EE — = HE = EE — ———
(IT.) Application en suspension dans l’eau :
(4) Contre le Vor de la Pomme, le Charançon de la Prune et les jeunes Arpenteuses, 2 à 4 onces au plus par tonnoau d’eau (40 gallons), ou en moindre quantité, 4 à + d'onco par soau d’eau, Doit être appliqué en fine rosés au moyen d’une pompe foulante IL faut arrôtor l'arrosage dès que le liquide commence à dégoutter des feuilles,
C0.) Pour emploi sur les feuilles bien formées.
+ 1b. de Vert de Paris 00 gallons d’eau, ou en moindre quantité, dans la proportion équivalente : 3 once de Vert do Paris 1 seau d'eau.
On délaye d'abord lo Vert de Paris séparément dans une petite quantité d'eau, puis on ajoute le reste. Tout liquide contenant du Vert dejParis doit être maintenu contamment agité, pour que la poudre reste en suspension et ne se dépose pas au fond,
Contre le Ver de la Pomme, le remède liquide (a) doit être projeté sur les arbres aussitôt que tous les pétales des fleurs sont tombés. ‘Contre les Arpenteuses dont la période de l'éclosion des œufs est plus prolongéo, il faut deux applications du même jiquide (a), une avant l'épanouissement des fleurs, et la seconde dès que les pétales sont tombés, Contre le Charançon de la Prune, le liquide (a) doit ètre appli. qué dès que la jeune Prune est formée, et une seconde fois, si l'on veut, quinze jours àpres.
Le grand secret pour réussir dans la lutte contre ces insectes, comme contre tous les autres, c'est prompte action, et quand on essaie ce traitement, il faut avoir soin de l’apyliquer exactement au moment indiqué et de la manière recommandée, Les applications faites au printemps sont de la plus grande importance. Le profosseur S. A. Forbes Entomologiste d'Etat de l'Illinois qui a été des premiers à faire une étude systématique de cea remèdes, m'écrivait au sujet des opérations de 1885 et 1886 : “Notre campagne de 1886 a différé dans l’époque et dans le nombre des applicatior.a qui a $ié de upe ou bien de trois, au commencement de la saison, Le résultat général a été peu à près le même les deux années, preuve que ces applications faites de bonne heure sont les seules utiles.”
I est adrossé de fréquentes demandes au sujet du danger d'empoisonnement pour les consommateurs de fruits ou légumes qui ont été protégés par ces poisons arseniCaux, et qui, a-t-on prétendu, auraient pa en absorber. Mais de telles craintes sont tout à fait saus fondement, comme le fait comprendre une connaissance très élémentaire de ia physiologie végétale. Los deux plantes au sujet desquelles on a eu le plus d'appréhensions sont la Pomme de terre qu'on a traitée pour la préserver de la Mouche à Patate et dont le tubercule aurait absorbé de l’arsenic dans le sol, et la pomme qui a été sauvegardéo contre le Ver, où le poison aurait été absorbé par le stigmato et se serait amussé dans los pepins. Quand au premier cas, on sait fort bien que le tubercule n’est point une racine mais un dépôt de nourriture préparée pour l'entretien de la pousse de l’année suivante, en réalité un bouton d’hiver, une provision de vie, comme en ont beaucoup de plantes qui traversent ainsi la froide saison. La fécule qui s’y ost emmagasinéo ne provient point d'aucune substance introduite dans la plante par les racines; c’est dans les feuilles qu'elle s’est produite par transformation de la nourriture liquide et gazouse reçue par les racines et les fouilles ; de là elle ost descendue le long des tissus de la plante et s'est dé posée Comme fécule dans les tubercules.
Quant à la pomme, il faut se rappeler que le stigmate d’une fleur est dépourvu d'épide: me et extrêmement délicat, de sorte quo tout poison corrosif comme l’arsenic, même en très faible quantité, en détruirait bien plutôt la substance que d’en être absorbé: et d’ailleurs, même dans ls phénomène naturel de la fécondation, le stigmate est tout passif et n’absorbe rien, L'activité est le fait du pollen qui insinue à travers los tissus du stigmate et du pistil le boyau pollinique qui va porter la fovilla jusque dans l'ovaire, Dans sa correspondance sur ce sujet le professeur Forbes
dit: * Naturelloment vous n'aurez nulto peine à prouver d’après les meilleures auto
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rités l'impossibilité quo les plantes absorbent Ces poisons.” Cotte assertion et Ja lettre qui suit du professeur A. J, Cook, devraient, ce me semble, achover do dissiper toute crainte,
‘22 novembre 1887.
“CHER MONSIEUR, —En 1871 j'employai sur les Pommes de terre du Vert de Paris À aussi forte dose qu'il me fut possible sans tuer les plantes. Je mis aussi de ce poison sur le sol où les eaux l’entraînèrent aux racines. Je fis ensuite analyser plantes et tubercules par un habile chimiste, mais il ne put nulle part trouver aucune trace d’arsonic. Dans cet essai, les probabilités d'absorption du poison étaient dix fois plus grandes que dans l'emploi qu'on en fait contre le D, decemlineata,
“En 1881, il y a six ans, quand je sus que les avsénites étaient un spécifique certain contre le Ver de la Pomme, j'essayai d'appliquer par deux fois sur des Pommiers un mélange à très forte dose de Pourpre de Londres, Le feuillage en fut entià. rement détruit, Au milieu d'août les calices de 100 (cent) pommes furent coupés en tournant le couteau de manière à enlever un morceau en forme d’entonnoir, On enfit deux analyses différentes ; on n'y trouva pas une trace d'arsenie. Voici huit ans que je fais usage des arsénites dans cette guerre et je les connais comme n'offrant aucun danger tout en étant remarquablement efficaces. Oui, je crois que moins d’une livre par 100 gallons d’eau est assez. J'ai on dernier lieu recommandé 41b, par 100 gallona L'important est de faire l’application assez tôt, dès que les flours sont tombéos ; et en second lieu de la faire avec assez de soin pour que chaque fruit—chaque calice— reçoive sa potite dose du poison.”
Le professeur Cooke écrivit aussi sur la même question au Æural New. Yorker (vol. 46, p. 784, 26 nov. 1887) une lettre qui mérite bien d’être lue par tous ceux que le sujet intéresse.
Le Puceron du Pommier (Apple Aphis, Aphis mali, Fab.).
Attaque.—Pucerons verts qui au printemps se massent antour des feuilles naissantes et entre elles ; en automne aussi en nombres considérables au-dessous des feuilles,
Remèdes.—Ces insectes naissent parfois par myriades au printemps de petits œufs noirs luisants qui l'automne auparavant avaient été pordus sur les rameaux et les branches des pommiers, Ce paraît être leur seul mode d’hivernement, et peut être cst.ce dans cet état qu'ils seraient le plus ficilement attaquables,
Avant la découverte des bons effets des émulsions de Pétrole, le procédé ordinaire
: de traitement était de scringuer les arbres au moment de l’éclosion des œufs avoc une
forte eau de Savon ou une infusion de Tabac, Ceci donnait des résultats assez satisfaisants et on peut toujours y avoir recours quand on n’a pas la facilité d'employer les émulsions,
Les émulsions de Pétrole étendues étant si efficaces contre les Pucerons, il devient indispensable à tous les propriétaires de vergers de bion connaître le meilleur moyen de s’en servir,
Le professeur A. J, Cook, dans le Bulletin 26 du collège d'agriculture du Michigan, en décrit la préparation en ces termes :
“ Je n'ai jamais mieux réussi contre les Savon. Pour le préparer je prends + Ib de l'huile de baleine, et le mets dans une pinte d’eau que je fais bouillir jusqu’à la dissolution du Savon. J'ajoute onsuite une chopine de Pétrole et travaille le mélange jusqu’à ce que le tout soit réduit en émulsion. Ceci se fait facilement à l’aide d’une
Pucerons qu'avec le mélange Pétrole et Savon dur, de préférence du Savon à
. pompe foulante en refoulant avec force le liquide dans le vase qui le contenait,
J'ajoute enfin de l’eau de manière à ce que le Pétrole soit duns la proportion de
“ Sur la Boule de neige f, nous trouvons tion de 1 à 8a un succès étonnant.
es nn
* N.B. Ce mélange bien que différant dans sa préparation d
Page 2}, contient à très Peu près la même proportion de Pétrole, t Pembina ou Viorne obier (Snow Ball, Common Guelder Roze, Viburnum opulus).
que cette préparation dans la propor- Un rameau non traité et un autre du même
e celui dont la recette est donnée
pied qui l'avait été, furent placés dans des fl cons séparés duns une chambre chaude, Au bout de peu de jours l’un des flacons fourmillait de Pucerons frais éclos, dar s l'autre un seul Pucsron fut trouvé, Deux pieds voisins, l’un traité, l’autre non, présentent une différence tout aussi marquée. Pour les arbustes tels que la Boule de noige, il est absolument nécessaire de faire l'application de bonne heure ; c'est aussi plus avantageux au point de vue économique pour tous plants de pépinière et arbres fruitiers. Lo traitement est alors plus facile et il faut moins de liquide pour arroser un arbro encore sans feuilles que lorsqu'il a tout son feuillage : on peut aussi plus aisément s'assurer qu'aucun point n'échappe à l'application, ce qui est de toute impor. tance, Nous venons d'appliquer le liquide dans un verger où les boutons étaient littéraloment couverts de Pucerons ; nous ne pouvons plus voir un soul de cos insectes en vie, ”
Ces Pucerons se multiplent avec une rapidité tellement prodigieuse que s'ils ne trouvaient aucun obstacle naturel ils auraient bientôt envahi toute végétation, Mais ils servent de nourriture à plusieurs espèce d'insectes prédateurs : aussi y a-t-il rurement une invasion extraordinaire de Pucerons sans qu'il apparaisse en même temps de leurs ennemis. Entre ces derniers les plus utiles sont les suivants :—
Les larves des Syrphides, belles mouches agiles marquées de jaune et de noir (fig. 4), qu’on peut voir en été autour des fleurs, se soutenant dans l'air sans mouvement apparent, soudain s'élançant à une verge de distance peut-être, pour y rester quel. ques secondes et en repartir tout à cup dans une autredirection. Les larves sont des vers allongés brunâtres à anneaux antérieurs Fig. 4. beaucoup plus petits et capables de se mouvoir en tous sens. Ces
vers 86 trouvent généralement sur les tiges de plantes infestées de Pucerons dont elles
détruisent des quantités énormes.
Peut-être les plus intatigables entre tous les destructeurs de ces pernicieux insectes sont les nombreuses espèces de Coccinelles ou Bêtes à Dieu (Lady-Bird Bectlor.)
L tigure 5 représente une espèce très commune, la Coccinelle à quinze points (Fifteen-Spotted Lady-Bird, Anatis 15-punctata, Oliv.). Elle varie beaucoup ; on en voit quatre formes différentes à d, e, f, g; la larve à dévore un ver de Mouche à Patates et b est la chrysalide,
(Fig. 5.)
Ou me raconte fréquemment anne Ces actifs petits alliés sont venus en aide aux propriétaires de vergers. Malheureusement leurs intentions quand on les voit en grand nombre sur les végétaux infestés ne sont pas toujours comprises et ceux qui ne connaissent pas leurs mœurs les détruisent sans pitié. D’autres Coléoptères ont été d'un secours précieux aux arboriculteurs de la Colombie-Britannique, ce sont les Téléphores,
M. G, À, Kaïght écrit de l’île Vancouver: ‘Co printemps les multitudes de Pacerons étaient effroyables ; elles menaçaient les jeunes Pommiers d’une complète destruction, Je me préparais à les combattre quand une arinés d’auxiliaires parut sur la scèe et livra bataille à ma place. Je ne vis jamais rien de plus vite enlevé, Au bout de huit jours, plus un seul Puceron et les Barbeaux disparurent presque aussi vite qu'ils étaient venus. C'est la même espèce Xqui avait nettoyé mes Cassis à votre visite en 1885, Depuis leur départ les Coccinelles ont tenu les Pucerons er échec, ”
* Podabrus comes, Lece
mên Pon m'a myt mai:
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fam:
min gros finis quat
Cher
blanch derniè étrange
(ig. 9)
ne chambre chaude, ns frais éclos, dars ité, l’autre non, pré.
els que ia Boule de > heure ; c'est aussi pépinière et arbres iquide pour arroser on peut aussi plus | est de toute impor.
les boutons étaient ir un soul de cos
igieuse que s'ils ne e végétation, Mais ausei y a-t-il rure.
se en même temps ants : — s agiles marquées on été autour des apparent, soudain our y rester quel une autre direction, anneaux antérieurs "en tous sens. Ces
Pucerons dont elles
de ces pernicieux Dieu (Lady-Bird
> à quinze points > beaucoup; on en ver de Mouche à
sont venus en aide quand on les voit :omprises et ceux autres Coléoptères ritannique, ce sont
les multitudes de rs d’une complète auxiliaires parut plus vite enlevé, sparurent presque icttoyé mes Cassis 1 les Pucerons cet
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M. P, T. Johnson, pépiniériste à Victoria, C, même Coléoptère: “Jo veux vous dire un D lan : PT PT e Pommiers 6t leg Uerisiers cotte année, Is Parurent on troupes nombreuses et je m'attendais aux ennuis habituels; mais presque aussitôt il sortit de terre par myriades des insectes d’un gris sombre, ressemblant un pou à la Mouche doneatiin mais deux fois plus longs. Ils so portèrent sur tous les Pommiors et Cerisiers es curont bien vite déburrassées de tout Puceron.”
Outre ces Coléoptères il y a un genre de potits parasites, los Aphidius de la famille des Braconides qui se nourrissent exclusivement de Pucerons, Si l'on examine une colonie de ces derniers, en général on en remarquera de ‘beaucoup plus gros que les autres d’une couleur différente, le corps renflé ot arrondi, Coux-ci
finissent par rester immobiles et périr. Peu après, le Parasite, petit moucheron à quatre ailes, en émerge par une ouverture au dos.
Chenilles à tente (Tent Caterpillars, Clisiocampa Americ Californica, Pack.).
B., parle aussi des bons offices du mot au sujet des Pucerons sur les
ana, Harr; disstria, Hubn, et
Fig, 8.
r Attaque. —Ces chenilles se sont montrées année Passée en quantités considérables par a le Cauada et ont paru s’en prendre au feuillage de presque toutes les espèces d’arbres Fig. 6. à FeriRes Caduques, Le Pommier n’a natu- EU = .r0l1ement pas été épargné.
ae pis a DAS nee se ressemblent “beaucoup et les mêmes
# A6 Contre toutes. La Chenille à tente américaine r Er s
À se LES méricaine (©. Americana). Fig 6b 8e distingue de la Chenille à tente des Forêts (C. disstriæ), par sa bande dorsale
Fig. 9.
blanche n0n interrompue, tandis que chez cette dernière la bande est divisée en taches qu’un etranglement sépare en deux Parties inégales Cig. 9). Chaque anneau porte une de ces taches,
La Chenille à tente de l'Ouest (C. Californica) qui se trouve dans la Colombie Britan. nique se rapproche beaucoup de C! Americana, Les deux a de l’est se rencontrent dans les vergers, mais elles diffèrent dans leurs habitudes, C. Americana se file dans une fourche de deux petites branches, une bourse en forme de tente où les chenilles 80 retirent quand elles sont repues, tandis que ©. disstria tisse eur le tronc même une trame soycuse où la colonie entière vient se livrer au repos, De ces nid: des sentiers soyeux s'étendent sur toutes les branches principales jasqu'aux fouilles, À l'approche de leur maturation, elles deviennent très vagabondes, et comme je l'ai remarqué l'été dernier, peuvent parcourir des distances considérables, J'ai fréquemment trouvé des chenilles des deux espèces ot de toutes grosseurs dans un même nid : c'est un fait assez remarquable, vu la différence de leurs habitudes.
La chenille de l'Ouest m'a été envoyée par le docteur Trew de New Westminster qui m'écrivait : “ Je vous adresse quelques échantillons de l’un des ennemis du Pom. mier dans cette province et il ne maltraite pas seulement les Pommiers: le papillon mère pond ses œufs sur les rameaux de Pruniers, Poiriers, Rosiers, voire même Framboisiers; mais les Pommicrs sont ion préférés, surtout, autant que j'ai pu voir, les Reirettes et les Rouges de juin, peut-être parce que ceux-ci se feuillent plus tôt; et cependant les Pearmains qui sont ausai précoces, semblent être épargnés,”
Remèdes.— La régularité dans l'habitude de ces chenilles de se retirer dans leurs nids quand elles ont cessé de manger, fait qu’on peut s’en débarrasser comparativement sans trop de peine, si elles ne ge présentent pas en quantités exceptionnelles,
Pendant l'hiver on devrait chercher et brûler tous les bracelets d'œufs alors faciles à voir, Sinon, les nids si apparents de la Chenille à tente américaine devraient au moins être enlevés et détruits aussitôt qu'on les remarque. Quant les sociétés de
Chenilles à tente des Forêts sont au repos, on peut les écraser avec quelque corps dur ou les imprégnor de Pétrole à l'aide d’un torchon qu'on a trempé dans ce liquide,
L'été dernier, j'essayai de sovftler de la poudre de Pyrèthre dans un nid de chenilles à tente américaines, qui était dans une fourche d’un petit Pommier dans mon
jardis ; quelques chenilles périrent, mais le plus grand nombre en furent quittes poui une léthargie de plus d une semaine d’où elles sortirent peu à peu et quittèrent leur retraite. Deux jours après, sur des Framboisiers à 60 pieds de distance, j'en trouvai plusieurs encore couvertes d’une épaisse couche de Pyrôthre mais qui ne paraissaient nullement avoir souffert da leur jeûne non plus que de l'effet de la poudre. Cet insecticide n’a donc point d'utilité pratique contre ces chenilles. Lo Vert de Paris en arro. sages sur le feuillago dont elles se nourrissaient, donna des résultats beaucoup plus satisfaisants.
Le Tigre eur bois ou Kermès coquille (Oyster-shell Bark-louse, Mytilaspis pomorum, Bouche),
Attaque.—Très petits insectes à bec, protégés par un bouclier cireux d'environ À
h de pouce de longueur et ayant la forme d’une écaille d’huître allongée (fig. 11). Les jeunes Tigres éclosent au printemps et sont actifs pendant quelques jours, Ils se portent ensuite sur les jeunes pousses du Pommier et intérant leur bec dans l'écorce, restent dans cette position tout le reste de leur vie. Chacun se recouvre petit à petit de son écaille qui e+sude de sa peau à mesure qu'il grossit, Les œufs restent sous l'écaillo de la mère après: sa mort,
Ce perricicux insecte est maintenant répandu en quantités redoutables dans toutes les provinces de la Puissance, Comme il est si petit et diffcile à voir, on ne s’aperçoit souvent pas de sa présence ; mais il est indubitable qu’il cause un grand dommage à nos vergers de Pommier,
Remèdes.— 11 n'y a au Canada qu'une seule génération de cet insecte chaque anrée, les jeunes Tigres so dégageant vers le ler juin de l’écaills protectrice. C’est le moment cù ils sont le moins protégés eb on devrait :lors faire tous ses efforts pour en diminuer le nombre. Car ensuite sou: leur écaille cireuse, ils défient les insecticides pendant la plus grande partie de l’année : fort peu de substances sont assez subtiles pour les y atteindre
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(recette page 21.) Pendant l'hiver on fera bien d'ins les écailles par le raclage autant qu'il est possible, arbres une éponge imbibée de l'émulsion de Pétiole, comme prépuration à l'arrosage qui doit se faire à l'apparition des jeunes 1 igres. Lo professeur Saunders dans “ Insects Injurious to Fruits, ‘ recommande d'arroser av.c une solution de Soude à laver au moment ou les insectes quittent l'écaille maternelle : ‘ On dissout pour cela demi-livre ou davantage de Soude dans un sean d'eau. L'Huile de lin étendue au pinceau sur les branches et rameaux est aussi efficace, Par mesure de précaution, on devrait soigneusement examiner Chrque jeune arbre que l'on va planter, et s’il se trouve infesté, ne pas manquer de le nettoyer parfaitement,”
Une intéressante observation a été faite à New-Westmineter, C, B, dernier, M. À J. Hill, qui a eu l'obligeance de m'aider à recueillir et à répandre dans son voisinage des renseignements sur lea insectes puiaibles, m'envoya des rameaux de Pommier reçus par lui de M, OC, G. Major, de New. Westminater, et recouverts d’une épaisse couche de ces insectes, Ayant remurqué une vieille écaille de l'année précédente qui avait été percée par un parasite, je plaçai les rameaux dans une jarre en verre ét bientôt après j'eus la satisfaction de trouver dans la jarro des quantités du
pecter les arbres et d'enlever On peut aussi passer sur les jeunes
En avril
Fig, 12, beau petit Chalcide, Aphelinus mytilaspidis, Lebaron, tout petit moucheron jaune qui
vit aux dépens du Tigre et parfois en diminue sensiblement le nombre, le montre fortement grossi,
La figure 12 Le Xylébore du Poirier “ Shot-borer, ” “ Pin-borer,” Ayleborus dispar, Fab., Æ. pyri, Peck, des auteurs américains),
(Pear-blight Bcetle,
Attaque.— Petit Coléoptère bran foncé d’à peine ! de pouce de longueur, à pattes et antennes d’une couleur beaucoup plus claire et tout le corps couvert de poils courts. Perfore le tronc et les branches des Pommiers, Il entre le plus souvent par un bonton et perce une galerie dans le bois près de l'écorce tout autour de la tige, puis en dedans de celle-ci une autre de l'extrémité de laquelle part le plus souvent une autre perpendiculaire. Quelquefois aussi la première galerie pénètre tout droit dans le bois puis La figure 13 repré-
Fig 13, d’autres en partent irrégulièrement dans différentes directions, sente la femelle grossie et de grandeur naturelle au dessous, ,
Depuis trois ou quatre ans, mes Correspondants de la vallée de l’Annapolis, dans la Nouvelle-Ecosse, se plaignent souvent des déprédations d’un petit ver rongeur qui
attaque les Pommiers, Les petites dimensions de l’orifice par lequel s'échappe l’insecte parfait, a fait donner à celui-ci le nom local de “ pin-borer ” ou ‘“shot-borer,” L'êté passé, je dus à l'obligeance de M. T. E. Smith, des pépinières de Nouvelle. Ecosse à Cornwallis, N.-E., une bonne série d'échantillons de l’insecte adulte, ainsi que beaucoup de renseignements utiles sur ce ravageur et plusieurs autres. Je reconnus que l’insecte nommé ci-dessus était le coupable. =
“Je pense, dit M. Smith, que les œufs sont pondus au commencement de juin, car j'ai trouvé dans les mêmes galeries œufs, larves de toutes grosseurs et barbeaux . Les œufs et les larves sont blancs, J'ai vu les barbeaux voler d'arbre en arbre en juin, et Je crois qu’ils attaquent seulement des arbres malades. Je n'ai pas fait l'essai de
l'eau de savon recommandée, J'ai eu si peu de mal dans ma pépinière qu'il m’a été 4d—3
facile de couper et de brûler toutes les branches endommagées. Jo n'ai jamais ren contré | insecte sur des Poiriers ."”
A l'aide de cette série complète de spécimens, j'ai pu constater un fait assez important au point de vue sciontifique, c'est que cette espève-ci et le rare 4, obesa, Lec, sont une même espèce. M, J, B, Smith de Washington, qui a confirmé ma dé. termination m'écrit: # Le Xyleborus est pyri, du moins la femelle; le male est obesa. C'est la preuve de ce que M. Schwarz soutient depuis longtemps qu'obesa n'est autre que le mâle de pyri. Ils sont identiques avec dispar, Fab. d'Europe, Obesa est ex. trêmement rare; on n'en connaît jusqu'ici que deux où trois spécimens,” M. Schwarz le ler avril 1886, appela aussi l'attention de la Société entomologique de Washington sur la probabilité de cette identité, Dans “ Jacquelin du Val et Fairmaire : Gonera des Coléopières d'Europe,” on trouve de belles figures grossies tant du mâle que de la femelie sous lo nom de Bostricus dispar,
Le mâlo et la femelle sont très ditférents l’un de l'autro: chez la femelle, fig, 13, qui a environ À} de pouce de longueur, le corselet est grand, très convexe et arrondi, VUgueux 6h uvant avec protubérances grossières; les étuis des ailes portent des sillons, et chacun, environ six lignes de points et six bandes poilues ; ils sont légè. rement'inelinés en arrière, mais bion moins que chez beaucoup d'insectes de la même famille. Toutes les jambes sont très élurgies et aplaties vers l'extrémité où ellos portent une épine; leur tranche externe est armée de dents ot cils raides tournés en dehors. Cette conformation facilite sans doute les mouvements de l'insecte dans ses galeries que le barbeau aime à fréquenter et où il disparaît promptement à toute approche de danger, Les articles du tarse ou pied sont très minces en comparaison de la jambe.
Le barbeau mâle, beaucoup plus petit que la femelle, dépusse rarement ;; de pouce en longueur. Le corselet a une forme toute différente : il est bien plus plat, ct au lieu de dépasser en hauteur la base des étuis des ailes, il est fortement incliné vers la tête, Les jimbes sont aussi moins dilatées. En un mot toute son apparence diffère de celle de la femelle, ce qui, comme nous l'avons déjà dit, l'a fait prendre pour une autre espèce,
Le tot causé par ce petit Coléoptère ost considérable en comparaison avec sa taille diminutive; il m'a même été dit plusieurs fois qu’il semble empoisonner le bois jusqu'à une grande distance de ses galeries, Dans les jeunes branches les tissus sont telloment altérés autour des galeries que la sève est entièrement arrêté. Quelques échantillons ainsi rongés que j'ai eus de M. Smith et de M. J. D, Ells, de Sheffield Mills, NE, avaient jusqu’à cinq galeries eur une longueur de 44 pouces. M, EE, Dickie, de Cornwallis, dit en m’envoyant des échantillons : “ Nos Pommiers on ont beaucoup souffert dans cette partie-ci du comté de King; nous ne nous doutons de sa présence duns l'arbre que quand les feuilles commencent à se flétrir.” M, T. E. Smith écrit du même endroit: “Je vous adresse par lo même courrier un échantillon du rongeur des rameaux du Pommier dont nous parlions l'hiver dernier, Un de mes Voisins dit avoir perdu environ quarante beaux Pommiers vigoureux, la plupart Gravenstein et King of Tompkins. Les insectes attaquent le tronc et quelquefois les branches de jounes arbres producteurs d'un pied de diamôtre,* généralement du côté du nord. J'ai conseillé de boucher tous les trous visibles avec des chevilles de bois pour priver les insectes d'air. Puis trouvant cela trop long, nous nous servimes do petits clous. Les insectes emprisonnés samedi, s'étaient lundi fait un autre trou. Nous allons maintenant essayer du raclage et d’une épaise couche de badigeon mêlé de Vert de Paris. Quelques-uns essaient une couche de goudron, d’autres perçent un trou, le remplissent de paraffine et le bouchent.”
Boucher les trous ne pourrait naturellement rien faire, comme l’a reconnu M. Smith, et les deux derniers remèdes imaginés seraient très préjudiciables aux arbres, L'épa s badigeon ou blanchiment à la chaux avec Vert de Paris sorait probablement utile. J'ai conseillé d'appliquer aussitôt une eau de Savon épaisse préparée d'après la recette qu'on trouve page 19 dans ‘“ Saunders, Insects Injurious 10 Fruits,” et que
*M. Smith m'a écrit depuis: ‘Je crois après tout qu'ils attaquent seulement des arbres déjà malades. ’?
je dé pass
forte qu'o!
en q disso quest M. VW parfa asser voya le m:
une 6 et di:
échan parti Tigre ce rot fréque
dernic cette | séviss sains ; ou de causo,
hiver d'entr.
mettai galerie dessus ma sur
efforts dispara
n'ai jamais ren
ler un fait assez le rare 4, obesa, confirmé ma dé.
le male est obesa.
obesa n'est autre 6, Obesa eat ex.
08,” M.Schwarz o de Washington irmaire : Generu du mâle que de
a femelle, fig, 13, 1vexe et arrondi, iiles portent des #8; ils sont légè.
ctes do la même xtrémité où ellou ‘aides tournés en insecte dans sos iptement à toute on comparaison
rarement ;!; de t bien plus plat, rtemont incliné e s0n apparence l'a fait prendre
araison Avec 84 Joisonner Îl6 bois os les tissus sont êtée, Quelques {ils, de Sheffield )uces, M, E, E, 'oummiers en ont 18 doutons de sa
M. T, E,. Smith n échantillon du or, Un de mes eux, la plupart t quelquefois les alement du côté hevilles de bois ous servimes de
un autre trou.
1e de badigeon udron, d’autres
l'a reconnu M.
les aux arbres, ; probablement éparée d'après Fruits,” et que
t des arbres déjà
E—————— — a mm
je désigne dans ma Correspondance par lu nom de “ Solution Saunders,” passage :
“ Du Savon mou réduit à la Consistance d’une bouillie é forte solution de Soude à laver dans de l’eau, cat pout-être qu on puisse prescrire :
on quelques heures dissoudre,"
Quelquesuns des arboriculteurs de la valléo de l'Annapolis qui ont étudié la question, assurent que le rongeur attaque des arbros parfaitement sains et vigoureux, M. W. H. Hartwick, do Canard Station NE, los a trouvés dans de jounos arbros parfaitement sains” M, F, C. Johnson, de Port Williams Station, fait la même assertion : “J'ai découvert leur présence en premier liou dans un arbre sain en Voyant couler la sève de la blessure, Je bouchaï le trou avec une cheville ot arrêtai le mal.” Il «6 peut que l'insecte fut ici tué par la cheville, M, J. L, Gortridyo, après une étude soiynouso de cos petits destructeurs, affirme log avoir trouvés dans de vioux ot dans do jeunes arbres, Mais j'ai reça de plusioars des mêmes localités des échantillons de co rongour dans 808 galeries, ot il y a chez lo plus grand nombre une particularité À noter, c'est que l'écorce est presque toute cachée sous des masses de Tigres sur bois, Jo suis donc porté à croire que les arbres gi gravement atteints par ce rongeur avaient déjà été très affaiblis par le Tigre, cet ennemi si funeste et ai fréquemment inaperçu,
Lo professeur Saunders me dit que dans un voyage dans la Nouvelle-Ecosse l'été dernier, il out avec M. C. R. H. Starr, secrétaire de l'Association pomologique de cotte province, l'occusion d'examiner plusiours vergers de Pommiers où ce rongeur sévissuit et dans aucun cus ils ne reconnurent de traces de ses ravages sur les arbres sains; les Ponmiers envahis avaient invaiiablement souffert dos attaques du Tigre Où de Vers rongours, ou bien étaient rabougris et malades par quelque autre cause,
La vitalité de ce Coléoptère est extraordinaire, J'on ai trouvé de vivants on hiver dans leurs galeries duns los arbres, co qui n’est rien de très surprenant; mais d'entre les échantillons reçus de M. Smith au commencement de juin, comme j'en mettais quelques uns de côté comme exomplaires de musée et quo les insectes dans la galerie perpendiculaire centrale dont j'ai déjà parlé donnaient signe de vie, jo versai dessus do l'alcool et les serrai comme bien morts. Aujourd’hui, 25 février,* quelle est Ma Surprise cn les examinant d'en tro 1ver encore en vis, quoiqu'ils aient été tout lo temps dans une chambre chauffée ! Parmi les tronçons de Pommier qui me furent SF envoyés était une branche de 24 pouces de diamètre d'où sont sortis non
+... Seulement des rongeurs en question, mais encore plusieurs des petits et
L || 7 pornicioux Barbeaax de l'écorce du Pommier (Apple Bark Beetle, Monar-
Si LR thrum mali, Fitch), Ce barbeau est très petit, allongé d'environ 5 de pouce
JL} * de iongueur, Il est montré très grossi dans la figure 14, Il a des mœurs très
Fig, 14, Semblables à celles de l'espèce précédente, et l'on peut employer le même ©‘ traitement contre tous les deux.
Mon avis à tous les horticulteurs de la Nouvelle-Kcosse est de faire tous leurs
efforts pour se débarrasser du Tigre, car je crois qu'avec lui, nombre d’autres ennemis disparaîtront,
Je cite le
aisse par l'addition d'ane
à meilleure préparation appliquée sur l'écorce par un chaude matinée elle sera sèche
ot formera un enduit que la pluie ne pourra pas faciloment
La Chenille à bosse rouge du Pommier.
(Red-humped Appie-tree Caterpillar, Œdemasia concinna, Sm. et Abb.)
Fig, 15.
Fig. 16.
Attaque. —Chenilles jaunes et noires à tête rouge et portant une bo
20888 ep &rrière res mon ru
* Au 25 avril, ils sont encore en vie et actifs. 4d—34
du quatrième segment ; atteignant une longueur d’un pouce et quart. Elles se tiennent eu troupes et sont très voraces, Aussi si elles se trouvent sur un petit arbre, elles l’ont quelquefois tout défeuillé avant qu’on les ait remarquées, Ces Chenilles sont d’un aspect particulièrement désagréable et si on les touche, elles émettent une odeur fortement acide. Quand elles ont pris toute leur taille, elles se laissent choir à terre et s’y filent parmi les feuilles mortes une légère coque où elles passent l'hiver sous forme de chenilles. L’insecte parfait se montre vers le ler juillet : c’est un papillon de nuit bruvâtre d’un pouce environ d'envergure ; il porte sur chaque aile une tache très apparente et plusieurs barres longitudinales.
Des échantillons de la Chenille m’ont été envoyés de trois ou quatre localités, entre autres par MM. C. A. Patriquin de Wolfville, Nonvelle-Ecosse, W. A. Macdonald, rédacteur pour l’agriculture du Æarmer's Advocate, London, Ontario, et A. MeNeill, M. P., de Wiarton, Ontario. Voici le témoignage de ce dernier qui est d’accord avec celui des autres: “Je vous expédie une fort laide Chenille qui fait beaucoup de mal à mes Pommiers depuis un an ou deux ; ©n moins de rien elle vous a défeuillé une nouvelle pousse. En général elle commence vers la pointe d’une branche et si on ne la remarque pas de quelques jours elle commet un grand dommage,”
Dans un envoi de ciuq chenilles que je reçus, toutes furent trouvées attaquées par l’Ichneumonide Ophion purgatum, Say, et à Ottawa plusieurs spécimens de Limneria Guignardü, Prov., en ont été obtenus,