‹ Les femmes du diableChapitre 2 sur 59 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

— Tu vois la Guimard? Moi je reconnais Sophie Arnould qui cherche à placer un mot contre Adèle Dervieux. — Ah! l’esprit du temps ! le temps de l’esprit ! — Ces mots d’outre-tombe sont plus vivants que les mots de Ceritto. — Et de nos Chamforts et de nosRivarols de 1850 : combien de nos beaux-esprits qui vivent des miettes de la table de Sophie Arnould !

Et nous dévidâmes le chapelet de perles vraies ou fausses de toutes a ces femmes du diable, b M ais le fil se rompait à chaque instant dans nos mains. Il n'y a pas d’histoire de l’Opéra. On trouve à peine çà et là une page détachée, — et encore est-elle à moitié rongée par les rats. — Les rats de l’Opéra n’ont point intérêt à laisser vivre leurs annales.

J’ai donc écrit quelques pages de cette grave histoire dont l’origine se perd dans les mille et une nuits. Je compte que ce travail de bénédictin me conduira à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, où je lirai un Mémoire pour expliquer ce titre : les Femmes du Diable.

Disilizedby

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