JULLY
Lainh, Lacroix, Degault, Perney, commissaires. Arch nat., V 4673.
l86 LES FEMMES ENCEINTES DEVANT LE TRIBUNAL
Marie Combe, marchande mercière, âgée de 32 ans, née à Annonay, dans TArdèche ;
Elisabeth-Joséphe Bélisa-Bastin, âgée de 24 ans, née à Strasbourg, aspirante à l'Opéra, demeurant à Paris, 63, rue du Faubourg- Montmartre ;
Françoise-Elisabeth Berthelemot, âgée de 3o ans, de Tannay, dans la Nièvre ;
Et Elisabeth-Louise-Françoise Bridan, âgée de 28 ans, demeurant rue Saint-Benoît, n° 20, incarcérée successivement le 11 août 1793 ^ à
i Voici le rapport de police sur la perquisition faite chez la citoyenne Bridan, le ii août 93.
Aujourd'hui, dimanche, onzième Jour d'aousi 1798, Van 1 de la République française, une et indivisible, à l'heure d'onze du matin, nous Jean-Baptiste Dournel, commissaire de police de la section du Temple, sur la réquisition qui nous a été faite par le citoïen Dossojiville, porteur d'un ordre émanant du Comité de Sûreté générale de la surveillance de la Convention nationale, en date du 7 du présent mois..., portant que la citoyenne Bridan, demeurant à Paris rue Saint-Benoit, sera mise en état d' arrestation et conduite au Comité de Sûreté générale..., après perquisition faite dans son domicile, nous nous sommes transporté ^ accompagné du citoyen Dossonville, rue Saint-Benoit en la maison n^ 10..., nous y avons demandé la citoyenne Bridan, laquelle s'était présentée à nous, nous lui avons donné lecture de Vordre du Comité de Sûreté générale de surveillance ci-dessus daté, d'après lequel nous lui avons déclaré qu'en vertu d'iceluy nous la mettions en état d'arrestation, et que nous allions, en vertu du même ordre, procéder dans ses meubles et effets à la perquisition ordinaire, à quoy elle nous a répondu qu'elle était prête à nous faire l'ouverture des armoires, commodes, secrétaire et autres...
Perquisition faite dans un secrétaire ayant sept tiroirs, ledit secrétaire de bois de noyer, dans le troisième tiroir
Sainte-Pélagie, le 25 janvier suivant à Saint- Lazare, et le II février à la Petite-Force ^
Condamnées à mort le 27 thermidor an II, par le Tribunal criminel du département de la Seine, elles se déclarèrent enceintes, obtinrent un sursis et furent envoyées à l'hospice du Midi.
Le 19 pluviôse an III, elles étaient transférées à l'hospice de l'Archevêché ^ Elles ne devaient y rester que quelques semaines. Dix jours après leur entrée à l'hospice, les femmes Bourgoin, Bélisa-Bastin, Berthelemot et Bridan adressaient aux membres du Comité de Législation le long rapport qui va suivre pour obtenir leur élargissement.
d'iceluy, nous avons trouvé une reconnaissance souscrite le 20 juillet 1793 par le citoyen Juillet au profit du citoyen Paumier de la somme de i ooo livres restant de plus grande somme que le citoyen Paumier avait prêtée au citoyen Juillet fils, laquelle reconnaissance nous ayant paru suspecte, nous avons saisie, pour être remise au Comité de surveillance de la Sûreté générale de la Convention... {signé) Biudan, DossonviLLE, DouRNEL, Commissaire de police. Arcli. nat., F"' 4617. ^ Arch. de la Préfecture de police, carton 4, pircc 176 et carton 17, pièces 399 et 400,
- Lettre du concierge de l Archevêché à Fouquicr-Tinville, du 19 pluviôse an II/. Arch. nat., W 84.