‹ Les ferments métalliques et leur emploi en thérapeutiqueChapitre 57 sur 69 · LL · texte numérisé non relu

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cidc avec une rapide disparition de Pictère et de i'urobilinurie.

VI- — Sîonsîte post-g^rippale. — Appendicite. Érysipèle de la face.

Il me reste, comme cas isolés, un concierge dé cinquante-trois ans, atteint de sinusite post-grippale, chez lequel un médecin traitant conseillait une intervention chirurgicale, et qui guérit parfaitement, sans opération, avec des injections de palladium, associées à des purgatifs huileux, pyramidon et pulvérisations antiseptiques à l'infusion d'eucalyptus naphtolée. Les injections de palladium furent répétées tous les deux jours pendant six jours; il n'y eut pas de réaction urinaire. Le malade, entré le huitième jour, sortit guéri le dix-septièîne joiu*.

Puisj c'est un cocher de vingt et un ans, atteint d'appendicite aiguë, avec vive douleur abdominale, ballonnement du ventre, vomissements et fièvre. On lui administre des irrigations intestinales, de l'huile de ricin, puis on fait des injections d'or, en même temps qu'on applique de la glace sur le ventre. Dès le lendemain, tous les symptômes précédents sont amendés. Mais les vomissements reprennent après trente-six heures d'accalmie et la fièvre se rallume. Après une deuxième injection d'or, tout s'atténue de nouveau*

Cinq jours après, le malade est pris de frissons, et

d'un point du côté gauche très violent ; on constate un épanchement pleural, et l'on pratique, à deux jours d'intervalle, deux injections d'or. Ces injections sont suivies de réaction urinaire. Cinq jours après le début de cette pleurésie, survient une vomique de pus fétide, et une ponction pratiquée dans la plèvre gauche ramène 750 centimètres cubes de pus exhalant la même odeur. Contre toute attente, la maladie évolua avec une grande rapidité, et le malade partait en convalescence après trente-trois jours de séjour à l'hôpital, et trente-six jours de maladie totale.

Sur le Tracé n^ xv, on pourra suivre les divers incidents de la maladie et juger de l'effet des ferments métalliques sur la température (Voy. pages 214-215).

Dans un cas d^érysipèle de la face, malgré une réaction urinaire intense, les injections de platine n'ont eu qu'un effet fort aléatoire sur la température, sur les symptômes et la marche de la maladie. Les ferments métalliques n'ont pas empêché l'érysipèle de s'étendre, et l'amélioration n'a vraiment commencé qu'avec le traitement par la pulvérisation de liqueur de Van Swieten, suivant le procédé que j'ai jadis indiqué {1).

Une autre malade, âgée de soixante ans, cirrho tique avec ascite considérable, fut prise, dans les salles mêmes, d'unérysipèle delà face compliqué debroncho-

(1) Albert Robin, Traitement de l'Érysipèle de la face, BiUletm général de thérapeutique ^ 28 février^lOOS.

pneumonie. Traitée concurremment parles injections de palladium et par les pulvérisations^de liqueur de Van Swieten, elle fit sa défervescence le huitième jour, après avoir présenté les symptômes les plus inquiétants.

VIL — Ictère g^rave. — Tétanos.

L'hydrosol argentique, injecté pendant cinq jours de suite, à la dose de 5 à 6 centimètres cubes, dans un cas àUctère grave, au déclin d'une cirrhose atrophique du foie, a fait baisser la température de 40^-41^ à 39°-39°,6,mais sans influencer enrienrévolution de la maladie qui se termina par la mort. La réaction urinaire fit défaut. La tension artérielle s'abaissa après la première injection, pour revenir à son taux antérieiu», après la troisième.

L'effet fut nul aussi dans un cas de tétanos^ traité les quatrième, cinquième et sixième jours par 10 centimètres cubes d'organosol manganique. Il n'y eut ni réaction urinaire, ni modification sensible de la tension artérielle. Les courbes des températures du matin et du soir ne fiu^ent pas influencées. Onze heures après la deuxième injection, il y eut une défervescence brusque de 1<^,2, suivie bientôt d'une ascension de 1^,1, après quoi la température se maintint élevée, sans oscillations. Le malade succomba le soir du sixième jour.

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