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TERRITOIRES DU NORD-OUEST

Le système d'éducation des Territoires du Nord-Ouest est sous la direction d’un conseil d'instruction publique formé du conseil exécutif et de cinq membres nommés. Les membres additionnels ço

sont nommés par l’exécutif. Un des membres du comité exécutif à

des Territoires est nommé, par la même autorité, président du

conseil de l'instruction publique. Les membres nommés ne votent à

pas et reçoivent les honordires que l’exécutif juge à propos de leur d' LA accorder. Le président du conseil de l'instruction publique est L

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Une circonscription scolaire embrasse une étendue d'au moins vingt-cinq milles carrés, et doit comprendre au moins quatre contribuables domiciliés et douze enfants en âge de fréquenter l'école. Les genres d'écoles établies sont des écoles publiques et des écoles séparées. La minorité des contribuables dans tout district d'écoles publiques soit protestantes, soit catholiques romaines, peut y fonder une école séparée. Dans ce cas les contribuables qui ont établi une telle école ne seront taxés que d'après la cotisation qu'ils s'imposent eux-mêmes à cet effet. Deux lots deterre (1,280 acres) sont réservés dans chaque municipalité et confiés aux soins du gouvernement du pays sous le nom de terres scolaires pour aider à l'entretien des écoles. Ces terres ont une contenance d’environ 11 millions d’acres.

Un des aspects les plus graves et une des difficultés les plus pressantes du problème de l'éducation dans les Territoires du Nord- Ouest, c'est la nécessité où l’on se trouve de traiter avec des gens appartenant à tant de nationalités étrangères, groupés en colonies. L'augmentation rapide d'une population étrangère relativement ignorante présente en matière d'éducation des difficultés qui ne sont pas connues dans les autres parties du Canada. Cependant c'est par les écoles seulement que ces étrangers arriveront à faire un tout homogène et deviendront partie intégrante du pays. Dans le programme d’études il a été introduit des sujets dont la connaissance est très utile dans les relations commerciales, pour l'accomplissement des devoirs de citoyen, le soin du corps et la formation morale. On donne une attention spéciale à l’étude de la nature et à l’agriculture. Dans la plupart des écoles la nature du sol et la culture des plantes et des fleurs sont étudiées objectivement. Dans le district scolaire de Lacombe et Saint-Albert il y a de grands jardins où les élèvestravaillent. Beaucoup d'’instituteurs font suivre leurs leçons d'expériences en faisant assister leurs élèves aux travaux des champs. Dans tous les cours qui suivent le cours élémentaire, les livres d'école sont uniformes. Aucun enseignement religieux n’est autorisé dans les classes avant trois heures de l'après-midi ; alors l’enseignement religieux adopté par les commissaires est enseigné, les parents sont toujours libres de faire sortir leurs enfants à cette heure s'ils le désirent.

STATISTIQUES DE 1898

Nombre d'écoles en activité, 426 ; nombre d'élèves inscrits, 16,754 ; garçons, 8,694 ; filles, 8,060 ; assistance moyenne, 8,820 ; quotité de l'assistance, 52.69 pour cent. De tous les élèves, 28 ont atteint le huitième degré, le plus élevé présentement. ù

Période moyenne pendant laquelle toutes les écoles sont ouvertes, 159 jours ; nombre d’instituteurs employés, 483 ; 232 hommes et 251 femmes ; nombre d'instituteurs de première classe, hommes, 74 ; femmes, 42 ; deuxième classe, hommes, 118; femmes, 153; troisième classe, hommes, 40; femmes, 56 ;to ,232 hommes, 251 femmes. Coût moyen de l’enseignement par enfant, 18.45 dollars par année.

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ÉCOLES SUPÉRIEUPES ET CLOLÈGES.

QUÉBEC

Les écoles publiques de la ville de Montréal sont sous la direction du bureau de commissaires protestants, au nombre de six, dont trois sont nommés par le conseil exécutif de Québec, et trois par le conseil de ville de Montréal. Nombre d'écoles sous leur direction, 15 ; dans ce nombre il y a 12 écoles élémentaires dont une élémentaire supérieure, et 2 écoles supérieures, une pourles garçons et une pour les filles. Le bureau accorde aussi des subventions à deux autres écoles, l’école modèle McGill et l’école du jour du baron de Hirsch.

Sept des femmes enseignant dans ces écoles ont des grades universitaires ; presque toutes les autres, des diplômes d'école normale. Des classes d’art culinaire ont été établies dans les écoles et beaucoup de filles des écoles publiques y assistent. Le S/oya est enseigné dans les écoles supérieures de garçons et les écoles modèles ; dans les écoles supérieures de filles, on enseigne la couture et l'économie domestique. Le bureau a des kindergartens rattachés à ces écoles.

L'école supérieure de filles (fondée en 1875) avec un nombre d'environ 500 élèves est la seule école séparée pour les filles dans la ville. La classe des graduées passe l’examen à l’université McGill pour le certificat d’associée ès lettres et ès sciences qui correspond à l'inscription universitaire. Un grand nombre des femmes graduées de l’université McGill ont reçu leur formation à cette école.

STATISTIQUES

Les écoles modèles protestantes et les académies (y compris les écoles supérieures de Québec et de Moutréal), avaient à Montréal, en 1899, 9,049 élèves inscrits, filles et garçons, en nombre presque égal. Nombre des instituteurs employés, hommes, 42, femmes, 224 ; total, 264. Appointements les plus élevés payés à un homme, 3,000 dollars; les plus bas, 600 dollars ; Appointements les plus hauts payé: à une femme, 900 dollars, le plus bas, 275 dollars. Appointements moyens des instituteurs, 1,376 dollars ; appointements moyens des institutrices, 418 dollars. Nombre d'écoles modèles dans la province en 1899, 52 ; nombre d’académies en 1899, 29; nombre d'élèves inscrits 9,223. En 1898, nombre d’instituteurs ayant certificats, 68; Appointements moyens, 824 dollars ; nombre d’instituteurs sans certificats, 10 ; appointements moyens, 733 dollars. Nombre total d'hommes enseignant aux écoles modèles et aux universités, 78; de ce nombre, 30 enseignaient aux écoles modèles et 48 aux académies, Nombre de femmes institutrices ayant certificats, 215 ; appointements moyens. 3o1 dollars ; nombre d’institutrices sans certificats, 13 ; traitement moyen, 306 dollars ; nombre total des femmes aux écoles modèles et aux académies, 228 : de ce nombre 106 enseignaient aux écoles modèles et 122 aux académies.

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Ecoles supérieures et collèges. — Actuellement, aucune de ces institutions n’est sous 1? direction d'une femme ; cependant il y a quelques années une femr : remplissait les fonctions de principale dans une des écoles supérieures. Les sujets enseignés par les femmes sont les mêmes, règle générale, que ceux enseignés par les hommes; cependant elles ont peut-être une préférerice pour les langues modernes. Dans les dernières années, la tendance a été de réduire l’écart entre les les femmes recevaient des appointements inférieurs de plus de moitié appointemeñts des instituteurs et ceux des institutrices. En 1875 à ceux des hommes ; aujourd’hui les institutrices d'écoles publiques reçoivent des appointements équivalant aux trois quarts de ceux des instituteurs. Dans toute la province, les plus hauts appointements payés à un homme sont de 2,500 dollars, à une femme 1,500 dollars ; les plus bas appointements, homme, 185 dollars; femme 150 dollars.

STATISTIQUES

Nombre de collèges, 57 ; nombre d'écoles supérieures, 93 ; total, 130 ; nombre d'élèves inscrits, garçons, 11,942 ; filles, 12,448 ; total 24,390. Assistance moyenne 14,714. Environs 42 pour cent des élèves sont des enfants de fermiers, 22 pour cent, d'artisans ; 25 pour cent, de marchands; 11 pour cent, de gens de professions.

Nombre de professeurs dans les collèges et les écoles supérieures, 571 ; hommes, 477, femmes, 94. Appointements moyens des professeurs (hommes et femmes) dans les écoles supérieures et les collèges, 916 dollars ; des femmes professeurs aux écoles supérieures et aux collèges, 696 dollars, Sur 94 femmes professeurs, 43 ont des grades universitaires ; la plupart d’entre elles ont reçu leurs grades des collèges Victoria et Queen à Toronto. Les plus hauts appointements payés à un professeur (principal) sont de 2,500 dollars à une femme (assistante), 1,500 dollars. Nombre de femmes enseignant dans les collèges, 39 ; appointements, moyen des femmes professeurs dans Îles collèges, 822 dollars ; le plus haut traitement 1,500 dollars ; nombre de femmes professeurs dans les écoles supérieures 55 ; traitement moyen, 610 dollars, le plus haut traitement, 1,100 dollars. Coût moyen par élève sur l’assistance totale, 29,55 dollars ; sur l’assistance moyenne 48.66 dollars.

NOUVELLE-ECOSSE

Il y a 18 académies de comté dans la Nouvelle-Ecosse. Cellesci ont une très haute réputation comme écoles secondaires. Nombre de professeurs dans les académies, 51; 40 hommes et 11 femmes. Nombre d'étudiants d'écoles supérieures 1,768 ; 830 garçons, 938 filles. Nombre d'étudiants d'écoles supérieures qui se sont présentés à l'examen de l'école supérieure provinciale pour obtenir des certificats d'instruction d'école supérieure en 1899, 1,164 garçons, 2,140 filles. Coût moyen par élève pour toutes les écoles en 1898, 15.06 dollars par année.

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