MAUDIE
Tracé no IV. — H., 29 ans. — Rhumatisme articulaire aigu simple
plus tardive que la défervescence thermique et retarde,, sur celle-ci, de deux à]^quatre jours environ, La moyenne des 25 cas donne trois jours et demi pour la défervescence thermique et cinq jours et -demi pour la disparition des douleurs.
La durée de la maladie est réduite dans de sensibles proportions. La moyenne de durée de mes 25 cas •comptée depuis le jour du début jusqu|au moment -où le malade, sortant de l'hôpital, est capable de reprendre son travail, a été de dix-huit jours, variant de huit à trente-quatre jours. Chez les sujets traités ^vant le sixième jour, elle n'a été que de treize jours. Chez ceux traités du sixième au neuvième jour, de dix-neuf jours, et chez ceux traités à partir du dixième jour, de vingt-deux jours.
Neuf malades ont présenté, à leur entrée, de Valbur mine en quantité variable dans leurs urines. Chez tous, elle a disparu sans laisser de traces ultérieures, soit avant la défervescence, soit avec celle-ci.
La réaction urinaire s'est manifestée dans la plupart des cas. Parfois, la quantité d'urée éliminée a été considérable ; dans un cas, elle a atteint 70 grammes en vingt-quatre heures. Quand la réaction urinaire n'a pas été complète, il n'est pas un seul de mes cas où l'un ou l'autre de ses éléments n'ait apparu.
Les métaux employés ont été l'or, l'argent, le platine et le palladium. L'argent semble avoir été plus actif <jue les autres métaux, en ce sens que la déferves-
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cence thermique, la disparition des douleurs, et révolution de la maladie ont été plus rapides ; mais il faut aussi tenir compte de ce fait que les cas traités par le ferment argent, figuraient parmi les plu& récents.
A titre d'exemple, je donne ici le tracé qui résume l'observation d'un rhumatisant avec albuminurie
Tracé noV. — H., 35 ans. — Rhumatisme articulaire aigu compliqué d'albuminurie. — Les deux petits tracés indiquent la marche dela température d'heure en heure après les injections.
traité dès le troisième jour, chez lequel la température tomba le sixième jour, après deux injections^
Les douleurs disparurent totalement le huitième jour, Palbuminurie prit un le septième jour, et le malade sortit le onzième jour reprendre son travail^ Sur le Tracé h^ y^ y^ f^^i figurer les variations thermiques constatées ]^d'heure en heure après les injections, jusqu'à la septième heure, en les faisant suivre de la température relevée le lendemain matii^ à huit heures, soit vingt heures après Tinjectioa La température s'élève plus ou moins après Tinj action, pour commencer à s'abaisser à la cinquième ou à la sixième heure, et subir j pendant la nuit, une chute qui la ramène presque toujours au-dessous de son taux initial.
IIL — Les rhutuatlsmes articulaires ai^sj compllfinéâ de cardiopathies.
J'arrive aux cas de rhumatismes articulaires compliqués.
Dans la première~et la plus importante série sont réunis les cas compliqués de cardiopathies pures ou de cardiopathies apec pleurésie y ictère^ etc. Cette série comprend 29 observations, dont Tune, résumée plus hautj fut suivie de mort.
Il n'est pas une seule des 28 autres observations où rinjection de ferments métalliques n'ait eu d'action favorable, non seulement sur la fièvre et les divers symptômes du rhumatisme articulaire aigu, mais auss sur ^es complications cardiaques.
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J'en citerai deux seulement, à titre d'exemple.
Un employé de commerce, âgé de dix-huit ans, sans antécédents morbides, entre à Thôpital, le huitième jour de sa maladie, avec une attaque de rhumatisme articulaire aigu localisé aux genoux et aux épaules. Les bruits du cœur sont sourds ; le pouls bat de 90 à 100. On donne 4 grammes de salicylate de soude.
Le douzième jom», la T. S. s'élève à 39^2; le poula est à 105. Quoique les douleurs et le gonflen\ent articulaire soient fort atténués, le malade se plaint d'oppression précordiale et il a quarante respirations par minute. Au cœur, on perçoit un bruit de soufOe à la pointe et des frottements nets à la base du sternum, l^'urine est légèrement albumineuse.
Le treizième jour, T. M., 39o,7; T. S,, 40*^ ; P., 100; R., 40.
Le quatorzième jour, T. M., 40^,4 ; P,, 120 ; R., 45, On fait une injection intraveineuse de 5 centimètres cubes d'or.
Le soir, légère détente, T. S., 39^,4,
Le quinzième jour, T. M., 39^8; T. S., 40^,3; P., 104 ; R., 37. Nouvelle injection intraveineuse de 5 centimètres cubes.
Le seizième jour, T. M., 40; T. S., 39^,8; P., 112; R., 48.
Le dix-septième jour, défervescence brusque, T. M., 380,1 ; T. S., 38^,4 ; P., 81 ; R„ 45.
La défervescence s'accentue tous lea jours suivants;
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