MADEMOISELLE HEINEL
Dix-huit ans, deux beaux yeux bien fendus,
deux belles jambes qui portent une statue vivante,
voilà comme elle arriva de Vienne à Paris. Elle
débuta, à l’Opéra dans la danse noble, a on lui a
trouvé une précision, une sûreté, un aplomb, une
noblesse comparables aux talents du grand Ves-
tris. Les connaisseurs en danse prétendent que
mademoiselle Heinel, dans deux ou trois ans d’ici, ¥
sera la première danseuse de l’Europe, et les connaisseurs en charmes se disputent dès à présent la gloire de se ruiner pour elle. »