‹ Les Ferments Lactiques dans l'auto-intoxication et dans les affections intestinalesChapitre 20 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° A l’état normal il existe dans l'intestin un équilibre biologique entre les diverses espèces microbiennes et cet équilibre correspond à l'état de santé.

Les diverses espèces microbiennes peuvent se ramener à deux groupes principaux :

A. Les agents de fermentation des hydrocarbonés ;

B. Ceux des albuminoïdes.

À la faveur d’une cause occasionnelle quelconque on observe une modification de la flore intestinale caractérisée surtout par l’augmentation des germes des albuminoïdes et par la diminution des germes des hydrocarbonés.

Et cette rupture de l'équilibre microbien répond à l'état pathologique.

La prédominance des germes de putréfaction

ET" Re entraîne la transformation des albuminoïdes en produits toxiques (poisons de l'intestin — Charrin et Le Play). Ces poisons charriés dans tout l’organisme peuvent porter atteinte à toutes nos cellules et sontcapables de déterminer des états pathologiques variés depuis les entérites et troubles hépatiques jusqu'aux dermatoses et aux réactions nerveuses et psychiques.

2° D'autre part l’expérimentation établit le pouvoir empêchant des germes des sucres (et en particulier des ferments lactiques) vis-à-vis des microbes de putréfaction, et montre le rôle de protection de cette flore, et sa présence nécessaire dans l'intestin pour s'opposer à la pullulation des microbes protéolytiques.

3° On se demanda dès lors s’il ne serait pas possible de rétablir l'équilibre biologique normal en ensemencçant l'intestin avec des ferments lactiques (germes des sucres) momentanément en infériorité.

L'expérimentation donna dès le début d’encourageants résultats cliniques. Cette correction de la flore entraîne la suppression des troubles locaux et généraux (Entérites, auto-intoxication) et ramène le fonctionnement normal de l'intestin.

4° On fit les premiers essais avec le lait aigri:

A. — Sa préparation compliquée, sa conservation difficile, la répugnance de certains malades pour les laitages et leur contre-indication dans les entérites chroniques sont autant d'obstacles à son emploi. On réservera le lait aigri pour les

NT malades justiciables du régime lacté absolu.

B. — Les bouillons de culture qui vinrent ensuite présentent les mêmes inconvénients. Leur conservation limitée par appauvrissement, souillure et encombrement du milieu; leur acidité quelquefois mal tolérée, les impuretés qui peuvent s'y développer et déterminer des productions toxiques dangereuses les ont fait abandonner.

C. — On fut alors amené à essayer une autre forme de la médication lactique: les cultures sèches. Ce sont des cultures desséchées ; les bactéries lactiques sont à l’état de vie ralentie, sans échanges, sans exigences vitales, ce qui assure sa conservation prolongée (Expériences personnelles). |

D'autre part, les cultures sèches lorsqu'elles sont bien préparées n'ont aucune odeur, ne provoquent aucune répugnance, elles sont neutres et ne troublent point la réaction gastrique. Ce sera donc à cette forme que l’on devra s'adresser dans la pratique.

5° Comment employer la médication lactique :

À. — L'ingestion du ferment lactique devra ètre conseillée de préférence une demi-heure avant les repas.

B. — Aucun régime spécial ne sera nécessaire, le régime lacté qu'on à voulu imposer comme satellite de la médication lactique sera même contre-indiqué dans certains cas (entérites chroniques).

CG: — On conseillera seulement dans une sage

Te mesure l’ingestion de matières sucrées et de fécu-

lents qui sont favorables au développement du ferment.

Vu : le doyen, Vu : le président de thèse, LANpouzy. ALB. Ropin.

Vu et permis d'imprimer :

Le vice-recteur de l'Académie de Paris, L. Lrarp.

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