‹ Les femmes du diableChapitre 32 sur 59 · MADEMOISELLE FEL · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE FEL

Mademoiselle Fel remplissait fort souvent deux rôles : un soir du 13 février 1747, elle eut deux succès mémorables dans le ballet de Y Année galante, où elle se montra un Agénor ravissant dans le prologue, et une Flore délicieuse dans l’entrée du Printemps. Elle émerveilla jusqu’à Jéliotte; qui remplissait en face d’elle deux rôles divers, unJZéphyre et un Bacchus.

Mademoiselle de Camargo, héroïne principale de la pièce, se montra quelque peu jalouse de

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mademoiselle Fel. Un pas de plus, elle lui aurait enlevé son banquier, son abbé et son journaliste.

Le journaliste, c’était Grimm.

En ce beau temps, l’Opéra ne traitait pas en financier ses grandes pensionnaires. L’illustre Camargo n’émargeait que quinze cents livres par an ; — mademoiselle Fel touchait cinq fois moins ; — mais La Popelinière sauvait tout.

Après M. de la Po-pe-li-nière ce fut le peintre La Tour. Il y a là toute une comédie qui fut jouée au Louvre, salon des pastels, à une soirée de M. le comte de Nieuwerkerke, par M. Leroux de la Comédie-Française,mesdemoiselles Judith et Marie Garcia, paroles et musique de M. Arsène Houssaye.

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