Idée folle, rêve
Et dans vos visions, savez-vous, s'il vous plaîl, Que j'ai pour Henriette un autre époux tout prêt
LFem. sav., lY,
^. ARISTK.
Cela croît tous les jours...
Mais, encore une fois, reprenons le discours i. Clitandre vous demande Henriette pour femme ; Voyez quelle réponse on doit faire à sa flamme.
CHRYSALE
Faut-il le demander? J'y consens de bon cœur, Et tiens son alliance à singulier honneur.
ARISTE
Vous savez que de biens il n'a pas l'abondance. Que...
CHRYSALE
C'est un intérêt- qui n'est pas d'importance : Il est riche en vertu, cela vaut des trésors , Et puis, son père et moi n'étions qu'un en deux corps 2. -
ARISTE
Parlons à votre femme, et voyons à la rendre Favorable...
CHRYSALE
Il suffit*, je l'accepte pour gendrs.
ARISTE
Oui ; mais pour appuyer votre consentement, Mon frère, il n'est pas mal d'avoir son agrément Allons...
CHRYSALE
Vous moquez- vous ? il n'est pas nécessaire, Je réponds de ma femme, et prends sur moi l'affaire.
ARISTE
Hais...
CHRYSALE
Laissez faire, dis-je, et n'appréhendez pas".
1. « Il ne parait pas qu'aux yeux d'ArisIe, ni de Clirysalc, la folie de Bélisf ire à conséquence. Avec quelle sérénité ils reviennent, après cet incident comique, aux affaires sérieuses! » (EH. Belin.)
2. Ce mot dans la langue du dix-septième siècle a des acceptions très variées. Il signifie ici considération qui intéresse une personne.
En quel (rouble mortel son tntérd nous jette.
(Racinu, Androm.)
3. Chrysale fait passer l'amitié avant l'argent. Cette générosité de son cœUT le relève de la fainlrsse de son carartèrc et de la viilgririté de .son esprit. « Il n'est pas incomp.itible qu'une personne soit ridicule en de certaines choses, et honnête liomme en d'autres. » (Moi-iiinB.J
4. C'est l'Lahitude des gens faibles de ne pas vouloir prévoir les obstacle?, pour s'éviter la peine de songer aux moyens ne les vaincre, — peut-être aussi pour ne pas pressentir leur défaite.
B. Ce verbe ne s'emploie guère absolument.