‹ Les femmes, le jeu et le vin (volume 2)Chapitre 11 sur 17 · C6 RIEN DE TROP · texte numérisé non relu

C6 RIEN DE TROP

Emma ouvre la lettre de laquelle s'échappent d'abord deux billets de banque de mille francs chacun.

— Bon Dieu! des billets de banque! s'écrie la vieille dame. Oh! j'étais bien sûre, moi, que Victoriu ne nous avait pas entièrement abandonnées... La lettre est de lui, n'est-ce pas, mon enfant?

— Madame, je ne vois pas de signature...

— Mais enfin on a écrit... Lisez, lisez vite...

La jolie Emma lit avec émotion le billet suivant : « En apprenant votre infortune, on s'empresse de vous envoyer sur-le-champ ce léger secours; ne le refusez pas, et ne soyez pas inquiètes sur votre avenir: tous les six mois vous en recevrez autant, jusqu'à ce que l'on puisse faire mieux. »

— Ah! quel bonheur... Et il n'y a point de signature ?

— Non, madame.

— Mais vous devez reconnaître l'écriture de votre frère Yictorin?

-—Non.», ce n'est pas l'écriture de mon frère..» Celle-ci m'est entièrement inconnue.». Vous croyez donc, madame, que ce secours nous vient de Yictorin?

— Maisj assurément! Quel autre que lui pourrait nous envoyer cette somme et nous en promeltre autant tous les six mois... Ce n'est là, cerlainement, qu'un faible à-compte sur ce qu'il a à vous, mon enfant:

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