INSTITUTIONS D'ÉDUCATION DE L'ORDRE DES URSULINES
Monastère des Ursulines, Québec.— Bien que l’on doive à Mme de la Peltrie le commencement de cette grande œuvre ainsi que les premiers fonds, il n’en est pas moins vrai qu’à la première supérieure des ursulines, Marie de l’Incarnation, est surtout dû le succès de cette grande entreprise. Le premier couvent fut détruit par le feu en 1650 ; rebâti sur le même emplacement, il fut de nouveau réduit en cendres en 1686, et reconstruit. Une portion de l’ancien bâtiment fait partie du célèbre monastère tel qu’il existe aujourd’hui. Cette institution vénérable, siège du savoir et de la culture intellectuelle, est la plus ancienne du Canada, et pendant toute sa longue carrière, elle s’est maintenue à la hauteur de sa réputation. Les recettes proviennent des rétributions payées par les élèves, des revenus des biens fonds légués par Mme de la Peltrie et quelques autres personnes charitables. Les subventions du gouvernement sont seulement pour l'école Normale et les écoles d’externes qui sont sous la gestion des commissaires. Chaque année, la communauté accorde un certain nombre de bourses. Les pensionnaires et les externes sont en tout 612. L'école Normale est sous la direction des ursulines ; ily a 132 élèves, et dans l'école mudèle, 302. La communauté compte 80 religieuses. S'adresser à la R. M. Sainte-Antoinette.
Trois-Rivières. — L'histoire de ce monastère, comme celle du précédent, est des plus intéressantes; elle nous reporte aux premiers jours de la colonie. La fondation eut lieu en 1697. Il y eut des temps de privations, dont on a de la peine à se faire une idée. Notons, par exemple, la difficulté de faire venir des livres de la mère patrie. Ceux
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qu'on en recevait en très petit nombre étaient considérés si précieux qu'on les plaçait sur des pupitres où lesélèves, tour à tour, venaient étudier la leçon du jour, et, de peur qu'ils ne fussent quelque peu endommagés, la maîtresse seule avait le privilège d'en tourner les ages.
sé: Le couvent des ursulines de Trois-Rivières est soutenu par le revenu provenant d'un legs de Mgr de St-Valier en l’année 1697, et des rétributions payées par les élèves, et par les fortunes privées des religieuses. Il y a 36 religieuses qui s'occupent de l'enseignement ; elles ne reçoivent aucun traitement. Le nombre des élèves est de 600, et, grâce à la générosité des religieuses, seize d’entre elles ne paient aucune rétribution. Ces jeunes filles seront ainsi à même de gagner ensuite leur vie, en qualité de commis ou d'institutrices. On accorde des diplômes. S'’adresser à la R. M. Marie de Jésus.
Stanstead.—-Ce monastère est une autre succursale de la maison mère à Québec et fut fondé en 1884. Le cours d'études est le même et le nombre des élèves est de 135. La communauté se compose de vingt religieuses. S'adresser à la R. M. Sainte- Eulalie.
Roberval.—Le monastère fut fondé en 1882, par un petit nombre de religieuses missionnaires venues de la maison mère à Québec. Les ursulines furent entre les premiers colons qui s’établirent dans la contrée du lac Saint-Jean, et elles ont fait beaucoup pour la prospérité temporelle et spirituelle de la population. Les pensionnaires et les externes sont au nombre de 185. Les ursulines tiennent aussi une école industrielle, qui est jusqu'à un certain point une école d'agriculture. Elles enseignent aux jeunes femmes le tissage, le filage, la couture des robes, l’apiculture, le soin de: vergers et l'emballage des fruits.