

érale pour ne.

changé. Les enfants sont en ‘‘ habits de dimanche ‘" ; ils répètent leurs versets de la Bible, leurs hymnes ou leur catéchisme, ils apprennent à observer le dimanche et à vénérer Dieu; c'est là que commence le travail religieux de la femme protestante au Canada. C'est ainsi que ça et là dans plus d'un endroit isolé, les germes de la religion ont été semés petit à petit par la femme dans l'Est du Canada. Maintenant, la même œuvre se continue dans le lointain Nord-Ouest de notre vaste pays, toujours sans bruit.*

Les années s'écoulent, la hutte de bois de l’émigré a fait place à la maison proprette du colon. Le défrichement s’est étendu ; le firmament n'est plus rétréci par la cime des sapins et des épinettes. Les voisins ne sont plus éloignés et une maison d'école est bâtie vers le milieu de la colonie. Là encore, chaque dimanche, l’œuvre de la femme continue. Le surintendant peut être l’un des principaux citoyens du village ; cependant la femme sera à la tête de chaque classe et de l’arrangement des classes ; elle préparera les sujets à traiter à l'école du dimanche ; elle assistera à des réceptions et aux discussions des moyens à prendre pour prélever de l'argent afin de construire une maison, pour le culte: telle est dans son ébauche l’œuvre religieuse des femmes protestantes du Canada.

A mesure que le siècle avance, les Canadiens sont liés plus étroitement les uns aux autres, et leur vie, tant séculière que religieuse, devient plus active, mieux remplie. Les établissements et les villages se développent en des villes de progrès, d'où s'élève plus d’un clocher, et chacun de ces clochers représente le foyer lumineux de l’activité du travail religieux de la femme, lequel est plus apparent aujourd’hui qu’autrefois.

Les écoles du dimanche augmentent en nombre et en importance. Le cercle de couture du village dont l’objet est de prélever des sommes d'argent, pour des fins religieuses est divisé en plusieurs sociétés et chacune d'elle a sa mission spéciale ou son travail religieux. Les présidentes, vice-présidentes et secrétaires sont choisies par scrutin ; on forme des comités; les rapports des délibérations

* Ceci n’est pas un trbleau imaginaire. Le vieux juge Botsford du Nouveau- Brunswick qui, durant la première partie du siècle (il mourut en 1864, âgé de 92 ans), traversa en tous sens, à cheval, les forêts de l’Est du Canada, parle souvent de l’aspect de repos et de la paix du dimanche qu’il avait observés dans les abatis des émigrants situés à plusieurs milles de toute église. Cet aspect du dimanche, dit É: juge Botsford était toujours l'indice d’une bonne administration, et du succès.

De Go mere

ete

re

sont imprimés et publiés, et c'est ainsi que même les moins bien disposées à l’action sont prêtes à entrer dans le champ plus vaste et plus varié du travail religieux qui s'ouvre aux femmes aujourd’hui. On peut classifier ces œuvres de la manière suivante : 1° œuvre concernant l'église et son service ; 2° école du dimanche (Swrday schools); 3° œuvre des pauvres de la paroisse ou congrégation. Quant à ce qui concerne la première division, on peut dire que durant les cinquante dernières années les femmes protestantes du Canada ont contribué dans une large mesure au prélèvement des fonds, pour la construction et l'ornementation des églises. Un grand nombre de femmes riches ont personnellement donné des sommes d’argent considérables, des chaires, des orgues et des vitraux, etc. ; on a obtenu encore des sommes considérables par des loteries et des ventes d'objets de fantaisie. Ces moyens peuvent être condamnés, critiqués, tolérés ou approuvés, mais ils sont trop identifiés avec l'œuvre de la femme pour être ignorés. Au premier abord ils peuvent être considérés comme des manières faciles et frivoles d'obtenir ce qui aurait du être offert avec plus d'empressement. Mais ceux qui observent attentiverient les choses, savent combien il faut d’abnégation et de travail pour préparer et organiser ces ventes. Tout en obtenant de l'argent, on se sert de ces fêtes pour unir les membres de l’église plus étroitement en un travail commun, résultat important en ces jours de désunion parmi les membres des églises qui n’ont pas été dotées également des biens de ce monde. C'est ainsi que presque toutes les églises ont leur veute annuelle ; et ont des femmes zélées et réfléchies qui donnent leur concours à des procédés qu’elles considèrent évidemment comme légitimes et avantageux.*

Quant aux offices dans les églises, les femmes contribuent beaucoup à en augmenter l'intérêt par leur assistance nombreuse et régulière. Dans les églises épiscopaliennes liturgiques, il y a des groupes de femmes qui s'occupent des autels et du sanctuaire ; leurs devoirs consistent à prendre soin des vêtements du clergé, qui donnent des fleurs et autres décorations pour le chœur.

Des broderies les plus recherchées sont faites pour les étoles, le linge d’autel et les voiles de calices ; le temps et l’argent sont

* Depuis que j'ai écrit les lignes précédentes, on m’a demandé de faire connaître que parmi nos femmes protestantes du Canada l'habitude de donner systématiquement s'étend ; les réunions de charite n ont lieu que dans le but de maintenir de bonnes relations entre les membres.

ins bien vaste et urd’hui.

ivre cony schools); Quant à urant les nada ont s, pour la ombre de d'argent tc. ;, on a es et des ndamnés, ifiés avec abord ils t frivoles ‘essement.

t combien aniser ces fêtes pour commun, mbres des ce monde.

annuelle ; concours Égitimes et

ontribuent 1breuse et il y a des aire ; leurs , qui don-

s étoles, le rgent sont

ndé de faire He de donner ans le but de

donnés avec autant de libéralité que Marie de Béthanie fit de son parfum. Dans les églises non-liturgiques, ce travail n'est pas nécessaire, mais il existe des sociétés de dames charitables qui prennent soin des décorations d'église et autres accessoires pour le culte. De plus, dans ces églises, qui, généralement, n'ont pas de de jeunes garçons dans les chœurs, les femmes aident à la p rtie musicale de l'office religieux, et prennent une part importante dans des chœurs mixtes.

Dans les églises liturgiques, on a souvent besoin de femmes pour diriger les voix des jeunes garçons, et, dernièrement dans plusieurs églises canadiennes, les femmes portant les vêtements d'office, ont complètement remplacé les jeunes garçons dans les chœurs.

La deuxième et la plus importante des œuvres des femmes est celle des écoles du dimanche. Il faut reconnaître avec regret qu’en raison de certaines causes, par exemple, l'état de division dans les opinions religieuses, la nécessité des études, le travail de la vie de famille, nos enfants ne reçoivent à la maison où à l'école qu'une faible instruction religieuse. C'est pour cela que l’école du dimanche est absolument nécessaire pour familiariser nos jeunes gens avec les vérités de notre livre sacré, la Bible ; pour enseigner les vérités fondamentales, du christianisme ainsi que leur application à la vie quotidienne ; et pour nourrir en eux l'idée de l’invisible et implanter l'esprit de dévotion au culte divin. Cette œuvre de l’école du dimanche est presque complètement entre les mains des femmes. Le pasteur agit souvent comme surintendant ou bien il est remplacé par un des principaux membres de l'église et un membre influent, Les jeunes gens sont les bibliothécaires. Nous verrons peut-être une ou deux classes de jeunes garçons dirigées par des hommes quoique généralement et par tout le Canada, on puisse affirmer que les professeurs de l’école du dimanche sont généralement des femmes. Ceci n'est pas étonnant. Élever un enfant et l'instruire sont les devoirs familiers de la femme, tandis que les hommes &bsorbés par les affaires pendant la semaine se sentent incapables le dimanche de faire un travail de cette nature. Nos femmes canadiennes sentent le poids de cette responsabilité, et malgré leur vie active, elles se préparent à leur école du dimanche par l'étude, l’assistance aux jeçons des professeurs et aux examens des professeurs, Plusieurs femmes ont écrit sur les écoles du dimanche et ont lu leur écrits aux conférences. Ces essais cnt été publiés, et un ou deux d'entr'eux ont paru dans une brochure anglaise bien connu (Ærglish

Lee Eu Le

SO RSR ce

LA

: a RE PR AN nr ne

Sunday School Magazine). 11 ne faut pas oublier les récents développements de l’œuvre de l’école du dimanche, l'œuvre de bienfaisance parmi les Chinois ; ces étrangers frappent souvent à la porte de nos écoles du dimanche. Nous serions peu dignes de notre nom de chrétiens, si nous refusions de les admettre. Les Chinois sont des élèves dociles et attentifs, et désireux d'apprendre l'anglais, et très reconnaissants envers leurs maîtres.

Nous mentionnerons -en troisième lieu, le travail charitable et religieux qui a été exécuté par les femmes parmi les pauvres. Ce travail est très varié. Dans les petites églises, il existe plus d’intimité dans les rapports sociaux, et chacun met la main à l’œuvre, d’une manière moins bruyante ; mais les grandes églises ont leurs

visiteuses de district, leurs femmes enseignant la bible, leurs diaco-

nesses, et quelques-unes ont des ‘sœurs’ qui se reconnaissent à

leur costume particulier. Ces dernières font des visites régulières aux pauvres, font connaître ceux qui sont dans le besoin. Lorsque la chose est possible, elles leur donnent des conseils et leur aident à franchir l’abîme qui s’élargit entre les ‘‘ classes et les masses ””. I! y a encore les réunions des Mères où les femmes qui s'occupent de rudes travaux passent quelques” heures ensemble, une fois par semaine. Elles cousent pendant que les dames leur font des lectures ou un peu de musique; puis, on leur donne une tasse de thé. Il y a environ seize ans, les membres de l’église anglicane établissaient une succursale canadienne de la société Protectrice des Jeunes Filles pour venir en aide aux ouvrières de toutes croyances et leur procurer un endroit agréable pour leurs réunions et récréations du soir. En outre, il y a rattachés à chaque église, des orchestres et associations de bienfaiteurs qui, sous différents noms, font leur part de l’œuvre religieuse. Ils organisent des réunions musicales et littéraires, afin de créer des rapports sociaux entre les membres de l'église, et procurer de l'argent pour des fins d'église. Des cadeaux de Noël sont préparés pour l'arbre traditionnel de l'école du dimanche et des donations sont faites pour les missions lointaines. Après avoir examiné le travail religieux des femmes protestantes, durant ses premières phases, nous sommes arrivés à son développement le plus récent, le plus sublime et le plus désintéressé : celui des grandes organisations formées pour propager l’œuvre des missions parmi les sauvages des Territoires du Nord-Ouest, les paiens de la Chine, ceux du Japon, de l’Inde et des îles de l’océan. Dans les colonies, nous nous sommes placés pendant un certain temps dan;

nts dévele bienfaià la porte notre nom js sont des is, et très

aritable et avres. Ce lus d'intià l’œuvre, s ont leurs eurs diaconnaissent à régulières . Lorsque ur aident à asses ””. Il ccupent de e fois par des lectures thé. Il y itablissaient des Jeunes ces et leur réations du rchestres et nt leur part usicales et membres de Des cadeaux l'école du ointaines.

mes protesivés à son ésintéressé :

l'œuvre des st, les paiens an. Dans les temps dan:

Le)

la position de ceux qui avaient besoin de secours plutôt que de ceux à qui on en demandait pour l’œuvre des Missions. Des collectes, il est vrai, ont été ‘faites de temps à autre pour les missions, mais aucun travail systématique n’a été entrepris. C’est à l’église baptiste qu’appartient le crédit du premier mouvement de missions parmi les femmes protestantes, dans les provinces maritimes. En 1870, une jeune fille :“'ée, Miss Norris, de Canso, Nouvelle- Écosse, parcourut sa province, éveillant l'intérêt des femmes pour leurs sœurs des contrées paiennes. Elle a établi trente-trois missions et alla ensuite elle-même en Birmanie, comme missionnaire.

En 1876, les femmes presbytériennes du Canada étaient organisées en deux grandes sections de missionnaires ou auxiliatrices, l'une pour l'Est et l’autre pour l'Ouest du Canada, en rapport avec les sections est et ouest de leur comité des missions étrangères. En 1881, au collège des Dames, de Hamilton, une société a été ina’-gurée sous le titre de société de la Femme missionnaire de l’église méthodiste du Canada. En 1886, à une assemblée des principales femmes de l’église d'Angleterre à Montréal, le conseil des Missions de l'église d'Angleterre a été augmenté de femmes auxiliatrices dont le nombre et les contributions se sont accrus rapidement. Des milliers de femmes se sont enrôlées dans les grandes sociétés et d’autres plus petites et de même nature et toutes ces sociétés ont une organisation à peu près semblable. La société centrale est composée de plusieurs sociétés affiliées qui ont elles-mêmes de nombreuses succursales. Les succursales font leurs collectes et envoient leurs rapports aux sociétés plus étendues, lesquelles, à leur tour, adressent leurs montants et leurs rapports à la société centrale qui fait une assemblée annuelle, dans quelque grande ville. L'objet principal de cette œuvre des femmes protestantes est de répandre la connaissance de la vérité et de faire participer aux bienfaits d’une éducation et d’une civilisation chrétiennes leurs sœurs qui en sont privées, en leur envoyant des missionnaires et des institutrices, en construisant et en maintenant des églises, des écoles et des hôpitaux. Les statistiques montreront quelles sommes d'argent consic bles sont perçues et déboursées annuellement pour ces fin; par les femmes protestantes du Canada. Ces dépenses sont contrôlées soigneusement, chaque bureau ayant plusieurs secrétaires (généralement non payées), qui sont en correspondarte avec les missionnaires et sont parfaitement au courant des besoins de la mission. Pour êtreen mesure de bien apprécier l'étendue de cette

AE

4 pu ce ni PE PE RER TE eat À PT ER RE ERRME ES ACTE A

CPR ce pps

Sarre

. eme L ÉD 2: + = A

œuvre, il est nécessaire d'assister à l’une des assemblées annuelles. Des femmes déléguées viennent de très loin et reçoivent un accueil hospitalier. On consacre trois ou quatre jours aux affaires ; on 1h présente les rapports des différentes parties de la mission; les FIX demandes de secours sont reçues et prises en considération, les | il allocations d'argent sont judicieusement faites, et l’œuvre des femmes reçoit une impulsion qui ne s'est fait sentir nulle part ailleurs Ah jusqu’à ces dernières années, lors de la formation du Conseil : National des femmes du Canada.

! Une autre considération intéressante autant que touchante JR est celle des privations et des dangers si gaiement affrontés par les RU Li femmes missionnaires en pays étrangers ou dans nos régions du ‘à Nord-Ouest. Chaque société a son récit de souffrances et de labeurs, que ses missionnaires ont eu à endurer. Le manque d'espace ne permet pas de mentionner plus de deux exemples : Dans le Japon, Mme Large, une canadienne de la société méthodiste, eut l’affreuse douleur de voir son mari assassiné sous ses yeux ; elle-mêine n’échappant à la mort que très difficilement. Une autre Canadienne a accompagné son mari dans les régions lointaines du nord, où, dans Al les limites du cercle arctique, et parmi les pauvres Esquimaux, tous He deux travaillent comme missionnaires de l’église d’Angleterre. L'abnégation et les privations constantes d’une telle vie ne sauraient êtresuivies ; cependant, le révérend M. Stringer et sa femme dévouée ont bravé toutes sortes de difficultés et se sont fait tellement aimer en instruisant les enfants et en soignant les malades pendant une épidémie qu’ils ont été surnommés le Père et la A7ère de la tribu. | Nous avons décrit le développement de l’œuvre religieuse des protestantes au Canada jusqu'à nos jours ; nous ne connaissons pas l'avenir; mais à travers le voile qui nous cache le lointain aspect des choses, on peut lire en lettres de lumière, ‘‘ que ce qu'elles ont fait n’est qu’un avant-goût de ce qu’elles feront ”’.

Page 1