‹ Les femmes du diableChapitre 1 sur 59 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

A quoi bon tailler sa plume pour dessiner ces silhouettes qui rient, pleurent ou grimacent? Vous avez bien raison. Le ciel est si beau là-bas, vu des forêts où siffle le merle, du versant des montagnes où la vigne suspend ses mamelles pleines d’or et de pourpre, du sentier ombreux où la méditation vous prend par la main et vous entraîne au doux pays des songes! Mais j’avais vingt ans, j’aimais le sentier qui mène aux coulisses, j’ai voulu juger la nature par son masque, j’ai secoué la poussière — la poudre de riz — qui dérobe toutes ces figures de comédie et d’opéra. Tout le monde alors écrivait son roman intime, j’ai écrit le roman de la Camargo. — Quoi! elle avait un cœur! s’est-on écrié. — Et j'ai répondu par le roman de Sophie Arnould , — des romans historiques ceux-là ! Et les directeurs de journaux m’ont dit : « Encore un conte que vous contez si

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