L'EUVRE
reine des chaumages
oit, et gare le chomage!
Son vol est un délire, ainsi que sa chanson
Tombe la faulx, tombe le blé, tombe le son
Qui part, va, vient, e Une fauche finit, pui
tcourt, au gré de la romance
S une autre commence,
Sans vide, sans repos, irisant de paillo
La poussière en tour
mente au-dessus des sillons:
C'est la fête des prés, vive, lyrique, folle,
Précipitant l'acier dans la muraille molle,
Mettant le corps en 1
Hardi! Tant vaut 14
age et le rire en imoiteur Epi, tant vaudra le batteur!
Un volier de bambins recueillera les glanes
Où le fer à troué des immensités planes.
Chaque pas en avant Qui dévoile aux vaill
est une vérité ants l'Invisible Bonté!
Le
CHOIAT DES BLES
Cuoixt pes Brrs
Midi! Gloire au soleil! Il fait chaud, Le bl pousse
La vapeur monte. Un chant trille une plainte douce,
Les épis ébordés portent allégrement
Le fraix des bains futurs dui gonflent leur froment Un arome de force et de vie embrasée
S'infiltre dans le cœur, ainsi qu'une ros se:
Et comme elle il apporte un vigoureux levain
Aux germes en D'avail du mystôre sylvain.
L'homme se sent plus libre et plus digne de vivre,
En moissonnant aux champs un plein air qui le cuivre,
Avec les blés fauchés qui tembent en réseaux,
Dorant les chaumes drus et Striant les houseaux.
Les moissonneurs, cherchant l'abri des grandes [meules,
Prennent un franc repas couchés dans les éteules.
Le pain est bon qu'on mange après l'avoir gagné
Sur le terrain qu'on à pour soi-même imprégné
De peines et d'espoirs inconnus à la ville,
Où l'esclavage est dur et la pitance vile;
Il recèle en sa fleur les puissances du temps,
Car il a combattu le givre et les autans;
Sa victoire, infusée au sang de l'homme grave
Coule jusqu'à son âme, et largement s'y grave,
Comme un tracé d'eau-forte attaquant le métal:
Il fait jaillir l'idée au delà du frontal
En reculant les horizons de la croyance,
Et donne aux bras fourbus des gestes de vaillance,
Pour semer et gerber la vie en floraison,
Qui fait la main robuste et saine la raison.