LES FERMEI^TS MÉTALLIQUES
le malade éprouve du bien-être; le souftle et les frottements s'atténuent, quand, le vingt et unième jour, apparaît un souffle pleurétique à gauche qui cède, en deux jours, à une nouvelle injection.
Quand le trente et unième jour, le malade sort de l'hôpital, le souffle de la pointe et les frottements ont complètement disparu.
On se rendra bien compte, sur le Tracé n^ vi, des divers incidents de cette observation.
Voici une seconde observation recueillie chez un cocher de quarante-huit ans, ayant eu deux attaques rhumatismales antérieures, sans résidu cardiaque. Entré le cinquième jour de sa maladie, il est mis au salicylate de soude (4 grammes). Le dixième jour, les douleurs articulaires sont fort atténuées et les températures sont de 37^,1 à SS^.Mais bientôt,la fièvre se rallume, et le treizième jour, on constate les signes d'une endopéricardite avec 39®, de la dyspnée, de l'urobilinurie, de l'albuminurie, et un mauvais^état général.
Le dix-septième jour, après deux injections de 10 centimètres cubes d'argent, la défervescence thermique a lieu. Mais, le dix-neuvième jour, la température s'élève de nouveau, une pleurésie se déclare à gauche. On fait, le lendemain, une injection hypodermique de 10 centimètres cubes d'argent : la température s'abaisse, mais l'épanchement persiste. Le vingt-deuxième jour, on met un grand vésicatoire qui est suivi d'une notable amélioration.
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Le malade allait mieux, les signes de l'endopéricardite avaient à peu près disparu, l'urine n'était plus urobilinurique et ne renfermait plus d'albumine» quand le vingt-septième jour, se déclare une pleurésie à droite, qui cède rapidement à une injection de 10 centimètres cubes d'or, suivie d'un nouveau vésicatoire. Le malade sort de l'hôpital, le cinquantesixième jour, après une lente convalescence, complètement guéri de sa double pleurésie, sans frottements péricardiques, et ne gardant'plus qu'une trace très atténuée du souffle intense qu'il avait présenté à la pointe de son cœur. (Tracé n^ vu.)
Je ne veux pas multiplier ces observations et citerai seulement encore celle d'un garçon de vingt-deux ans, atteint d'un rétrécissement mitral probablement congénital, et qui fut pris d'une attaque de rhumatisme articulaire aigu, immédiatement compliqué de péricardite.
Nous l'examinons au^troisième jour de sa maladie. Le rhumatisme occupe les deux genoux et l'articulation tibio-tarsienne droite. Le malade, très pâle, oppressé, se^plaint de douleurs dans la région précordiale où l'on entend des frottements râpeux et un rythme mitral. On prescrit 4 grammes de salicylate de soude et l'on injecte 10 centimètres cubes d'argent.
Le quatrième jour, c'est-à-dire le lendemain, les frottements s'atténuent, mais les bruits du cœur sont sourds et lointains; la matité précordiale s'est étendue, la pointe du cœur bat dans le cinquième espace
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LES PERMEÎîTS MiT\Ll.ïQt ES,
llgîi compliqué d^endo-péricardile et de pleurésie
intercostal, un peu en dedans des limites de la matité
cardiaque. On fait une deuxième injection d'argent.
La défervescence thermique a lieu le sixième jourj
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Tracé no VIII. — H., 22 ans. — Rhumatisme articulaire aigu. Rétrécissement mitral ancien. Frottemeats péricardiques.
les douleurs articulaires disparaissent le septième jour, et dès le neuvième jourj'on ne perçoit plus^aucun frottement ; la matité cardiaque a repris ses dimensions normales, et il ne reste plus que le syndrome mitral pur. (Tracé n^ viii.)
En somme, dans les 28 observations (1) de rhuma-v tisme articulaire compliqué de cardiopathies aiguës, les injections de ferments métalliques ont eu une action rapide sur la fièvre,'^sur^les~douleurs articulaires et sur l'évolution des[Jcomplications cardiaques et pleurales. Il est impossible de ne pas être frappé de l'influence que ces ferments ont exercée sur les symptômes physiques des endopéricardites qui ont disparu ou se sont atténués, en fort peu de temps.
Ceux de mes malades qui n'avaient pas d'affection cardiaque avant leur attaque de rhumatisme, sont sortis de leur maladie, pour la plupart, sans résidu apparent du côté du cœur. En même temps, cédaient d'autres symptômes graves tels que urobilinurie, albuminurie et dyspnée.
Dans les cas où des pleurésies vinrent compliquer les cardiopathies, rhumatismales, à leur décours, l'effet des . ferments métalliques associés au vésicatoire et au régime lacté absolu, fut d'autant plus remarquable que leur action est incertaine et douteuse dans les pleurésies ordinaires.
J'ai dit plus haut que dans les cas de rhumatisme articulaire aigu simple, l'action des ferments métalliques était d'autant plus évidente que les malades étaient traités à une époque plus rapprochée du début de leur affection. Il en est de même dans les cardiopathiesrhumatismales,puisque,parunheureuxhasard.
(1) Défalcation faite du cas de mort.
nombre de mes malades ont été mis en traitement dès le début des complications cardiaques et pleurales, et c'est à ce traitement immédiat que j'attribue, e|i partie, le succès de la médication.
Ajoutons, comme derniers détails,'que les réactions urinaires et thermiques dans les heures qui suivent l'injection, ont été extrêmement fréquentes chez tous nos malades.
Les résultats généraux du traitement peuvent s'exprimer ainsi qu'il suit :
Cinq malades avaient des lésions cardiaques provenant^ d'attaques antérieures, et s'étant compliquées de péricarditè. Chez aucun d'eux, los symptômes cardiaques antérieurs n'ont été modifiés par le traitement, mais les frottements ont totalement disparu dans 4 cas, et persisté très atténués dans un cas.
Sur les 23 malades restant et frappés pour la première fois, par une complication cardiaque, 10 ont guéri totalement ; chez 7, les frottements ont^disparu, mais le souffle de la pointe a persisté plus^ou moins atténué ;^chez 3 autres, le souffle de la pointe était à peine perceptible ; chez deux autres, avec le souffle «ystolique persistant, on percevait encore de minimes frottements ; enfin chez le dernier, le souffle^systolique avait disparu mais on percevait encore des frottements péricardiques.
LES FERMETÎTS MÉTALLIQCÎIS.
TaMeau résiimé des cas de rhuiDatisme aï-ticulaire aigu compliquéB de cardiopathie s.
il es
cumplicAU'>ri!i.
E, tl ans. Maîtra d*hOieL V^ atteinte. Endomyopéricardite constatée le
tioQ puïm*?naire
I doubla. Albuminurie.
H., 20 ans. 3ommelîer. t** atteint ô. Enflocardita constatée le 4* jour. Congéstioîi ; pulmonaire et pleiirésie.
H,, 25 ans. Garçon boucher, l'* atteinte. Frotte-
^ments péricardl-
"ques constatés le lr5« jour.
H,, 20 ans, Som- Hieliejr* 2* atteinte. Endocai^ dite constatée le iç^ajour. Congés lion pulmonaire Albuminurie,
IL, 13 ans. Garçon de restaurant, t^atteiûte. Frottements péricûTdîqnea constatéa le 5" jour.
H-, 40 ans. Valet de ûbambre.
2*» atteinte. Endij-myopéricardlte constatée te ih^ jour.
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17^19%21^ 24% 26- et 33" Jours,
Injection d'argent les 4% G% 8^ 1 If jours.
Inj ection d* argent le 1 6* j our.
Injection d'ar^iintlès 19%23%24% 27* jours.
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Injection d* argent les 16%21»,23% 30® jours.
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LraitMjent.
38^ jour. 47" jour. Persistance!
d*un sounie, mitral, I
26* jour.
25' jour.
31* jour. 58^ jour.
3 G* jour.
16* jour.
57= jour.
Persistance • d^tin souffle .
mit rai très I atténué.
Frottements à peine perceptibles.
Persistance d'un s ouf de mitraî très atténué.
Gaériaon'co mplète
Persî s' anûe da frottements, souffle disparu.
NATURE
des complications.
H., 31 ans. Chauf< feur. Myocardite et ictère le 10® j.
Péricardite sèche lel6«jour.
H., 30 ans. Cordonnier. 6« atta que de rhumatisme déià compliqué d'insuffisance aortique et mitrale. Péricardite le 8« jour.
Pleurésie gauche le 22« jour.
H., 31 ans. Tapissier. 4« atteinte de rhumatisme déjà compliqué d'insuffisance aortique. Frottements péricardiques le 8* jour.
H., 29 ans. Maître d'hôtel. Péricardite constatée le 11» jour.
H., 31 ans. Garçon de magasin.
2« attaque. Endo péricardite le 4« jour.
H., 22 ans. Som melier. 3« attaque. Début par endo-péricardite .
10» jour. Injection palladium les 10«,13«,15», 17«, 19» et 23« jours.
Injection d'argent les 9«, 11», 13«, 15«,17«,19«, 22», 24» et 36« jours
DKBUT
du traitement.
DÉBUT delà
eoiv&l«se«nee.
24« jour.
37« jour.
Injection d'or les 13« et 18« j.
Injection d'argent les 13«, 16» et 19« jours.
Injection de palla • dium les 4«, 6S 7« et 9« jours.
Injection d'argent les 3S 5e. 7«, 9« jours.
Traitement interrompu par manque de pro duit.
21» jour.
36« jour.
45« jour, départ p. Vincennes.
36®' jour.
24« jour.
12«. jour.
21* jour.
SORTIE
de l'hôpital.
38» jour.
46* jour.