II. — Angrine diphtéritiqae
Dans un cas de diphtérie chez un maréchal-fer: rant de vingt ans, deux injectioiç de 10 centimètres cubes d'hydrosol argentique eurent des effets semblables à ceux du sénun antidiphtéritique. La température tomba de 40^ à 37^,5 ; les fausses'membranes se détergèrent en quarante-huit heiu'es, et il y eut, dans les urines, une énorme décharge d'urée, d'acide urique et d'indoxyle. Avant les injections, elles, renfermaient l«f',10 d'albmnine par litre. Les jours suivants, celle-ci monte à 1*%75 et 3 grammes, puis, tombé à 2 grammes et subitement à 0^',15 pour disparaître le dixième jour. (Tracé n^ xi.)
Dans ce cas, les tensions artérielle et capillaire ne subirent aucune hausse après les injections î trois jours après la seconde, la tension artérielle baissa même de 3%5 et la tension capillaire de 1*,5.
ni. — Angrfne pseudo-membraneuse à streptocoques et ang^ine rhumatismale.
Dans trois cas à^ angines traitées par l'or et le palladium, les effets des ferments métalliques ont été très remarquables.
Un garçon boucher de seize ans est atteint d'une angine pseudo-membraneuse à streptocoques. L'amygdale gauche est tapissée par une épaisse fausse mem-
brane qui se prolonge par le voile du palais et le pharynx sur une partie de l'amygdale droite. Il y a,
Tracé n» XI. — H., 20 ans. — Angine diphtérique, adénopathies parotidiennes et sous-maxiilaires.
des deux côtés du cou, des ganglions douloureux et plus volumineux à gauche. La température Jest
à 38^,7, A la suite d'une injection d'or, les fausses membranes se détergent en quarante-huit heures, et la température revient à la normale, après une réaction urinaire extrêmement intense. (Tracé n<^ xii.)
Une évolution plus rapide encore se présente clie2 un valet de chambre de vingt-six ans, atteint de la même affection, mais avec une réaction ganglionnaire moins intense. Les fausses membranes disparaissent en vingt-quatre heures.
Enfin, un garçon d'office de vingt-quatre ans, atteint d'une angine érythémateuse, d'origine probablement rhumatismale, avec contracture des masséters et ganglions douloureux des deux côtés du cou, reçoit, le quatrième jour, une injection de palladium,
La défervespence se fait dès le'lendemain. Le sur-
ad
lendemain, la ^contracture des mâchoires disparaît, et le malade demande à sortir, le jour suivant. (Tracé no xiii).j ' __
Dans tous ces cas, les réactions ùrinaires ont été très intenses, particulièrement la formation du nitrate d'urée.
D'où les conclusions sui{>antes :
1^ Les ferments métalliques ayant agi rapidement et énergiquement sur deux cas d'angine pseudomembraneuses à streptocoques, 1 cas d'angine rhumatismale et 1 cas d'angine diphtéritique, il y aurait lieu] de poursuivre^ ces tentatives, et de chercher si ces ferments ne" pourraient suppléer le sérum antidiphtéritique^ou accroître ses effets ;