RÉSULTATS
des
du
delà
de
du
complications.
traitement.
coavalcscence.
r hôpital.
traitement.
H., 37 ans. Gar-
Injection
jour.
41* jour.
Souffle à peme perceptible à la pointe.
çon de restau-
d'or les 16e,
pant.Endocardite
19e et 20e j.
constatée le
16« jour.
H., 18 ans. Em-
Injection in-
jour.
3ie jour.
Souffle très mi-
ployé de com-
tra- vei-
nime. Frotte-
merce. Endo-pé-
neuse d'or,
ments dispa-
ricarditelel3ej.
les 14e et
rus.
Albuminurie.
15® jours.
Pleurésie gauche.
H., 25lans. Jour-
Injection
jour.
14e jour.
Guérison com-
nalier. £ndo-pé-
d'or les 3e
plète.
ricardite consta-
et 4e jours.
tée le 8® jour.
Albumirturie.
H.» 31 ans. Jour-
Injection
jour.
3ae jour.
Guérison com-
nalier. Frotte-
d'or les 8e,
plète.
ments péricardi-
lOe et 15e j.
ques le 8» jour.
H., 48 ans. Co-
Injection
jour.
56e jour.
Il persiste un
cher. Endo-péri-
d'argent les
souffle systo-
cardite survenue
lique à la
le 14« jour. Pleu-
20e, 25e et
pointe. Pas de frottements.
résie gauche le
27* jours.
22« j. Pleurésie
Pleurésie gué-
droite le 27« jour.
rie.
H., 33 ans. Van-
Injection de
jour.
26e jour.
Guérison com-
nier. 4« attaque.
palladium le l/e jour.
plète.
Légère péricar-
dite constatée le
15« jour.^t f-
H., 24 ans. Mar-
Injection
jour.
Guérison com-
chand de vins.
d'argent les
plète.
Myocardite le
14e et 16e j.
10« jour.
H., 19 ans. Em-
Injection de
jour.
Persistance
ployé de com-
palladium le 6e jour.
d'un souffle
merce. 2« attaque.
systolique à
Endocardite le
la pointe, à
5« jour.
pleine percep- Guérison.
F., 17 ans. Coutu-
Injection de
jour.
rière. 3e attaque.
palladiu m le 6* jour.
Endocardite lé-
gère constatée le
5e jour.
^-':J,ujJ'Lm: M
IV. — Les rhumatismes articulaires diveri^ement compliqués et les pseudo^rliumatismes infectieux.
La seconde catégorie de rhumatismes compliqués comprend 13 cas, dont 2 cas de bronchite aiguë, 1 cas de congestion pulmonaire grave, 2 cas de rhumatisme puerpéral, 1 cas d'arthrite typhoïdique, 1 cas d'arthrite infectieuse tibib-tarsienne droite avec lymphangite secondaire, 1 cas d'érythème polymorphe avec rhumatisme des deux genoux et synovites tendineuses, enfin 5 cas de rhumatisme blennorragique.
Entrons, à propos de ces cas, dans quelques rapides expUcations.
Chez les deux rhumatisants compliqués de bronchite aiguë, celle-ci fut contemporaine, dans un cas, de la fluxion articulaire, et dans l'autre, survint au déclin de celle-ci, avec une poussée thermique qui fit monter la température de 37^,4 à 39°,!. L'un des malades fut traité par l'argent, l'autre par l'or. Tous deux guérirent sans incident, et sortirent de l'hôpital au quatorzième et au dix-huitième jour de leur maladie. Ils se comportèrent comme les cas de rhumatisme simple, et la poussée thermique observée chez le second malade au moment de l'invasion de la bronchite, céda immédiatement aux ferments métalliques, pendant que la bronchite, elle-même, entrait rapidement en résolution.
Le cas de congestion pulmonaire aiguë se rapporte à un tailleur âgé de vingt-cinq ans, soigné au huitième jour d'un rhumatisme articulaire aigu se maintenant depuis le troisième jour entre 39° et 39o,7. On lui fit, les huitième et neuvième jours, ime injection d'or. La température s'abaissa de suite, descendit au-dessus de 38<>, le onzième jour, en même temps que les douleurs disparaissaient. Le seizième jour, alors que le malade semblait en convalescence et s'alimentait depuis cinq joxu*s, il fut pris de congestion pulmonaire aiguë avec hémoptysie et fièvre à 38^,6-39^^ qui céda le vingt-quatrième jour, après deux nouvelles injections d'or. La convalescence suivît son cours régulier, et le malade sortit guéri le trente-sixième jour.
Les 4 cas de pseudo-rhumaiismes infectieux furent particulièrement graves.
Une femme, de trente-quatre ans, fait une fausse couche de trois mois, le 20 décembre. Elle est prise, le 8 janvier, d'ictère infectieux avec deux foyers de broncho-pneumonie aux bases des poumons — T. M., 39<^,6. Le 16, apparaissent des douleurs et du gonflement dans l'épaule et le poignet droits. On la met au régime lacté, avec une potion à l'oxyde blanc d'antimoine, et les 17 et 19, on pratique une injection d'or. La température tombe le 20 à 37<>,6. Le 22, les douleurs s'améliorent. Le 23, le souffle reparait aux bases des deux poumons où l'on perçoit encore des râles humides. Le 24, nouvelle poussée dans toutes
les articulations de la main droite, avec une température de 38<>,3. On manque de ferment métallique, et l'on se contente d'immobiliser la main sur une planchette. Cette seconde poussée, plus longue que la précédente, persiste jusqu'^au 5 février. La malade sort guérie, le 8 février.
Dans un deuxième cas d'arthrite puerpérale de la hanche avec luxation spontanée chez une couturière âgée de dix-neuf ans, deux injections d'argent diminuèrent sensiblement les douleurs, sans exercer d'action sensible sur la température, non plus que sur la marche de la maladie.
Le troisième cas est celui d'un garçon épicier de dix-sept ans, surnlené, pris, le 20 octobre, de douleurs violentes dans le g^nou et le cou-de-pied droits. L'articulation tibio-tarsienne est violacée, avec un œdème qui occupe tout le pied et la moitié inférieure de la jambe. T. 38<^,5. On fait une injection d'or, les 24 et 27 octobre. La douleur du genou disparaît, la température tombe à 37<>,2-36o,7. Mais le cou-depied demeure très douloureux. Le 1^^ novembre, traînée de lymphangite tout le long de la jambe. Le malade passe en chirurgie où, le 5, on lui ouvre un gros abcès ganglionnaire de l'aine. Il rentre dans nos salles le 29 novembre, et sort guéri le 15 décembre.
Le quatrième cas est une femme de quarante ans qui, au décours d'une fièvre typhoïde très grave, fut prise d'arthrites purulentes streptoco-staphylococciques des coudes et des épaules, ainsi que de
vastes abcès des fesses, suivis d'escarres gangreneuses. Après deux injections d'argent pratiquées au niveau de TarlSculation du genou qui était pleine de pus, tendue et extrêmement douloureuse, les douleurs disparurent presque complètement, pendant que l'articulation diminuait de volume, comme si l'épanchement purulent s'était résorbé. En même temps, la température tombait brusquement de 2^2. Jamais je n'ai vu la courbe thermique des heures qui suivent l'injection, présenter de pareilles chutfâ de température. Rien ne fut plus frappant que la rapide modification des articulations malades sous l'influence des injections locales. Le genou droit, qui renfermait environ 50 grammes de pus, subit une résolution en quarante-huit heures.
Le rhumatisme blennorragique fut observé chez un cocher de vingt-cinq ans, quinze jours après la cessation de l'écoulement. L'affection débuta par une poussée générale siu* toutes les grandes articulations du côté droit et, huit jours après, se localisait dans le poignet. Deux injections d'or furent pratiquées les neuvième et onzième jours. Elles eiu'ent pourefiet de diminuer les douleurs'et d'abaisser la température de 370,9-380,5 à 37o,2-38o. La douleur disparut le seizième jour. Puis eut lieu une petite reprise douloureuse, le dix-neuvième^ jour, qui céda spontanément le vingt-quatrième, en même temps que réapparaissait un léger écoulement blennorragique.
Le deuxième cas est un fumiste âgé de soixante ans,
atteint de rhumatisme blennorragique du poignet droit et des petites articulations de la main, compliqué de pyélo-cystite et d'orchite. La complication articulaire date de huit jours. Elle est extrêmement douloureuse. On pratique, le jour même, une injection de palladium au niveau du poignet. Dès le lendemain, les douleurs et le gonflement diminuent. Ce malade, traité ensuite par des applications de plaques radifères, guérit radicalement de son arthrite.
Le troisième cas est un garçon d'hôtel, âgé de vingthuit ans, atteint d'arthrite blennorragique du coude-pied droit, au décours d'une blennorragie. Ici encore l'injection de palladium modère les douleurs et active la résolution qui fut complétée par l'application de plaques radifères.
Le quatrième cas est une jeune fille de vingt-deux ans, atteinte depuis deux mois de rhumatisme blennorragique chronique du poignet droit, ayant abouti à l'ankylose. L'injection de palladium fut employée tardivement, au moment d'une poussée aiguë très douloureuse dans la jointure ankylosée. Elle eut pour effet de calmer les douleurs et de diminuer rapidement le gonflement.
Le cinquième cas est un garçon de magasin, âgé de dix-neuf ans, atteint d'un arthrite blennorragique'récente occupant le genou gauche. On constate encore un peu de gonflement douloureux au poignet et au cou-de-pied du même côté. On pratique trois injections de ferment argent, les onzième, treizième
et seizième jours. Chaque injection est suivie d'une sensible amélioration, et le malade sort guéri le vingt-sixième jour.
Le dernier cas est celui d'une cuisinière de trentecinq ans, atteinte d^érythème polymorphe accompagné d'arthropathies fémoro-tibiales fugaces et d'une synovite aiguë très douloureuse de la gaine des extenseurs de la main gauche. Trois injections d'or furent pratiquées dans le tissu conjonctif sous-cutané, au niveau de la synovite. Les douleurs disparurent après la première injection et une résolution complète de la synovite suivit la troisième. Voilàencore un exemple de l'intensité et de la rapidité avec lesquelles agissent les injections loco dolenti.
Sauf en ce qui concerne cette action locale, je ne donne cette dernière observation qu'à titre de document d'attente, et j'insiste principalement sur les précédentes où l'action des ferments métalliques ne saurait être mise en doute. Entre autres, la congestion pulmonaire post-rhumatismale et le rhumatisme compliqué de broncho-pneumonie double et d'ictère, offraient tous deux une haute gravité. Les accidents, si intenses qu'ils fussent, ont rapidement cédé devant les ferments métalliques, durant l'action desquels les réactions urinaires et thermiques se sont régulièrement manifestées.