Mendier. Cf. Tart., V. i
Et moi qui l'ai re{u gueusant et n'ayant rien.
4. Ce mot, qui s'emploie surtout dans le langage théologiqiie où il signifie véril* révÉb'e a dans la langue philosophique le sens Aa point de doctrine établi, incontesté,
5. Molière emploie très souvent ce pronom neuti-e pour lequel, lesquels, etc, Cf. Tart., III, m :
Ce n'est pas le bonheur après quoi i& soupir«.
TRISSOTIN
Vous avez le tour libre et le beau choix des mots.
VADIUS
On voit partout chez vous r?7/tos et le pathos^.
TRISSOTIN
Nous avons vu de vous des églogues d'un style Qui passe en doux attraits Théocrite et Virgile.
VADIUS
Vos odes ont un air noble, galant et doux,
Qui laisse de bien loin votre Horace après vous».
TRISSOTIN
Est-il rien d'amoureux comme vos chansonnettes?
VADIUS
Peut-on rien voir d'égal aux sonnets que vous faites?
TRISSOTIN
Rien qui soit plus charmant que vos petits rondeaux ^ ?
VADIUS
Rien de si plein d'esprit que tous vos madrigaux?
TRISSOTIN
Aux ballades* surtout vous êtes admirable.
1. Termes employés dans les rliétoriqiics anciennes pour désigner les mœurs {ffioi) et lapnsxions (ità9.;). Celte prononciation de l'êta, {i tlios) nous prouve qu'en France, à crtte époque, on ne prononçait pas le grec à la façon érasniienne.
2. Cf. Eloge de la folie. « Rien au monde n'est si plaisant que de voir des ânes s'entregratler, soit par des vers, soit par des éloges qu'ils s'adressent sans pudeur. Vous surpassez Alcée, dit l'un; et vous Callinique, dit l'autre; vous éclipsez l'orateur romain ; et vous, vous efTiicez le divin Platon. » Tout ce passage est d'ailleurs imité d'Horace. (Voy. Ep., II, ii, vers 95 et suiv.)
3. Le rondeau peut être écrit in vers de huit ou dix syllabes. Il est écrit sur deux rimes. Il contient dans son ensemble treize vers et se compose : l" de trois strophes, dont la première et la troisième ont chacune cinq vers, et dont la seconde a trois vers ; 2° d'un refrain, que conslilucnt le premier mot ou les premiers mots du premier vers, et qui s'ajoute sans que ses syllabes finales riment avec rien^ au bout de la seconde et de la troisième strophe. ^Th. db Banville.) Voici un exemple de rondeau :
I/Amotir, qui Ac, tout sens me prive, Fit ma raison voiri' captive; Oi"!"! lin soupçon pri« par malheur Me combla l'cspril de iloiileiir Et d'une tristesse excessive :
Une humeur jalnuse et craintive Se mit dan$ votre Ame plaintive Et pensa chasser de mon cœur
L'Amour.
Mais si jamais cela m'orrive, Je consens que l'on me poursuive Par toute sorte de ritruenr: Je ne peux plus vivre en longueur; Meure la jilousic, et vive L'Amour !
(Voirunn.)
4. La balladi' peut être écrite en vers de dix ou de huit syllabes. La ballad*