‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 55 sur 287 · LOIS DES FABRIQUES · texte numérisé non relu

LOIS DES FABRIQUES

} Le Canada a pris et prend encore, dès que la nécessité se fait sentir, toutes les précautions pour mettre à l’abri des accidents, les femmes et les enfants, dans les usines, manufactures, fabriques ou

magasins où ils pourraient être employés. Cette mesure de prévoyance s’applique à leur sûreté personnelle et collective. C’est dans ce but que deux provinces, celles d’Ontario et de Québec, qui ont de grandes industries manufacturières où il y a plusieurs mille femmes employées ont des lois spéciales qui déterminent les conditions dans lesquelles les femmes doivent être employées. L'Ile de Prince-Edouard possède aussi sa loi des Fabriques mais elle n’a jamais été mise en force. Les lois règlent ‘l’âge où les enfants et les jeunes filles pourront travailler, fixent leurs heures d'emploi ; pourvoient à l’état sanitaire des pièces de travail, interdisent l’encombrement, exigent l’installation de chambres de toilette et de lavabos. Elles s'occupent encore de la sécurité de celies qui travaillent au milieu des machines, des matières explosibles et des endroits où il y aurait danger d’incendie, etc.

Des inspecteurs de fabriques, tant hommes que femmes, ont été nommés pour veiller à ce qu'aucune infraction de la loi ne soit commise et toute contravention est passible d'amende. Ces inspecteurs font tous les ans des rapports publics dans lesquels ils rendent compte de leur travail, de l’état des bâtiments et des conditions des ouvriers qui sont sous leur juridiction, suggèrent des améliorations, donnent des avis sur la meilleure manière de faire l’ouvrage, d’entre-

À tenir l’état sanitaire des appartements si cela est nécessaire. Comme

il peut arriver des circonstances fortuites, des accidents qu’on n’a

pu prévoir, ces inspecteurs appliquent le remède plus vite et d'une

mauière plus efficace que si on attendait que le public, ‘‘ par longueur de temps’’, se rendît compte de l’état des choses. Les inspecteurs qui ont rempli leurs fonctions durant « 1elques années,

tebtert near titine a er RE onng men 2 en

division.

peinture quoi les bre toufemmes merce de engagée ince des public a ède pluiccès est 1e autre ine sorte

é se fait lents, les riques ou > de pré- ’est dans ébec, qui ‘urs mille nent les | ployées.

ques mais re où les rs heures ail, interde toilette celles qui es et des

s, ont Été soit comspecteurs

rendent itions des iorations,

e, d’entreb, Comme

u’on n’a

e et d’une

‘“ par lon-

es années,

approuvent hautement le choix de femmes comme inspectrices, car il a été prouvé que par leur entremis', on a pu remédier à bon nombre de plaintes très justes qui autrement n’eussent pas été portées ni reconnues.

On fait des recherches très minutieuses sur la manière dont les bâtiments sont chauffés ou éclairés; les inspectrices voient à ce que les femmes employées dans les départements de la vapeur, de l’électricité ou du gaz, ne soient pas sans raisons exposée au danger. On a encore fait des règlements au sujet des ascenseurs, puits de service, tr 1ppes, entrées et escaliers. Toutes les précautions sont prises pour prévenir une panique ou une crise hystérique, qui, chez les femmes nerveuses peut faire autant de mal qu’un véritable danger. Des mesures ont été proposées pour le soulagement immédiat des victimes d'accidents, en attendant qu’on puisse appeler un médecin. Un examen attentif des rapports entre patrons et employées, montre clairement que les choses vont toujours en s'améliorant. Si au seul point de vue des affaires, le patron trouve son intérêt à tenir ses employées dans des chambres bien ventilées et bien éclairées ; à voir à ce que la santé de ses ouvrières ne souffre en rien, à les secourir lorsqu'elles sont malades ou incapables de travailler, il obtiendra, en retour, par la manière dont il sera servi, la juste récompense de ses soins.

Le système de ne jamais réprimander un coupable en public et de se faire une règle de louanger généreusement autant qu’il est possible, ‘‘a pour résultat, dit un de nos manufacturiers, de faire de nos ouvrières des filles heureuses et pleines de santé et qui ne consen{iraient pas à nous laisser excepté pour se marier ”?.

-La nomination d'inspectrices des fabriques où travaillent les femmes fut obtenue sur la demande du Conseil National des Femmes. Ces inspectrices sont:—dans la province de Québec, Mme Provencher et Mme Louisa King ; dans la province d’'Ontario, Mile Margaret Carlyle, qui est, en même temps, inspectrice de magasins.

Le rapport de Mlle Carlyle nous donne un résumé intéressant de l'ouvrage des femmes employées dans les établissements industriels.

Page 1