‹ Les ferments métalliques et leur emploi en thérapeutiqueChapitre 27 sur 69 · H TH · texte numérisé non relu

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Ces cinq expériences présentent des résultats communs que l'on peut formuler ainsi qu'il suit :

1^ L'oxygène consommé par les tissus diminue six heures après l'injection et cette diminution s'accentue encore au bout de vingt-quatre heures.

2° Le quotient respiratoire s'élève d'une manière constante de 6,7 à 9,7 p. 100 six heures après l'injection, et de 8 à 13 p. 100 après vingt-quatre heures.

3° L'acide carbonique produit et l'oxygène total consommé subissent des variations en plus ou en moins qui sont imputables à la diversité des cas patholo^ques étudiés; néanmoins, il est à remarquer que rO^ total consommé a une tendance générale à diminuer (2 fois sur 3 après six heures et 3 fois sur 5 après vingt-quatre heures), qu'il diminue toujours plus que l'acide carbonique, et que lorsqu'il augmente, c'est toujours moins que celui-ci.

Les ferments -métalliques diminuent donc la consommation de l'oxygène total, sans diminuer autant et même en activant parfois la production de GO-, de sorte qu'en dernière analyse il y a abaissement constant de l'O^ consommé par les tissus, ce qui relève d'autant le quotient respiratoire:

Par conséquent, en comparant les échanges généraux et respiratoires, on est forcément conduit à cette constatation que les ferments métalliques augmentent les actes d'hydratation oxydo-réductrice de l'organisme, puisque l'azote total et l'urée de l'urine s'élèvent précisément au moment où s'abaisse la consommation

de rO^ total et surtout de l'O- consommé par les tissus. Ils améliorent donc l'évolution de l'azote désintégré et semblent diminuer l'oxydation des matières ternaires.

Si nous ajoutons à cet ensemble, l'accroissement de l'activité leucocytaire dénoncée par l'énorme élévation de l'acide urique, le taux plus haut de l'acidité urinaire, et enfin, la production de l'indoxyle en des proportions toujours élevées, parfois considérables, nous trouverons qu'il existe une similitude pour ainsi dire parfaite, entre l'action des diastases de *la levure et celle des ferments métalliques et que Poil peut appliquer à ceux-ci toutes les conclusions formulées au précédent chapitre, à propos des effets des diastases de levure sur la nutrition élémentaire. Et Ton va voir que. cette similitude se poursuit encore à propos de la température, du })ouls et de la tension artérielle.

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