‹ Les ferments métalliques et leur emploi en thérapeutiqueChapitre 56 sur 69 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

Aq moment où j'observais ce cas, je recevais de

M. le D^^ Basile Mousseas, de^Makri, une lettre se terminant ainsi : « Les observations què'^vous avez eu l'occasion de faire, avec Emile Weil, sur les modifications apportées à la constitution des élémenta figurés du sang, par les ferments métalliques, donnent à penser que ces ferments conviendraiei^t peut-être dans le traitement des manifestations du ps^u* disme » (1).

La seconde observation n'est pas moins probante. Un ancien colonial, âgé de trente-sept ans, alcoolique et absinthique a pris, au Tonkin, des fièvres intermittentes, dont les accès reviennent à divers intervalles. Cette fois les accès sont plus sévères et affectent le type quarte. Quand le malade entre à l'hôpitaii il a de l'ictère urobilinurique avec une grosse rate et un foie volumineux et sensible à la pression. Oo ordonne de la poudre de quinquina à là dose de 8 grammes par jour et une injection de 10 centimètres cubes d'hydrosol argent tous les deux jours. Les accès fébriles ne se reproduisent plus, l'urobilinurie disparaît, le volume du foie se réduit, et le malade sort en parfait état après vingt jours de traitement.

Ces cas, si isolés qu'ils soient, ont été tellement caractéristiques qu'ils ont vivement frappé tous ceux qui les ont observés. Il n'y eut pas de réactions urinaires dans la première observation, mais celles-ci ont été très nettes dans la seconde, où elles ont coïn-

(1) Basile Mousseas, Bulletin général de thérapeutique, p. 374» 15 juin 1905.

i : LES FERMENTS MÉTALLIQUES.

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