V. — Fièvre paludéenne
Voici maintenant deux cas isolés qui^méritent d'Être rapportés. ^, % '^
Un individu de" trente-deux ans, colonial, a eu depuis six ans des accès de fièvre intermittente, mal réglé:^^ en Tunisie, à la Côte d*I voire et au Gabon. On le rapatrie en janvier 1905 et il reste deux mois et demi sans accès. En avril, il a de petits accès survenant d*abord tous les cinq jours, puis prenant le type tierce, A la suite d'un accès plus violent, il entre à rhôpital Beaujon, où il a, dès le lendemain, un accès qui éli-^ve la température à 40^,8. La rate est très grosse ; le foie déborde les fausses côtes, il est sensible à la percussion. Le malade nous disant qu'il est fort peu sensible à la quinine dont il a abusé, nous le mettons en observation pendant lûie vingtaine de jours, au cours desquels il a sept accès très sévères dont les derniers prennent le type tierce.
Le 26 mai, on pratique ime injection de 10 centimemètres cubes d'argent, puis, à partir de ce jour, une injection de 10 centimètres cubes d'or, tous les deux jom^s, sans autre traitement. Ces injections sont cessées le huitième jour. Aucun accès fébrile n'a eu lieu, et quand le malade quitte l'hôpital, le 16 juin, il se sent en parfaite santé, son foie n'est plus doidoureux, sa rate a beaucoup diminué. (Tracé