CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME
Cette communauté fut fondée par Marguerite Bourgeois, qui vint au Canada en 1658. Son but était « instruire les jeunes filles des colons français, et aussi d'enseigner les jeunes filles et les femmes sauvages et de s'occuper d'elles. En 1676, il fut ouvert des écoles dans des cabanes d’écorce. Plus tard, les écoles furent transportées dans deux tours de pierre, qu’on peut voir aujourd'hui encore sur les terrains du grand séminaire, rue Sherbrooke, Montréal. En 1671, fut ouverte dans une cour de la rue Notre-Dame, un pensionnat pour les jeunes filles des militaires, des fonctionnaires civils et des colons les plus à leur aise. La maison mère de la communauté fut transportée sur la pente ouest du Mont-Royal mais elle fut détruite par le feu, et les religieuses retournèrent alors temporairement au
bâtiment historique de la rue Notre-Dame. En 1854 fut établi le principal établissement éducation de la congrégation à Villa-Maria, près de Montréal, dans l’ancienne résidence vice-royale de Lord Elgin, counue alors sous le nom de Monklands. Cette communauté compte au Canada 112 maisons, où le nombre total des élèves est de 27,092.
La maison mère garantit la capacité des religieuses. Pendant leur noviciat, elles reçoivent une éducation spéciale qui dure de deux à ‘rois ans. Pendant les vacances d'été, il est tenu des réunions d’institutrices dans les grands centres, tels que Montréal, Ottawa, Québec, ou dans des villes des Etats-Unis. Le cours d'instruction commence avec le kindergarten et conduit l'élève par les différents degrés, jusqu'aux classes supérieures et classes de graduées, qui correspondent parfaitement à la première et à la deuxième année du cours universitaire. À celles qui désirent prendre une éducation :ommerciale, on donne un cours complet dans les mathématiques, avec sténographie, clavigraphie et tenue des livres. Il y a des facilités spéciales pour l'étude de l'espagnol, de l'allemand, de l'italien, du français et du latin. Le latin est enseigné après le cours iutermédiaire. Les certificats accordés par la congrégation de Notre-Dame permettent aux graduées, de recevoir les honneurs académiques et avec quelques études additionnelles, de prendre les grades des universités américaines et canadiennes. Dans tous les couvents de la congrégation, la musique est une spécialité et les méthodes employées dans l’enseignement sont les mêmes que celles du Conservatoire de musique, où plusieurs élèves de la congrégation ont remporté de grands honneurs. On enseigne la couture dans toutes ses variétés depuis la dentelle la plus délicate jusqu'à la couture des robes et l’usage de la machine à coudre. Les classes d'art sont dirigées par des professeurs de talent et les élèves y apprennent la peinture des aquarelles, la peinture à l'huile et la peinture sur porcelaine. Il est aussi donné des leçons d'art culinaire.
Dans les établissements les plus considérables, il y a une bibliothèque et un musée. Les rétributions des élèves varient suivant les circonstances. Dans tous les couvents, l'instruction est gratuite pour un certain nombre d'élèves ; à d’autres on ne demande qu’une rétribution purement nominale. On recommande de garder secrètes les faveurs ainsi accordées.
Sur l'autorisation du gouvernement local, les religieuses ont ouvert en 1899 une école normale, dans la rue Notre-Dame, Montréal. Les élèves doivent toutes être pensionnaires ; elles reçoivent instruction dans toutes les matières anglaises et françaises. Les inspecteurs du gouvernement font subirles examens. S’acresser à la R. M. Sainte-Sabine.
4 Pme, D = en re Nn "=