STÉNOGRAPHIE
Dans presque toutes les villes du Canada, il y a des écoles de commerce (business colleges) et des écoles de sténographie. Le prix des cours est en général comme suit : pour une période de quarante semaines, —une année scolaire, —70 dollars ; pour une période de vingt-quatre semaines, 45 dollars ; pour un espace de douze semaines, 25 dollars. Pour de courtes périodes, les prix sont : pour les trois premiers mois de quatre semaines chacun, 10 dollars; pour les trois mois suivants de quatre semaines chacun, 9 dollars : chaque période subséquente de quatre semaines, 7 dollars. Les livres coûtent de 3 à 5 dollars.
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Plusieurs des écoles supérieures enseignent la sténographie, quelques autres la clavigraphie. Quiconque désire avoir une position de première classe comme sténographe, doit être capable d'obtenir un certificat d'aptitude sur les matières du programme prescrit par la Business Educators' Association (Association des éducateurs du commerce). Outre qu'elle doit être habile sténographe, l'élève doit bien savoir l'orthographe, avoir acquis une connaissance générale de la langue anglaise; de plus être suffisamment au fait des termes techniques particuliers aux maisons de commerce, aux assurances, $ l'électricité ou autres bureaux, banques, etc. Plusieurs ne réussissent pas parce qu'elles ne s'efforcent pas
© d'acquérir la connaissance des affaires, croyant qu'il suffit d’être
capable d'écrire en sténographie tel nombre de mots à ld minute, et de pouvoir les transcrire sur le clavigraphe ; mais elles sont dans l'erreur. La sténographie est facilement apprise par la moyenne des femmes et tend au développement des qualités pratiques en affaires. Le fait qu'à Toronto seulement, il y aenviron cinq cents femmes étudiantes inscrites cette année dans les différentes écoles de commerce, nous donne une idée de l’ardeur qu’elles mettent à se porter de ce côté. Les appointements varient de 3 dollars à 15 dollars par semaine. Les avocats à nombreuse clientèle et les bureaux d'assurances donnent les meilleurs appointements.
SECRÉTAIRES, COMMIS-VOYAGEURS, DIRECTRICES DES POSTES, SURINTENDANTES, MATRONES, INSPECTRICES DE MANU. FACTURES, LIBRAIRES ET EMPLOYÉES DE L'ADMINISTRATION.
Parmi les secrétaires appointées, il n’y en a aucune qui soit aussi connue au Canada et à l'étranger que Mlle Teresa H. Wilson, d’abord secrétaire privée de la comtesse d’ Aberdeen, et maintenant secrétaire du Conseil National des Femmes du Canada, office central,
Ottawa. Mlle J. Crompton est secrétaire de la Société des Ingénieurs canadiens, rue Metcalfe, Montréal. Mlle Long est secrétaire de l’Ecole d’Elocution, 2426 rue Sainte-Catherine, Montréal. Mille Pangman est assistante-secrétaire de l'Association des Arts, Place Philippe, Montréal. Mile Maude Clark est secrétaire du ecteur de l'ecole supérieure à Montréal. Onze des Young Women's Christian Associations du Canada ont des secrétaires appointées, et plusieurs y ont ajouté des assistantes-secrétaires. Il y a sans doute plusieurs autres femmes secrétaires que nous ne connaissons pas. À la Colombie-britannique, peu nous sont connues ; et au Manitoba,
un bon nombre sont ignorées. Nous er connaissons vingt-quatre dans Ontario et huit dans Québec.
L'association des commis-marchands du Canada (2ominion Commercial Travellers Association) est la seule société, sur un total de cinq, qui compte des femmes parmi ses membres (il y en a seulement trois) et à une récente assemblée du comité des directeurs, il fut décidé qu'aucune autre ne serait admise à l'avenir. On ne donna pas les motifs de cette décision. L'association du Nord-Ouest n’admet pas de femmes, donnant pour principale raison que les compagnies de chemins de fer dans la Province ne voudraient pas reconnaître la validité de leurs certificats. 11 est nécessaire pour appartenir à une association de commis-marchands de voyager pour une maison de négociants en gros. Il y a quelques femmes qui voyagent pour des maisons de gros, et il y a aussi un grand nombre de femmes agents.
Dans quelques-unes üe nos petites villes, les bureaux de postes sont sous la charge de directrices des Postes et un grand nombre de femmes sont employées dans les bureaux de postes de la plupart des villes.
La position de surintendante d’un grand nombre de nos institutions, telles que la Young Women's Christian Association, demande une femme d’une haute culture intellectuelle, et de plus, douée d’une grande habileté en affaires. Les directrices de nos institutions de charité et de nos prisons sont des femmes remarquables, plusieurs d’entre elles donnant de grands exemples de dévoñment.
La seule femme inspectrice de fabrique dans Ontario est Mlle Carlisle. A Québec, il y en a deux, l’une anglaise ct l’autre canadienne, demeurant à Montréal. Ce sont Mme King et Mme Provencher.
On compte vingt-quatre femmes employées à la bibliothèque publique de Toronto (Ontario), et une autre est commis à la bibliothèque du parlement. Dans le comté de York (Ontario), il y a une femme bibliothécaire. À Montréal, plusieurs femmes sont employées à l’Institut Fraser, et plusieurs à la bibliothèque de l'Université McGill. La conservatrice de la bibl:sthèque de Westmount (Québec), est une femme, Mme Kate E. Hayes a été chargée durant quelques années de la bibliothèque de la chambre d’assemblée des Territoires du Nord-Ouest, à Régina.
Avant d’entrer dans le service administratif du Canada, il est nécessaire de subir un examen spécial. (Ces examens sont tenus une fois par année durant le mois de novembre. Le candidat doit être âgé de plus de dix-huit ans et n'avoir pas dépassé 35 ans. Une instruction ordinaire est requise. Les diplômés de n'importe quelle université du Canada sont exemptés de l’examen d’aptitudes.
Il y a 72 femmes employées dans le service administratif du Sa leurs appointements varient de 400 à 1000 dollars par année,
Les gouvernements des provinces emploient aussi des femmes 1
qui en général n’ont pas à subir d'examens d’aptitudes.
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