‹ Les ferments métalliques et leur emploi en thérapeutiqueChapitre 2 sur 69 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

phénomènes de la vie organique normale et pathologique.

Les trois premiers chapitres sont consacrés à la démonstration de cette similitude. Au cours des recherchtis qu'ils ont nécessitées, j'ai eu l'occasion de constatf^r encore qu'il y avait de grandes analogies entre les effets des ferments métaUiques et ceux de quelques sérums médicamenteux, ce qui donne à penser que les sérums, devant leur puissance à la présence de diastases organiques, pourraient être remplacés par les ferments métalliques.

Étudiant ensuite l'influence qu'ils exercent ^ur les échanges généraux et respiratoires, sur la constitution chimique et morphologique du sang et sur Ja température, il m'a été permis de déterminer des réactîODs sanguines, urinaires et thermiques, caractéristiques de leur activité, et de démontrer, en même temps, que celle-ci se manifeste par un accroissement très notable des actes d'hydrolyse et d'oxy do-réduction qui dissocient les matières albuminoîdes, sans l'intervention de l'oxygène que les globules rouges du sang empruntent à l'air inspiré.

Les chapitres suivants ont pour objet la fixation, des indications thérapeutiques des ferments métalliques et les règles de leur application pratique. On verra qu'ils doivent figurer, à juste titre, parmi les moyens les plus énergiques et les plus sûrs de la thérapeutique fonctionnelle.

La manière dont ils impressionnent l'organisme

PRÉFACE Vn

dans la pnemnonie, par exemple, est tout à fait significative. Au moment où se produit la crise normale de défervescence de cette maladie, les phénomènes chimiques d'hydrolyse et d'oxydo-réduction s'accroissent dans de notables proportions et peuvent être considérés comme des réactions de défense organique. Les ferments métalliques provoquant la même réaction, agissent dans le sens de la défense organique, la corroborent, la stimulent quand ellej^fait défaut, et réahsent ainsi, d'une manière scientifique, cette vieille thérapeutique naturiste des médecins hippocratiques qui a survécu, dans la pratique, à toutes les objections théoriques qui lui ont été opposées.

A côté de la pneumonie, les affections dans lesquelles les ferments métalliques ont donné les succès les plus encourageants, sont le rhumatisme articulaire aigu et ses complications cardiaques ou autres, certains pseudo-rhumatismes infectieux, les méningites non tuberculeuses, la scarlatine, les angines de toutes sortes, les infections puerpuérales, la fièvre intermittente paludéenne et les hémorragies dyscrasiques.

Ils sont indiqués dans tous les cas où il y a lieu de relever les actes d'hydrolyse et d'oxydo-réduction qui semblent être au moins l'un des processus chimiques que l'organisme possède à sa disposition et met en œuvre pour lutter avec avantage contre les toxi-infections.

VIIÏ . PRÉFACE

Le dernier chapitre renferme des conclusions générâtes et spéciales dont les unes condensent la substance même du livre, en mettant au point les indications et les contre-indications actuelles des ferments métalliques, pendant que les autres ont encore le caractère d'hypothèses dont je poursuis la vérification.

Albert Robin.

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