SCÈNE III
Les Mêmes, DUHAMEL, velu .> la dernière tno<fr, U lorgnon oant l'a il et te stick d la main. — A ta rue de ttuhamel sortant des appartements, Philippe est allé ouvrir la porte de sortie, mais /topique!
pousse tout t coup une exclamation de surprix qui fait retourner Duhamel.) ROPIQCET. Mais non!... je. ne me trompe pas... c’est bien loi... un ancien cainaraie.
nu h.\\u:l, te reconnaissant et tenant à lui. Ropiquct!
ROPIQUET. Duhamel !... Ah! bien, par exemple, si je m'attendais ii te rencontrer ici ! . .
Huiamel. Lt moi donc.. . je te croyais en plein Di, ou !
ROPIQUEÏ. J’en arrive!
Duhamel. Es-tu toujours professeur de phil’Wiphic?
BOPiQt et. Toujours!... sur !e terrain de nos éludes. .. dans la même salleoù nous dormions jadis au nez du j*rofis.-eur... que je remplace, par parenthèse ; c’est moi qui endors les élèves, maintenant! Ainsi va le monde... Et toi?
Duhamel. Docteur, cher ami.
Ru piquet. \h ! je te fais mon compliment !
Duhamel. Médecin des dames.
ROPIQUET. Ah bah 1.
DUHAMEL. D me fallait une spécialité...
j'ai pns celle lit, comme une des nie dieu rcs. . . Il n’y a que les femmes pour lancer une réputation.
ropiquct. IA !.. . juste ce que je disais ce matin ;i mon jeune ami, Gustave Didier, un prix de Rome.,. (Tri^bas.) lin grand taie. u! (liant ) Le Ms d’un de met anciens confrères...
Duhamel. Monsieur... enchanté... i G asiate s'tnc'ine.)
ROPlQUer. (je cher Duhamel!.,. Alors te voilà eu v.tie de faire fortune... hein?
DUHAMEL. Ali! j’.1i Végété longtemps...
fort inconnu et fort pauvic... l'un ne va pas sans l'autre.
ropiqi'LT, à Gustare. Tu entends!
DUHAMEL. Enfin je perdais roui âge, lorsqu.- le lia-ard m»* fit connaître une came du monde, tmdanie de Lestrelle.
ROPiQUF.r. Chez qui nbtis venons!,., oh !
fctast sittgu ior !. ..
DI'HAmel. Excellente jursutifiè !. .. lancée dans tout ce que Pari-* à db plijs riche et ne jteiKiiit qu’a employer son crédit à faire des iicUreiiv.
ropiquet. c/est chariharti!...
Dt’Il iMEL Elle a ciaighé ille prendre en affection, cl c a parlé de nvd R une de ses amies, puis % une autre, et. eh moins d‘un an, j’atai* une clientèle maghifi jile!
RMPtqi'RT; transpArii, 0 Gh>t<ue, Vni i !
vbilft l'idïa.rc!... Tu entends!
Duhamel Aussi je mi ne une existence délicieuse. L’hiver cp sont le» hais, les concerts, les spectacle je suis de mules Tes fête*, de toutes les réunions, je vais partout, surveillant tues adorables cliente-..
Ai» de Uivlame Favori.
Pour les plai»ira toujo ir« ardente*.
Du «prive suivant la loi,
Ka-un * frète*, itupruJ. ntes.
Que d.-vn-ndraieni e'tes «an* moi ?
Oui, ma sr-ence ®»t U qui le* prvttge Contre l'Iiiyar al fixant,
Contri* I» froid, le bronilLird *t la neige,
San* oublier .. !••* opéras nonveauit
Oui, je romUat» et le froid el Ij neige,
San* oublier les opéras nouveaux !
ROPIQUCT. J’avais toujours dit que tu étais un garçon de g.'-nb* !
GUSTAVE, « part, fl me fait l’effet d’un charlatan !
DUHAMEL. L’éié, ah ! l’été c’est différent !
le» rhumes et la grippe nous donnent campo.
HOPJQUBT. Ce>t la morte sui-on pour toi ?
Duhamel. Eh bien !... au contraire, c’est pendant l’été que mon astre brille de tout son éclat.
Ropiquct. Bah ! ...
Duhamel. L'été j ‘envoie tontes mes clientes à GralVeiiiberg
ROPiqiet Graffomberg !... Ah!... en Allemagne?
Dihamkl. Une délicieuse vallée, dans laqurllo j’ai fondé un éiahüsseiueet cpii fait fureur parmi le monde élég -ni ! .l’ai justement >ur moi quelques prospectus... (/( les lui donne.) Tu bras ç.» Il tes moments perdus, et, de retour à Drjon.iu les distribueras aux dames de ta connaissance.
ROPiQl'tT. Avec le plus grand plaisir!...
Et de ton côté, cher ami, je vois que tu peux nous être fo«t utile!...
DUHAMEL. E-u-ce que to viens solliciter ?
ROPiQftT. Pas pour moi. mais pour Gustave Figure-toi que ce brave garçon en revenant de Rome s’est avisé de louer un atelier dans le faubourg Saint Jacques... au cinquième étage. .. et de s’y enfermer avec sa patelle.
Duhamel. Monsieur travaille à quelque chef-d'umvre ?
ropiqi Et. Oui, et à tnoor’r de faim par la même oc asion ; ignoré, inconnu connue lu l’étais jadis. J’ai appris ça à Dijon. Alor s
je me suis dit : Ropiqnet, mon bonhomme, tu es reçu chez le pré et, chez le receteur des contributions... vite, demande à leurs femmes des lettres pour quelques-unes de leurs amies de Paris .. des grandes dames !
Dt iiAitEL. Excellente idée.
BOP1QUET. Les maris promettent et ne ticrn nt pas... mais les femmes... tu sais ce qu'elles peuvent, toi ! Et dès le Umdemaiu je montas dans le» troisièmes, ma valise ••ous le liras, comme un philosophe à dix-huit cents francs... et me voilà!...
Duhamel. Vous ne pou vies mieux débuter.* Madame de L- strele vous accueillera, je n'en doute pas, ave cette bonté qui la distingue.
ROPiQi’ET. l u m»* combles de joie.
Gustave. Mais alors, mon ami, si vous pr- Iriez de h «b igeanee de monsieur, pour tâcher d'abréger un peu... l'antichambre.
ropiquet. Ali!... oui, dis donc, si c’est possible ..
Duhamel. Très-bien!...
ropiquet. lit tu sais... tes prospectus...
je ré omis de leur succès à Dijon !
DlitAMiL. Philippe... faites donc entrer
ces messieurs...
ropiquet, enchanté, à Gustave. Tu vols, ça y est t
DUHAMEL. Dans le salon d’attente.
Philippe. Oui, monsieur le doefiur.
ropiquet. Comm-nt!... le salon... d’attente!... mais je te demandais... (On sonne du dehors.)
duhamel. Adieu, mon ami. ..je suis fort pressé, mais nous nous reverrons...
RoriQUEr. Sans doute. .. mais j’aurais désiré...
nu Ha Al il, à Gustave. Bonne chance, monsieur, et an plaisir de nous retrouver ensemble.
ropiquet. Un mot, Duhamel, un seul mot.
DUHAMEL. Silence ! J’aperçoK nne de mes plus richi'S et de mes plus aimables clientes. (Pendant ce qui précède, Phdippc a ouveit la parte du fond et la Duchesse entre.)