‹ Les ferments métalliques et leur emploi en thérapeutiqueChapitre 25 sur 69 · EXAMENS DU SANG · texte numérisé non relu

EXAMENS DU SANG

oc 3

ce

12 oct. Avant l'injection.

13 oct. —

14 oct. 2 heures après. .

15 oct. 24 —

17 oct. 72 —

manifeste surtout sur la série leucocytaire et se montre faible sur les hématies. Or, on connaît Timportance des variations leucocytaires dans la défense de l'organisme contre les infections et les intoxications, et il est permis de penser qu'une partie des effets produits par les ferments métalliques proviennent de l'action de ceux-ci sur les leucocytes.

D'ailleurs, d'autres substances chimiques se comportent de la même manière quand on les fait pénétrer dans l'organisme par ingestion ou injection. Wil- KiNSON a montré que divers corps, tels que la pilocarpine, l'atropine, la digitale, le salicylate de soude, la quinine, etc., suscitent^ après une courte phase d'hypoleucocytose, une hyperleucocytose avec polynucléose. Les anesthésiques, tels que l'éther et le chloroforme, possèdent la même action.

Enfin, Biza qui a étudié les modifications du sang après injections des sérums antidiphtéritique et antistreptococcique, conclut ainsi : « Les injections de ces sérums produisent généralement une chute rapide des leucocytes, suivie, après un temps variable, d'une hyperleucocytose qui n'atteint pas ordinairement les niveaux primitifs. »

Il est fort intéressant de constater que ces deux sérmns antitoxiques, d'une part, et les ferments itiétalliques, d'autre part, modifient de la même façon l'équilibre leucocytaire.

Revenons sur ce fait important de Yaugmentationde V acide urique. Quelle en est l'origine, et cette

augmentation si marquée affecte-t-elle quelque rapport avec la leucolyse signalée précédemment?

On sait que divers auteurs, avec Horbaczewsky, fo ni dériverFacideurique des nucléines mises en liberté et décomposées dans l'organisme, à là suite de la destruction des globules blancs. On a souvent constaté, en effet, des variations parallèles entre une leucolyse ou la leucocytose et un accroissement de l*acide urique de l'urine. C'est ainsi que les urines des leucémiques renferment ordinairement de grandes quantités d'acide urique. Dans la leucémie aiguë où une infection surajoutée produit une brusque leucolyse, Fii^NKEL a vu l'acide urique s'élever, dans un cas, à 3 grammes, et dans un autre, à 8^,72, malgré la diète lactée.

Mais 011 s'est peu occupé de savoir si toutes les formes leucocytaires pouvaient donner naissance à Tacide urique ou si cette aptitude était dévolue à telle de ces formes.

Dans les cas précédents, c'est aux polynucléaires neulrophilcs qu'il faudrait attribuer la genèse de Tacide urique, puisque c'est à leurs dépens que la leucolyse s'opère. Mais, dans les crises urinaires qui terminent les pyrexies et que j'ai signalées, en particulier, dans la fièvre typhoïde (1), la leucolyse, pour être plus intense chez les polynucléaires, s'accomplit auâsi^aux dépens des autres formes leuco-

(1) ALBtHT Robin, Essai d'urologie clinique. La fièvre typhoïde.

cytaires. Et dans le cas de leucémie aiguë où l'acide urique dépassa 8 grammes en vingt-quatre heures (Frjenkel), le sang ne renfermait que des mononucléaires qui tombèrent de 12 000 à 3 000 par millimètre cube de sang.

Donc, si l'acide urique et la destruction des globules blancs, affectent en réalité des rapports de dépendanccr il semblerait que les mononucléaires comme les polynucléaires sont capables de lui donner naissance.

D'autre part, il n'est pas encore démontré que ces deux phénomènes t— leucolyse et formation d'acide urique — soient liés d'une manière constante et absolue.

Certes, la relation est évidente entre les deux phénomènes, mais il n'est pas prouvé que l'acide urique ne puisse provenir encore d'une autre source. Il y a même beaucoup de raisons de penser qu'il en est ainsi.

Car, tandis que de nombreux agents médicamenteux, dont quelques-uns ont été cités plus haut, provoquent la leucolyse, beaucoup d'entre eux agissent peu sur la quantité de l'acide urique. En outre, j'ai observé avec P.-E. Weil un cas de cancer del'estomac où, sous l'action des ferments métalliques, il y eut une leucolyse très marquée, sans augmentation parallèle de l'acide urique. Le détails des analyses urinaires et des examens du sang sont consignés dans les Tableaux n«^ Xll et XIII.

Tableau No XI L — Variations des principes urinaires après injection de ferment-or, dans un cancer de l'estomac.

(H. . ., 48 ans. — Cancfr massif de restomac.)

ELEMENTS URINAIRES

et

RAPPORTS d'échange

Acide urique

Azote total

Azote de l'urée

Urée .'

Acide phosphorique

Chlorures (en NaCl)

Coefflc. d'utilisation azotée

— de toxicité urinaire.

Ph20» : Azote total

gr.

gr- 0,550^ 9,900* 8,200 17,570, 0,950, 7,400

Tab^^eau XIII. — Variations des éléments figurés du sang après rinjection de ferment-or, dans un cancer de l'estomac.

(H. . . , 48 ans. — Cancer massif de l'estomac.)

ELEMENTS LU AKG

Globules rouges.

— blancs.

Polynucléaires. .

Mononucléaires .

Grands mononucléaires

Macrophages

Eosinophiles.. . .

AVANT

l'injection.

12 oct. 13 oct.

2 heures

après l'injectioa.

après l'injection.

3 JOURS

après l'injectioa.

Il résulte de la comparaison de ces examens que chez les cancéreux, l'injection du ferment-or provoque une leucolyse considérable portant sur les polynu-

cléairesetsurlesmononucléaires, ainsi qu'uneélévation du coefficient d'utilisation azotée et une diminution du coefficient de toxicité urinaire, et cela sans augmentation du chiffre de l'acide urique qui, au contraire, diminue sensiblement.

De ces faits, nous avons conclu, avec P.-E. Weil, que la formation de l'acide urique n'est pas uniquement sous la dépendance immédiate et absolue de la destruction leucocytaire, et que d'autres tissus peuvent lui servir d'origine, de concert avec les organes hématopoiétiques. Et pour concilier des faits qui sont contradictoires en apparence, nous avons proposé l'hypothèse suivante à la vérité de laquelle il n'est guère d'objection possible.

Les leucocytes sont, comme on le sait pertinemment, des vecteurs de ferments solubles, et ces ferments mis en liberté par la leucolyse, manifestent leurs effets dans l'organisme, en agissant comme hydratants oxy do-réducteurs. Ces ferments sont les metteurs en train des actes qui aboutissent à la' formation de l'urée et de l'acide urique.

Il est donc nécessaire, pour que la leucolyse soit corrélative de la formation d'une plus grande quantité d'urée et d'acide urique, que les leucocytes détruits renferment des diastases. Si, chez le cancéreux, la leucolyse n'est pas génératrice d'acide urique, c'est parce que chez lui les leucocyte» sont pauvres en diastases, puisque leur destruction n'est pas suivie des effets par lesquels se révèle la libération de celles-

ci. Clerc a démontré, par des dosages directs, que les ferments du sang dosables (lipase, amylase, etc.) diminuent dans les états cac^hectiques et chez -les cancéreux. D'autre part, en étudiant avec Bourni- GAULT la manière dont se comportait le sang vis-à-vis de Teau oxygénée, j'ai constaté que le sang des cancéreux avait un pouvoir de dissociation fort inférieur à la normale. Ces deux faits donnent déjà un certain appui à notre hypothèse.

J'ai essayé d'appliquer ces données au traitement du cancer. On verra plus loin que les injections de fermants métalliques sont sans action sur , cette maladie. Peut-être n'en serait-il pas de même, si Ton parvenait à charger de diastases les globules blancs des cancéreux avant de. provoquer leur leucolyse. Mais les injections sous-cutanées de levure ou ringestion de levure à la dose de 10 à 15 grammes par jour, ne m'ont pas donné ce que j'espérais. Quoi qu'il en soit, l'idée en elle-même n'a rien que de plaueible, aussi je continue à expérimenter dans ce sens.

IV. — Action des ferments métalliques sur les échangées respiratoires.

Mes recherches ont porté sur 5 sujets, dont l'un atteint d'anémie tuberculeuse, un de tuberculose pulmonaire au début, les 3 autres de rhunlatisme ai'tieulaire aigu simple ou compliqué.

Les résultats obtenus sont condensés dans les Tabt-eaux suivants (XIV, XV, XVI et XVII) :

RCULIU8B.

Variations p. 100.

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Variations p. 100.

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24 heures après.

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Ventilation pulijnonaire par kilogr.-minute.. .. Acide carbonique produit — ....

Oxygène total consommé —

— consommé par les tissus — ....

Totalité des échanges —

Quotient respiratoire —

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