‹ Les femmes du diableChapitre 27 sur 59 · ADÈLE DERVIEUX · texte numérisé non relu

ADÈLE DERVIEUX

Quand on représenia/es Courtisanes de Palissot, celle-ci se montra toute provocante au balcon : « Voilà de belles courtisanes! dit-elle tout haut. Quand j’avais quinze ans j’avais déjà plis tous les cœurs de l’Opéra. »

« Elle dansait à l’àge dix ans dans les Champs- Élysêes de l’opéra de Castor et Pollux. Je trouve à Hébé-Dervieux, disait Grimm, l’air un peu commun, avec l’éclat et la fraîcheur de la première

jeunesse, ze qui ne l’a pas empêchée de gagner

■m LES FEMMES DU DIABLE

déjà des diamants. Elle vient d’acheter une maison rue Sainte-Anne, qu’elle a payée soixante mille livres; elle en dépensera autant en embellissements, et j’aurai l’avantage inestimable d’être son voisin quand elle donnera à souper à M. Dorât. Elle joua et chanta il y a quelques années le rôle de Colette, dans le Devin du village, avec beaucoup de gentillesse; et personne ne dansa mieux à sa noce qu’elle-même : c’est là l’époque de sa célébrité. »

C’était son cent et unième mariage.

Un adorateur rebuté suppliait mademoiselle Dervieux de lui faire au moins l’aumône d’une belle nuit constellée d’amour : « C’est impossible, monsieur; j’ai mes pauvres, » lui dit-elle en le jetant à la porte.

Mot devenu historique !

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