‹ Les femmes du diableChapitre 23 sur 59 · CARLINE · texte numérisé non relu

CARLINE

Son nom indique assez qu’elle était du Théâtre- Italien. Je la vois avec la Dugazon, la Saint-Aubin et les deux Renaud, Rose et Sophie. Les hommes sontMichu, Chenard, Trial. Elle avait le jeu trèsfin et très-original; la critique de 1790 dit qu’elle « rend piquants tous les rôles dont elle se charge. »

Le temps des Carlines s’en allait. Carline s’appellera bientôt Caroline.

Adieu Carline, mais quand reviendras-tu?

LA CHATEAUFORT

Le Palais-Royal, qui a vu naiire la Révolution sur le tabouret de Camille Desmoulins, qui vit mourir la Révolution dansla cravate desincroyables de Fréron , avait un Cirque musical où l’on allait enlendre tous les jours le concert, le grand concert, dont la grande cantatrice était mademoiselle Châteaufort.

On n’y donnait que du Cimarosa, du Pergolèse, Haydn, du du Gluck, du Méhul, du Grétry, du Paësiello.

C’est comme une première épreuve des con-

HO

cerls des Champs-Elysées, où se retrouvait la compagnie qui pouvait vivre encore Paris. Il ne manquerait aù concert des Champs-Elysées de 1866, pour ressembler au Cirque du Palais-Royal de 1792, qu’une Châteaufort, une Ballassé, une Rosine. On finissait le concert par un bal dont Viotti et Rode étaient comme le Strauss et le Musard.

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