FERMENT MÉTALLIQUE
1. Les solutions de Bredig contiennent Ag. colloïdal à 98 p. 100 au moins de métal.
2. L'eau ne peut dissoudre par l'arc électrique que des traces infimes de métal.
3. La solution de Bredig perd toutes ses propriétés si elle est chauffée, même à 75o.
4. La solution de Bredig dépose par évaporation de l'argent qui ne peut se redissoudre.
5. L'acide nitrique transforme à la longue l'argent en nitrate.
6. L'ammoniaque précipite un oxyde colloïdal de la solution traitée par l'acide nitrique.
7. Le nitrate argentique précipite l'argent qui ne peut être repris ni redissous par l'ammoniaque.
(1) G. Bardet, Propriétés physiques et chimiques des solutions colloïdales de métaux, dans leurs rapports avec leurs applications thérapeutiques, Lecture à l'Académie de médecine]du 28 mai 1907, in Bulletin général de thérapeutique ^ 8 juin 1907.
30 LKS ^1ER,MBNTS MÉTALLIQUES.
Les caractères des deux formes de l'argent, dans le colla rgol ou dans la solution de Bredig, sont, comme on lo voit, fort dîfFérents chimiquement. Ajoutons que le colla rgol doit être employé à dose relativement massive, quand on le compare aux ferments métalliques qui agissent énergiquement à 30 millionièmes !
4*^ Mes^iire de V action cataly tique • des ferments métalliques. - — On peut facilement doser par les procédés usuels d'analyse la quantité de métal contenue daïTs les solutions ; mais ce dosage ne peut être considéré comme fournissant une indication sur la valeur biologique de ces liquides. En effet, leur activité dépend surtout de la petitesse des grains qu'elles renferment, et nullement de leur concentration. Au contraire, les solutions les plus foncées sont souvent les moins actives et se gardent fort peu de temps.
Pour se rendre compte de la valeur des solutions, G. Babdet mesure Tintensité de leur action oxy doréductrice, et le moyen le plus facile comme le plus rapide, est de mesurer la décomposition de l'eau oxygénée, à condition de se servir d'une eau oxygénée concentrée cl parfaitement pure, car la présence d'électrolytcs* particulièrement de sels de potassium, tue immédiatement le ferment. On se procure fp^^urd'hui dans le commerce des eaux oxygénées chiniiqucmcut pures, à 100 volumes. On prend uwv (juatiUté donnée de cette eau, par
exemple 1 centimètre cube dilué dans 10 centimètres cubes d'eau, et l'on constate qu'un centimètre cube de la solution métallique dégage en un temps donné 30 centimètres cubes d'oxygène ; ce nombre pourra être pris comme chiffre indicateur de l'activité. Il est bien entendu que ce chiffre est purement conventionnel, mais il suffît parfaitement pour représenter l'activité du produit, laquelle se trouvera exprimée par des valeurs comparables de 20, 25, 30, 35, etc.
Ce pouvoir, dit G. Bardet, ne doit être considéré que comme une indication momentanée, et il va baissant peu à peu, pendant que la solution se modifie lentement par augmentation du volume des grains, comme il a été dit plus haut. Cependant, il est à remarquer que l'on aurait tort de vouloir attacher une valeur absolue à cette notion, car une solution peut rester sensiblement aussi active après que le dépôt a commencé à se faire. Cette activité, en effet, semble dépendre, comme G. Bardet l'a indiqué, de la petitesse et de la mobilité des particules beaucoup plus que de leur nombre.
D'après les idées que nous nous faisons des liquides destinés à l'injection hypodermique, nous rejetons les solutions troubles et nous avons raison, parce que, dans les solutions d'alcaloïdes par exemple, le trouble indique une altération par décomposition de la matière. Mais ici c'est tout autre chose, et G. Bardet considère comme exagéré de rejeter les solutions métalliques troubles, car ici ce n'est pas