‹ Les ferments [microforme]Chapitre 17 sur 17 · LE CRE DU NOURRIOIER · texte numérisé non relu

LE CRE DU NOURRIOIER

'atteigne pas le terme où le poing veut venger

Ceux que voire superbe a privés de manger

ole

Car votre hypocrisie où la crainte s Ne laisse rien fleurir qui relève e console.

La Généreuse empéche, en vous nourrissant tous, Le pays de crouler avec nos réves Tous

Dans l'industrialisme etfréné des usines,

Où fondent les vigueurs que l'aisance fascine. Videz prés et vallons sans penser à demain.

Et l'émeute naitra pour un morceau de pain.

Voila pourquoi les bois que mes (Travaux essartent Me disent de rëster à l'heure où d'autres partent, Et peur chaque terrien pris dans le tourbillon

e le sillon,

Qui souflle vers la vile e Je livre la forét au coutre des charrues

Pour rendre au champ désert les forces disparues.

DEMAIN

‘Je -onge aux bles coupes qui ne sont point les notres,

Ft dont les epis murs font du pain pour les cctres,”

Jean Richepin.

Le Chemineun,

DEMAIN

de songe aux bles coupes qui ne sont poitt les notres

Et dont les epis mure font du pain pour les autres

lean Richepin,

Le Chomineu

Froments nouveaux, serrez Vos rangs précipités

Faites-en le rempart des saines libertés,

Alin que vos épis, en nourrissant le: autres,

Répandent la vertu des blés qui furent nôtres

Prodiguez largement vos levains généreux,

Pour que Fhomme ait au front moins de plis [téncbreux.

L'âme qui ne croit plus aux fortes destinées

Ne connait pas la joie, et ses peines sont nées,

: Je veux que ma vigueur allège les fardeaux Chez ceux-là qui demain quitteront leurs bandeaux e Je crois en l'avenir et pour lui je travaille En réveillant le pain qui dort sous la broussuille,

| La hache en main, j'abats l'ombre des pins géants,

} Et rouvre aux feux du ciel tous les pores béants, Afin que le soleil verse à foison la vie

| Dans l'ombre où sa lumière ardemment poursuivie

Laissait mourir le germe et pâlir le ferment

Je porte en l'abatis le chaud effarement

Du fer et de la flamme, et délivre la terre,

l Que l'azur reconquis soulage et désaltère, he s : à ; ' En noyant de ses rais l'eveil des noirs limons

Puis je conduis le soc sous l'effort des timons.

Et le sol rudoyé des brülantes novales

Féconde en ses retraits les gloires estivales.

Les blés semés, germés, dorés, müris, coupés, Pour remercier Dieu rouvrent les poings crispés. Ce n'est pas en voyant s'épanouir la globe

Sous le regard ému des vieux et de l'éphèbe

dite nc

DEMAIN

Que l'homme peut gemir et se frapper le front: Et l'heure vient, peut-étre, où les maux finiront, Guéris par les sueurs qui baignent les aroires,

Et montrent aux humains les saints itinéraires

Où, sélevant toujours rs l'immortalité,

Dans un réve pieux we ait sa liberté

Le diadéme lourd pos nl tal Fanx,

Et tremble de ce Ù u téancha la laulx Les guerres, la ‘terre nt ne

N'ont pu le proteger conti chaine Plus que l'éelaur du g ne gréle de ble Disperse le cénacle tu pau <emiblé,

Car c'est du sol que «un à“ le droit de vivre,

En donnant à chaeun sa page du grandi-livre, Et le soc prévaudra contre l'accapareur

En rayant d'un sillon les siècles de terreur Le destin va plus loin que les bornes d'empires Et ja robe de sang des majestés-vampires

Ne saurait arrèter l'épanchemen‘ fatal,

Qui doit déraciner dans son remous brutal

FESMEEHMENRS

vétuste du trône

L'assise chancelante et Le semeur ne veut plus de la hautaine aumône ] Qu'on accorde aux vilains à la grille des rois,

Mais demande sa part sous l'égide des lois,

Et refuse d'avoir à saluer pour maitre

Un sot que dans la pourpre un hasard a fait naître. !

Je t'aime, 6 mon froment, car tu sors de ma main, Plein des baisers du ciel et de l'amour humain. Epands ta fleur aux quatre vents de la chimère, Et fais mürir ton rêve en la vie éphémère,

Pour que tes blonds épis, versant la charité

Au cœur des hommes francs, sauvent l'humanité,

déanseare ie

TABLE DES MATIEREXS

Strophes liminaires

NII

DAUTES eonhertre AUDAUC DOC Re ce Réveil des ChAMps.. 0.

LAGRURNEEES

Choral des blés 7. 0e

RADS OM em ce NOCUILNO ane 0 nee oMeecvr L'AMTOUTET ISOLER ER RENE Me’eri du nourriciers ne Dé MAN IDER nRe Cnrr

-sémnees ra tare

Achevé d'imprimer ie 30 novembre 1917,

ateliers de l'imprimerie Beauregard,

222, Avenue Guigues Ottawa

aux

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