AGRICULTURE
D'après le recensement de 1891, il y a 11,590 fermières en Canada, Depuis dix ans, il y a eu une augmentation de 4,794 d'après le recensement de 1881. Ces femmes sont propriétaires et exploitent elles-mêmes leurs propres terres ; 252 de ces fermes sont au Manitoba, où en 1881, on n'en comptait que 71. Les femmes can: ‘iennes ont réussi en horticulture, spécialement dans la culture des pommes. Dans une famille, près de Montréal, les jeunes filles de la maison ont fait seules l'emballage de 2200 barils de pommes. Une autre exploite avec succès un verger de 2000 pommiers. Un grand nombre de femmes font le beurre et "le fromage, s'occupent de la basse-cour, du soin des abeilles, du jardin ex. potager et de la culture du houblon. Les demoiselles Hewlitt, filles de feu Thomas Hewlitt, ont leur résidence à Queenstown, comté de Queer (Nouveau Brunswick). Elles ont exploité avec succès leur propre ferme de 350 acres durant les dernières vingt-cinq années. Une partie con:idérable de la ferme est en prairies qui leur rapportent une grande quantité de foin. Elles élèvent des bestiaux, des cochons, des volailles, de: moutons, etc. ; elles cultivent des légumes pour le marché, vendent des fruits, du miel, des œufs, du beurre, du fromage, de la laine, etc.
Le journal Zee publié à Toronto, constate que les femmes
} s'occupent de plus en plus d'apiculture, travail qui leur convient très
bien.
L'Ecole de laiterie de Kingston, maintenue par le gouvernement d'Ontario, donne des cours pratiques et théoriques sur la fabrication du fromage, la séparation de la crème, les fermentations, l'épreuve du lait, l'emploi des ferments et la manière de tenir les comptes et les registres de la fabrique. Le cours le moins long est de trois semaines, le cours le plus long est de six semaines. L'examen de fabrication du beurre est ouvert à ceile qui a passé au moins neuf semaines dans la fabrique. Après ür subi l'examen, il est nécessaire de diriger une beurrerie poin obtenir un certificat professionnel. Une jeune fille de plus de 16 ans, qui a travaillé au moins une année, dans une fabrique de beurre et de fromage, perit être admise à l’un des cours les moins développés. L'admission au troisième ou plus long cours est réservée à celles qui ont travaillé au moins trois années (saisons) dans une fabrique de beurre ou de fromage. L'enseignement est gratuit. Le montant de 1 dollar est exigé pour inscription et un autre dollar pour les coiffures et les tabliers qu'il faut porter durant les heures de travail, Il est permis aux femmes de suivre ces cours ; mais elles n’y sont pas encore entrées pour suivre le cours régulier conduisant à un certificat prop'esssionnel. La raison en est que les heures de travail sont longues et qu’il y a beaucoup de choses lourdes à manier et de travaux
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rudes à exécuter. Toutefois, il est dans la province d’Ontario quelques femmes très habiles à faire le fromage tel qu’il se fabrique dans les fromageries.
Collège d'Agriculture de Guelph (Ontario). La laiterie est la seule section dans ce collège où les femmes soient admises.
Ecole d'Agriculture, Truro (Nouvelle-Ecosse). Cette école est réunie à l’école normale du gouvernement ; elle reçoit des subsides considérables. Le principal est W. H. Smith, bachelier ès sciences naturelles (Z.S.C.). Tous les étudiants de l’école normale suivent le cours de cette école. Ils étaient au nombre de 143 en 1898. Les sciences suivantes sont enseignées : biologie, sois, laiterie, jardinage, chimie agricole, art forestier, entomologie. Cet enseignement se donne sous forme de leçons ou de démonstrations au laboratoire, dans les champs ou les jardins. Des diplômes de professeur d’agriculture sont accordés seulement à ceux qui suivent un cours complet à l’école d’agricuiture. Des sess' ons d'écoles iocales d’agriculture sont tenues dans les différentes parties de la province.
Ecole d’Horticulture, Wolfville (Nouvelle-Ecosse), Directeur, M. F. C. Sears. Quarante-cinq étudiants s’inscrivirent en 1898 : on comptait parmi eux onze femmes. Comme travail pratique, on y enseigne surtout la culture des vergers. Des cours sont donnés. En général, à la fin de l’année scolaire la propagande se poursuit dans les différentes parties de la.province. Des séances d’arrosage au pulvérisateur sont données en rapport avec les leçons sur ce sujet.
L'Ecole de Laiterie du gouvernement, Winnipeg (Manitoba). Sous la direction du ministère de l’ Agriculture et soutenue par le gouvernement. Le directeur est C. A. Murray, surintendant des laiteries de la province, assisté de trois professeurs. Onze étudiants, dont quatre femmes, assistent aux séances. Un certificat d’assiduité et d'application est accordé à chaque étudiant (pour la fabrication du beurre et du fromage) qui: 1° assiste aux leçons de chaque cours ; 2° n'est pas absent de l’école durant les heures d'ouvrage sans une excuse valable. (Chaque étudiant des cours qui subit un examen satisfaisant à la fin du terme et qui donne des preuves d’habileté et de compétence dans la fabrication du -beurre et du fromage, et se montre bon gérant, en dirigeant avec succès une fabrigne, durant deux saisons après avoir quitté l’école, est parle fait même en droit d'être diplômé. Aucun droit n’est exigé des li étudiants qui viennent de la province du Manitoba. s
STATISTIQUES
L:s statistiques suivantes des professions et des carrières ne sont pas présentées comme étant complètes en aucune manière ; on a voulu simplement donner un tableau des différentes occupations,
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PROFESSIONS ET CARRIÈRES 97 autant qu’il a été possible de s’en assurer, sans y comprendre la fabrication proprement dite. Nous n'avons pas tenté de relever le
nombre considérable des commis de magasins, des demoiselles de téléphone, des sténographes, des clavigraphistes et des domestiques.